C. — S. 1. n. d. — In-4°, 4 pages
3° Sans les CONCLUSIONS.
Texte du 1° — S. 1. n. d. — In-fol. Titre et 2 pages, chiffrés 1 à 4.
Texte du 2° — S. 1. n. d. — In-fol. Titre et 2 pages, chiffrés 1 à 4.
4° CONCLUSIONS, etc. Suivies de la Copie de l'Arrêt rendu... — S. 1. n. d. — AnA^ 4 pages.
5« Copie de l'Arrest de la Cour du Parlement de Provence, au sujet de l'Affaire du Përe Jean-Baptiste Girard, Jésuite, et de Catherine Cadière, Nicolas de S. Joseph, carme, Estienne Thomas, et François Cadière, frères. Du 10 octobre 1731. — S. 1. n. d. — In-folio. 4 pages.
Recueil général des pièces concernant le Procès entre la demoiselle Cadière, de la Ville de Toulon, et le Père Girard, Jésuite, Recteur du Séminaire Royal de la Marine de ladite ville.
A. — A La Haye, chez Swart (A la Sphère) — 1731 .—
8 vol. in-12.
B. — S. I. n. d. — 8 volumes "iri- 12.
. -Erb'sus des pièces que, nous- avons, indiquées parmis celles du « Recueil y) précédent nous trouvons dans celui-ci:
, 1° COPIE DE LA LETTRE ECRITE D'AIX, le 21 octobre 1731, 2. pages.
Cette lettre, toute en faveur du P. Girard, fait remarquer que si Mlle Cadière n'a pas été punie d'une manière exemplaire, c'est « que par la procédure, sa friponnerie n'a pas été aussi bien établie que sa folie et son imbécilité. ».
2° DENONCIATION DES FACTUMS; DE MAITRE; CHAU- DON.à Messieurs les Avocats du Parlement de Provence... — La pagination (3 à 363 se continue avec celle de là pièce précédente.
Nous avons trouvé les deux pièces ci-dessus réunis sous le titre de:
DENONCIATION DES ECRITS DE M« CHAUDON à MM.
les Avocats du Parlement de Provence. Avec la copie d'une lettre écrite d'Aiji, le 21 octobre 1731.
A. — {A la fin) A Nancy, chez Nicolas Barbier, 1731. In-fol. 13 pages.
A. A. — Le même avec le mot: Factums, remplaçant Ecrits. . .:,.,:..,
A Nancy, chez Nicolas Barbier, 173L — In-folio, 13 pages.
, : B, — RECUEIL in'12. Tome VIII, pièce 13.
D'après cette « Dénonciation », ce serait à la cupidité de l'avocat Chaudon que nous serions redevables de cette multiplicité de piè-
ces faisant l'objet de cet « Essai Bibliographique »,• car on y, affirm.e qu'il aurait dit en présence de ses amis: « Où j'y gagnerai, vingt mille francs ou j'y brûle ». Dès lors il ne songea plus qu'à entasser Requêtes sur Requêtes, Mémoires sur Mémoires, Actes sur Actes, Observations sur Observations, Répliques, Placets, Sommations,; et à les faire imprimer. Le débit surpassa ses espérances et le projet s'accrut », puis, plus loin, on hésita pas non plus à attaquer sa vie privée, en insinuant qu' « à voir l'acharnement de Chaudon à persécwter le Directeur de sa première femme, on serait tenté de penser qu'il est intéressé à venger des injures personnelles. »
Il ne faut pas oublier que ce n'était volontairement que M. Chaudon s'était chargé de la cause de Catherine Cadière; les Jésuites étaient tellement redoutés qu'elle ne put trouver .aucun avocat d'Aix qui voulut se charger de sa défense, tous craignant de se perdre à jamais, en défendant une fille si diffamée. En ce cas c'était, d'après les coutumes du barreau provençal, le syndic qui devait se constituer le conseil de l'accusée. M. Chaudon, alors syndic, ne se déroba pas à pareil devoir, et, il faut le constater à son honneur, il se montra, quoique son ministère eût été forcé, (9e qu'il était réellement: un homme d'immuable honnêteté et d'un grand courage. Il plaida avec chaleur, s'efforçant de démontrer l'irrégularité des procédures. Il accusa le Père Girard : 1" de quiétisme; 2" d'enchantement et de sortilège (77) ; 3° d'inceste spirituel; 4° d'avoir provoqué un avortement; 5° de subornation de témoins. . .
Les écrits de M. Chaudon lui attirèrent également les foudres ecclésiastiques et du haut de la chaire, un évêque lui lança l'ana-' thème par un :
MANDEMENT DE Mgr L'EVEQUE DE SISTERON portant condamnation des écrits faits par l'avocat Chaudon, en faveur de la Cadière. 20 octobre 1731.
dont nous avons retrouvé des copies manuscrites dans les bibliothèques de Chartres (Mss. n° 1817), d'Aix (pièce 3 du Mss n° 827, et du Mss. 23861 de la Bibliothèque Nationale).
La copie qui figure dans ce dernier manuscrit est suivie de cette note: Ce mandement n'a jamais été rendu par M. l'Evêque deSisteron; les Jésuites l'avaient projette dans l'espérance qu'il voudrait bien l'adopter et le père L'Allemand l'avait remis au Sr Gisset, imprimeur, qui en avait arrangé la planche, qui a' été ensuite rompu'e, ce f*rélat ayant refusé de le signer. Il est à croire que les copies, manuscrites
(77) Ce qui fit dire à Voltaire:
Je ne m'attendais guère ..
De voir entrer le diable en cette affaire.
Girard, Girard, tous vos accusateurs Jacobin, carme et feseurs d'écriture, Juges, témoins, ennemis, protecteurs.
Aucun de vous n'est sorcier, je vous le jure.
qui ont été répandues dans le public dans le mois de novembre 1731, ont été donnés par les jésuites.
A rapprocher de ces documents :