‹ Le procès Girard-Cadière [microform]Chapitre 19 sur 29 · C. B. — S. 1. 2733. — In-4°, 32 pages · texte numérisé non relu

C. B. — S. 1. 2733. — In-4°, 32 pages

Une année s'était écoulée depuis l'arrêt d'acquittement général que le bruit de cette affaire retentissait encore auprès des ministres. Le chancelier d'Aguesseau, en vue d'une revision probable du procès, avait écrit au premier président Lebret, et au président de Maliverny, pour connaître les opinions contradictoires. Elles furent ré-.

digées de part et d'autres, puis soumises au Chancelier qui jugea, avec sagesse, qu'il fallait mieux laisser tomber cette affaire dans l'oubli, que de soulever de nouveaux désordres.

Lettre de M. le Chancelier à M. le Président de Maliverny.

11 octobre 1732.

S. 1. n. d. — In-f°.

Une copie des lettres du chancelier d'Aguesseau avec les réponses du Président Maliverny existe à la Bibliothèque de la ville de Lyon. N" 2.338.

Lettres écrites d'Aix sur l'affaire du P. Girard et de la Ca-

dière... 15 mars-ler avril 1733.

S. 1. 1733 — In-folio, 80 pages.

Le manuscrit original, qui existe à la bibliothèque Méjanes d'Aix (n" 1291) porte le titre de:

HISTOIRE DU PERE GIRARD ET DE LA CADIERE, tirée de la pr'^'^édure, par M. de Montvallon.

D'après une note manuscrite contemporaine qui accompagne l'exemplaire de la bibliothèque de Marseille (n" 213), les exemplaires distribués à Paris, portent le titre de :

Motifs des juges qui ont mis le P. Jean-Baptiste Girard

hors de cour et de procès, distribués en quatre livres.

Par M. de Montvallon.

A Aix, chez Clément Adibert, s. d. — In-f°, 80 pages.

Brochure très rare, puisque M. Cabasse, dans ses « Essais sur le Parlement de Provence », dit n'en avoir jamais eu connaissance, et, doutait même qu'elle eusse été imprimée.

Deffense quasi- posthume du R. P. Girard, par le R. P. Pancrace, de Pertuis, imprimé à... chez... à l'Enseigne de la Barbe d'or.

Nous n'avons vu signalé nulle part de copie de cette « capucina<de » qui a valu une triste mésaventure à son autçur présumé, l'ab-

bé de Caveyrac, fils du Lieutenant de Sénéchal de Nîmes, « homme d'une physionomie baroque et qui a beaucoup d'esprit » (83).

Soupçonné d'avoir collaboré avec M. Chaudon, aux factums pour Catherine Cadière, et d'être également l'auteur du « NOUVEAU TARQUIN » (84), l'abbé de Caveyrac fut attiré dans un guet-apens dans une bastide près de Marseille, et arrêté au milieu d'un déjeuner en galante compagnie (85). Il fut trouvé porteur d'un exemplaire manuscrit de cette « satire très plaisante où le frère Pancrace justifiait le P. Girard, avec épttre dédicatoire au seigneur Evêque de Toulon », (86). II avoua que cette copie était de sa main, mais il nia en être l'auteur, l'original lui avait été communiqué par un gentilhomme d'Avignon, dont il refusa de faire connaître le nom, avec mission de la faire passer à Genève, où l'on se proposait de l'imprimer.

Malgré ses dénégations l'abbé de Caveyrac n'en fut pas moins conduit au Château d'If « dans un misérable cachot, pourrissant sur un grabat par le froid et l'humidité. L'ennui lui a fait tomber tous les cheveux et la fièvre qui le consume, l'a réduit à l'agonie. Ses médecins n'osent pas aller en prison pour le visiter, et on lui réfuse les secours que ceux qui sont destinés là la roue, se croyent en droit d' exiger '.yy (87) Il ne fut rendu à la liberté qu'au milieu du mois de janvier 1732.

Lettre du Père Préfet du Collège des Jésuites de Dôle au R. P. Triboulet, recteur de la maison du noviciat de Nancy, au sujet de la mort du Père Girard... (4 juillet 1733.)

A. — S. 1. n. d. — In-folio, 4 pages.

suivie d'une Lettre circulaire du Recteur du Collège de Dôle. (Voir ci-dessous).

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