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COMITÉ DE CORRESPONDANCE

Société des Amis de la Liberté et de l'Égalité, séante aux cidevant Jacobins Saint-Honoré, à Paris.

Paris, le )i mai lyp), l'an 2^ Je la République française.

Frères et Amis.

La société est loin de penser que les mesures de salut public adoptées aujourd'hui par la Convention nationale, soient suffisantes pour sauver la Patrie; elle vient en conséquence de se déclarer permanente; elle a arrêté une invitation aux 48 sections, d'imiter son exemple et de correspondre avec elle. Salut fraternel.

Mittié fils, Ferrières.

salut public du département de Paris, envoyé par le Comité de salut public le 21 septembre suivant dans la commune de Jagny près de Luzarches pour dissiper les rassemblements contre-révolutionnaires. Commissaire de la comptabilité le 14 brumaire an II. — Accusé d'avoir jeté le trouble dans le district de Gonesse, d'avoir commis des dilapidations, pris l'argenterie des églises, fut renvoyé devant le tribunal criminel d'Eure-et-Loir, le s prairial an III précisément par le décret concernant Pache, Audouin et autres. (Arch. nat. F ' 4.649. Tuetey, t. IX. Introduction XIV).

MUNICIPALITÉ DE PARIS. —Comité révolutionnaire central.

Le )i mai i/Ç^, Van 2^ Je la Rcpiihliqui- jraiiçaisc (i).

La commission assemblée arrête qu'il sera donné ordre aux sections et au commandant de la force armée de fournir cent hommes de garde jusqu'à nouvel ordre et pour en disposer à la première réquisition, dont cinquante hommes de service à la ville et cinquante de réserve à chaque section, que le surplus des citoyens armés peut se retirer, attendu qu'il a été pris toutes les précautions nécessaires pour prévenir les projets des ennemis de la République.

Que tous les gens suspects soient arrêtés et désarmés dans le plus court délai, que l'armée révolutionnaire soit formée incessamment et qu'elle sera payée à raison de vingt-cinq sous par jour tant que durera l'insurrection, laquelle armée se montera jusqu'à la concurrence de vingt mille hommes, que Roland et sa femme seront mis en état d'arrestation comme suspects et que les scellés seront apposés sur les meubles et effets. Signé Bonhommet (2), président, Clémence et Loys, secrétaires. Pour copie conforme à l'original.

Clémence.

Dans le cas où il n'y aurait pas assez de places dans les comités révolutionnaires pour détenir les gens suspects, on les conduirait aux Minimes, place des Fédérés.

(1) Tuetey, t. VIII, n» 2667.

(2) Bonhommet de la section Bon-Conseil, âgé de 37 ans, né à Etampes, marchand de jouets d'enfants rue Saint-Denis, membre de la Commune du 10 août envoyé en mission à l'armée du Nord, passait pour être « l'un des fameux agi-

COMMUNE DE PARIS

EXTRAIT du registre des délibérations du Comité révolutionnaire établi par l'assemblée générale des commissaires des quarante-cinq sections séantes à la commune (i).

Du ?/ mai 7793, Van deuxième de la République française.

Il est enjoint à tous les comités révolutionnaires des dites sections, par ordre du Comité révolutionnaire établi à la maison commune en vertu des pouvoirs de l'Assemblée générale des Commissaires des Sections de Paris, de prendre tout de suite les mesures les plus promptes et les plus efficaces pour désarmer et mettre en état d'arrestation tous les hommes suspects de leurs sections respectives.

Fait et arrêté au Comité révolutionnaire à Paris, le 3 1 mai 1 793 , l'an 2® de la République.

LoYS (2), président, Wendling (3).

tateurs de la section Bon-Conseil ». Mis en état d'arrestation le 8 frimaire an II relâché, il subit un nouvel interrogatoire au Comité de sûreté générale au sujet de Loys, de la section de la Butte-des-Moulins, son collègue au Comité central révolutionnaire. (Arch. nat. F' 4.667. Tuetey, t. IX. Introd. Ixj.)

(i^ Tuetey, t. VIII n-= 2675.

(2) Loys (Jean-Baptiste), âgé de 39 ans, né à Arles, de la section de la Butte-des-Moulins, ami intime de Clémence et de Marchand (Arch. nat. F'4774-'^. Tuetey, t. IX. Introd. Ixij.)

(j) Wendling, de la Halle au blé n'est connu que comme membre du Comité révolutionnaire de sa section.

COMMUNE DE PARIS. — Comité central révolutionnaire.

Le 2 juin lyçh ^''7" quatrième et 2^ de la République française.

Citoyens, Vous êtes requis de nommer un membre de votre comité pour se rendre sur-le-champ au Comité central à la Commune (i).

DuNOUY (2), président par intérim,

Tombe fils aine, secrétaire greffier.

MUNICIPALITÉ DE PARIS

Arrêté du Comité central révolutionnaire (3).

Le 2 juin lyç^ Van deuxième de la République une et indivisible.

Les sans-culottes sacrifient tout pour la Révolution, ils quittent leurs travaux, il faut les nourrir. Citoyens du comité révolutionnaire, faites une liste à l'instant de tous ceux qui sont sous les armes, et qui peuvent avoir besoin de secours; faites-la

(i) En marge : « Le Comité civil nous a remis la présente et la nomination était faite. »

(2) Ingénieur, commissaire de la section des sans-culottes.

(3) Tuetey, t. VIII, n° 2795.

avec cette sévère justice que nous vous connaissons. Envoyeznous la le plus promptement possible, nous vous ferons passer les fonds nécessaires pour cet objet, nous en avons entre les mains.

Vu au Comité central révolutionnaire :

Marquet, président. Tombe fils aine, secrétaire.

Le MAIRE DE PARIS à la SECTION FONTAINE DE GRENELLE

Paris, 2 juin i/93, i'aii 2^ de la République

Citoyens, une loi du 29 du mois dernier, qui a été adressée à toutes les sections, ordonne au ministre de l'intérieur de se faire rapporter tous les procès-verbaux de nominations de tous les comités de surveillance, et de poursuivre le renouvellement de ceux dans la formation desquels la loi relative à leur établissement n'aura pas été exécutée. Le ministre, vient de me demander ces procès-verbaux, en m'observant que la loi veut qu'il rende compte de son exécution sous trois jours. Je vous prie en conséquence de vouloir bien m'envoyer dans la journée de demain, lundi 3 de ce mois, un extrait du procès-verbal de votre nomination (i).

Le maire de Paris, Pache.

(i) En marge : « Répondre au Maire et lui envoyer l'extrait de nomination des Commissaires.

EXTRAIT du procès-verbal de l'ex-Comité révolutionnaire de la section de la Fontaine Grenelle en date du deux juin lyç^.

Pans, le i6 Prairial, l'an ^^ Je la République Française, Il ne et indivisible.

« On fait lecture d'un ordre du commandant général provi- « soire qui porte à faire arrêter tous les journalistes anti-patrio- « tiques et confisquer leurs imprimés au profit des pauvres, or- « donne en outre que la force armée soit en état de réquisition « à midi, qu'il ne soit point battu la générale, ni tocsin, ni ca- « non d'alarme, et qu'il soit apporté la plus grande surveillance « aux barrières ; le comité ayant nommé un de ses membres « pour se rendre au Conseil général de la commune à minuit, « rend le compte le plus satisfaisant des mesures prises par les « autorités constituées pour assurer la tranquilité publique. »

Pour extrait conforme, Helleine, secrétaire.

Le MAIRE DE PARIS à la SECTION FONTAINE DE GRENELLE

Paris, le 2y Juin i/P2, l'an 2^ Je la République.

Citoyens, vous ne m'avez pas encore adressé le procès-verbal de la nomination des membres de votre comité que je vous ai demandé le 2 de ce mois, conformément aux dispositions de la loi du 29 du mois dernier relative au renouvellement des comités

de surveillance. Je crois devoir vous rappeler la lettre que je vous ai écrite à cet égard et vous observer que le terme fixé pour l'exécution de cette loi, est expiré depuis longtemps.

Le Maire de Paris, sivné : Pache.

LETTRE DU COMITE DE SALUT PUBLIC du département de Paris, séant au Collège des Quatre Nations, en date du 24 juin 1793, l'an deuxième de la République française^ une et indivisible.

Frères et Amis, Le Comité de salut public du département de Paris vous invite à lui envoyer jeudi prochain, à 9 heures précises du matin, un membre de votre comité pour prendre des mesures de sûreté générale.

Marchand ( i), secrétaire ; Marquet, président.

(i Marchand (Guillaume-Simon) de la section du Mont-Blanc, âgé de 26 ans, demeurant rue du faubourg Montmartre, n° 40, prit part à la prise de la Bastille et le 10 août, appuj-é sur des béquilles, marcha contre le tyran. Juge au tribunal du i' arrondissement. Avec Clémence, agent du Comité de salut public, chargé de diverses missions, notamment pour l'approvisionnement de la place de Maubeuge et de la ville de Paris. Dénoncé comme conspirateur en vendémiaire et nivôse an II par le district de Gonesse, il fut décrété d'arrestation en même temps que Clémence. Déféré au tribunal criminel d'Eure-et-Loir le 17 prairial an IV. (Arch. nat. F'4774^*. Tuetey t. IX, Ixvj ; il avait été écroué au fort de Ham avec Pache et autres. « La bastille offrait pendant notre séjour l'image attrayante de la plus douce république. On y voyait régner l'harmonie de la paix et de la plus intime confiance. Nos mères, nos femmes, nos enfants partageaient notre tendresse et nos soins. Notre pain, notre cuisine, tout se faisait par nos mains et les jours de décade, réunis en famille, nous célébrions au son du violon la fête des amis de la liberté. Nous avions construit un théâtre dans

LETTRE DU COMITÉ DE SALUT PUBLIC du département de Paris en date du 29 juin 1793.

Citoyens, L'intérêt de nos frères nous oblige de vous inviter encore à nous envoyer la liste des citoyens à qui il est dû une indemnité pour avoir pris les armes pendant les trois jours de la dernière Révolution, et de vous avertir que nous serons forcés de remettre mercredi prochain, au Comité de Salut public de la Convention, les listes que nous aurons reçues. Userait cruel que des patriotes fussent privés d'une juste indemnité par la négligence de leur section.

Delespine, secrétaire-adjoint.

LETTRE DU COMITÉ DE SALUT PUBLIC du département de Paris, en date du 18 juillet 1793, AUX COMITÉS RÉVO- LUTIONNAIRES qui n'ont point envoyé un de leurs membres à l'assemblée du Comité de Salut public du département.

Citoyens,

Lorsque nous vous avons invités à engager un de vos membres

de se rendre à notre assemblée et d'y apporter le nombre des

citoyens de votre section en état de porter les armes, etc., notre

intention a été de connaître quelle résistance Paris et les com-

la salle d'armes, nous y représentions de temps à autre la mort de César et d'autres pièces patriotiques. » Supplément au Mémoire justificatif. Bib. nat. Ln -'/i3449- — Cf. à l'appendice un discours de Marchand relatif à la journée du 31 mai.

munes qui l'environnent pourraient opposer aux ennemis soit intérieurs soit extérieurs si l'étendard de la révolte marchait contre cette ville.

Notre intention est encore de prendre des mesures pour faire donner à chaque section les armes et les munitions dont elles ont besoin.

L'intérêt public vous anime et c'est sans doute par oubli que vous avez négligé de nous envoyer Tétat demandé ; nous espérons que vous voudrez bien nous le faire parvenir avant jeudi prochain, jour pour lequel nous avons indiqué une seconde assemblée composée d'un membre de chaque comité révolutionnaire, à neuf heures du matin.

Voici l'état que nous demandons.

1° Le nombre des hommes en état de prendre les armes ;

2° Le nombre des fusils qui sont à leur disposition ;

^o Le nombre des volontaires armés à leurs frais ;

4° Le nombre des armes saisies en vertu du décret ;

5° Le nombre de leurs canons ;

6° L'état de leurs munitions et poudre.

Hamy, vice-président; Guigne, secrétaire.

EXTRAIT du registre des délibérations de l'ex-Comité révolutionnaire de la Fontaine de Grenelle en date du vingt-neuf juillet 1793.

Paris, le fj Prairial, Van j^ de la République Française une et indivisible.

Appert que le citoyen Cart rend compte de ce qui s'est passé à l'assemblée des commissaires des comités de surveillance aux

quatre nations, il a été [décidé' 1° que les dits comités de surveillance enverront dans le plus bref délai le recensement des armes de leur arrondissement, 2° qu'il sera alloué 2.000 francs à chaque comité de surveillance pour les dépenses de sûreté, 30 que les sections seront invitées à déposer tous les pistolets d'arçon, ou demi-arçon qu'elles ont, lesquels leur seront remboursés en argent ou en autres armes qui leur seront plus nécessaires, et que les commissaires des comités de surveillance seront armés de pistolets de poche, 40 que les membres des comités de surveillance auront une marque distinctive, 5° que les dits comités surveilleront la conduite des boulangers de leurs sections, 6° que pour obtenir une force armée au besoin, les citoyens qui demanderont des indemnités les obtiendront, 70 enfin, qu'il y aura une assemblée générale composée comme celle-là des membres des comités de surveillance des 48 sections tous les jeudis à 9 heures du matin; la séance levée à 9 heures du soir et ajournée à demain 9 heures du matin.

Pour copie extrait conforme, Chaufoulol, secret.

LETTRE DU COMITE DE SALUT PUBLIC du département de Paris, en date du 26 juillet 1793, au comité de surveillance de la Section de la Fontaine de Grenelle.

Citoyens,

Vous êtes invités à nommer un de vos membres pour assister à une assemblée des commissaires des comités de surveillance réunis à celui de Salut Public, samedi 27,3 9 heures du matin.

Les objets qui y seront traités intéressant la chose publique et

les comités de surveillance, nous attendons de votre zèle et de votre patriotisme une exactitude que les circonstances exigent.

Marchand, président; Génois, secrétaire (i).

COMMUNE DE PARIS

Le SECRÉTAIRE-GREFFIER DE LA COMMUNE DE PARIS à la SECTION FONTAINE DE GRENELLE

Ll' 6 septembre lyç^ , Vaii deuxième de la République française.

Citoyens,

En vertu de l'arrêté pris hier par le conseil général, vous êtes invités à envoyer sur-le-champ au département de police, la liste des membres qui composent votre comité révolutionnaire.

Vous voudrez bien ajouter eies notes sur chacun d'eux, afin que le Conseil exerce à cet égard la surveillance qui lui est confiée par la loi.

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