‹ Le procès sur l'état de clerc aux XIIIe et XIVe siècles [microform]Chapitre 10 sur 30 · RELIGIONS DES PEUPLES NON CIVILISES · texte numérisé non relu

RELIGIONS DES PEUPLES NON CIVILISES

Directeur adjoint: M. M. Madss, agrege de l'Universite.

Conference du lundi. Etude analyUque et critique de documents concernant les religions de VAfrique. Une partie du travail a consiste dans 1'etude systematiqne des cultes agraires (en particulier celui de 1'igname chez les Ewhe, Togo allemand et Dahomey francais). Outre certains faits typiques concernant les fetes, le calendrier, une sorte de Sabbat, on a retire de celte etude cuielques hypotheses geneYales sur les proced^s rituels du culte agraire. Files ont ete confirmees par 1'etude du calendrier religieux au Bas' Niger.

M. Marx a fait une excellenle el couscieucieuse etude de Ja notion d'ame telle qu'elle fonctionne dans les tribus du Bas Niger (Leonard, The Lower Niger and its Tribes). On a montre* ensuite les rapports qui unissent cette notion a celle de 1'embleme, du totem, desgenies, des dieux (peres et meres).

M. Maunier a fait de remarquables lecons sur les rapports entre les phenomenes religieux et les phenomenes e'conomiques (le marche en particulier).

M. 0. Karmin, privat docent kYUniversite de Geneve, a bien voulu participer a f explication des textes.

Conference du mardi. Premier semeslre. Pendant le premier semestre , avec 1'autorisation du Conseil de la Section, le directeur adjoint a ete suppled dans cette conference par M. Hertz, agrege de 1'Universite, membre de la conference.

Deutcieme semeslre. Origine des rituels formulaires : Austrulie. On a montre le role des formules dans le culte des clans totemiques. On a , a ce propos, constate la difference etablie par certains observateurs entre les ceremonies dites magiques et les ceremonies dites dramatiques de ces clans.

N ombre des inscrits : ah.

Eleve diplome : M. Lahy.

Eleves titulaires : MM. Beuchat, Cerf, Ghaillie, Cohen, Czarnowski, David, Lafitte, Marx, Madwer, Pop.

Auditeurs reguliers : MM. AuBom, Barbeao, Bonivet, Euckell, Feinet. Karmin (2 semestre), E. Martin.

Pendant le premier semestre, la conference du mardi a ete dirigee par M. R. Hertz, agrege de 1'Universite, qm a expose les Rites d" elimination du peche.

La transgression d'un tabou altere, dans leur etre, les pouvoirs proteges par le tabou, en meme temps qu'elle voue le transgresseur a la mort. Cet etat funeste dure aussi longlemps que la cause initiale n'a pas ete abolie soil par la peine soit par le pardon. Le pardon est une destruction de la faute sans destruction du coupable.

Lelimination du pecbe s'obtient par la simple lustration ou par i'expiation. L'&ude des rites lustratoires (surtout chez les Malay o-Polynesiens) en a rev^le la complexity : presque toujours il s'agit, non simplement d'evacuer, mais de reconduire vers son foyer d'origine la substance mystique que le

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transgresseur s'est indument approprie'e. L'elimination , meme sous sa forme la plus simple, se complique d'une oblation.

Cet element positif prend une importance fondaraentale dans 1'expiation, oil le penitent apporte a fetre offense du sang, de la vie, tie la souffrance (victime immolee ou pratiques de mortification). On a surtout cherche', dans 1'e'tude du sacrifice expiatoire et de 1'asce'tisme penitentiel , a d&ouvrir les representations et les emotions collectives dont procede la croyance en 1'efficacite redemptrice de la souffrance. Gelte recherche sera poursuivie Van prochaiu.

M. Hertz a continue - , pendant le second semestre, le cours qu'il avait commence, comme suppleant de M. Mauss, pendant le premier.

Nombre des inscrits : 1 o.

Eleves titulaires : MM. Beuchat, Chaillie, David, Lafitte.

Auditeurs reguliers : MM. Auboin, Bonnet, Dulles, Karmln (2" semestre), Ravn (i er semestre).

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