‹ Le Procès Van Korn, vaudeville en 1 acteChapitre 17 sur 22 · LA VOIX DE SABLONVILLE · texte numérisé non relu

LA VOIX DE SABLONVILLE

Allez vous me lâcher à la fin I

BOUGINIER

Qu’y a-t-il donc ?

VAN BONBECK, entrant en tenant Sablonville.

U voulait fuir !... j’en élais sûr.

SABLONVILLE.

Mais je n’ai pas pu.

MADAME TILMANS.

C’est moi qui l'avais envoyé chez le pharmacien.

VAN BONBECK

Je le pense bien.

MADAME TILâlANS.

Mais ce sera pour plus tard... restez ici, mon garçon, vous nous servirez à table. (Bas à Sablonville.) il faut les dérouter.

BOUGINIER, vivement.

A table! non! je n’ai besoin de personne. On n’est jamais mieux servi que par soi-même.

VAN BONBECK

Je vais chercher le mandat d’arrêt.

BOUGINIER

M. Van Bonbeck, sans façon... voulez-vous déjeuner avec nous? (A part.) Je le servirai le premier, et j’attendrai l’effet.

VAN BONBECK

C’est impossible; j’ai mes hommes en bas.

BOUGINIER

Faites-les monter... Ils déjeuneront aussi; combien sontils?

VAN BONBEDK.

Ils sont sept.

BOUGINIER, à part.

Eh bien, cela me fera sept garanties de plus. (Haut.) Faites* les monter.

VAN BONBECK

Non, à tout-à-l’heure.

BOUGINIER

Un mot encore... connaissez-vous un contre- poison?

VAN BONBECK

Le lait ou le vinaigre; mais plutôt le vinaigre.

BOUGINIER

C’est plus sùr.

VAN BONBECK

Adieu, j’accours au premier signal, (il sort.)

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