LA VOIX DE SABLONVILLE
Allez vous me lâcher à la fin I
BOUGINIER
Qu’y a-t-il donc ?
VAN BONBECK, entrant en tenant Sablonville.
U voulait fuir !... j’en élais sûr.
SABLONVILLE.
Mais je n’ai pas pu.
MADAME TILMANS.
C’est moi qui l'avais envoyé chez le pharmacien.
VAN BONBECK
Je le pense bien.
MADAME TILâlANS.
Mais ce sera pour plus tard... restez ici, mon garçon, vous nous servirez à table. (Bas à Sablonville.) il faut les dérouter.
BOUGINIER, vivement.
A table! non! je n’ai besoin de personne. On n’est jamais mieux servi que par soi-même.
VAN BONBECK
Je vais chercher le mandat d’arrêt.
BOUGINIER
M. Van Bonbeck, sans façon... voulez-vous déjeuner avec nous? (A part.) Je le servirai le premier, et j’attendrai l’effet.
VAN BONBECK
C’est impossible; j’ai mes hommes en bas.
BOUGINIER
Faites-les monter... Ils déjeuneront aussi; combien sontils?
VAN BONBEDK.
Ils sont sept.
BOUGINIER, à part.
Eh bien, cela me fera sept garanties de plus. (Haut.) Faites* les monter.
VAN BONBECK
Non, à tout-à-l’heure.
BOUGINIER
Un mot encore... connaissez-vous un contre- poison?
VAN BONBECK
Le lait ou le vinaigre; mais plutôt le vinaigre.
BOUGINIER
C’est plus sùr.
VAN BONBECK
Adieu, j’accours au premier signal, (il sort.)