‹ Le professeur de musiqueChapitre 149 sur 174 · DEUXIÈME TABLEAU · texte numérisé non relu

DEUXIÈME TABLEAU

CELUI DES MESURES SIMPLES ET COMPOSÉES, AVEC LES VALEURS DE NOTES COMPARÉES ENTRE ELLES, RELATIVEMENT A L’UNITÉ DE CHACUNE DE CES MESURES.

1“ On écrira d’abord chaque exemple (ce que l’on écrit se relient mieux), en même temps qu’on l’examinera avec assez de soin pour être bien assuré de tout ce qu’il renferme, et le pouvoir écrire de nouveau sans regarder le Tableau.

2° Après avoir remonté le métronome, on fixera l’index sur le chiffre indiqué en tête de l’e.xemple, et l’on mettra le balancier en mouvement. Les numéros sur lesquels on a fixé l’index pour chaque mesure, ont été

Ciiolsis de manière a permettre, même à des respirations courtes, de soutenir aisément l’unitc de chacune, ainsi qu’à articuler, sans trop de gêne, la plupart des valeurs les plus courtes provenant de ces unités. Au surplus, on sentira par induction le mouvement de celles que l’on ne pourrait pas articuler. On doit respirer entre chacfue mesure.

3° On fera l’appellation des valeurs de notes en prononçant le monosyllabe la, que l’on chantera à demivoix, et au diapason qui paraîtra le plus commode. Nul doute que le lecteur ne soit naturellement porté à prendre l’une des cordes les plus sonores du medium de sa voix.

4“ Tout en chantant les notes, on fera coïncider les mouvements de la main avec les oscillations du balancier ; oscillations rendues sensibles à l’oreille par le bruit des échappements. Ainsi, dans la mesure quaternaire simple, le signe J = 50 répond à chacun des quatre temps. L’unité exige donc quatre oscillations; sa moitié deux, son quart une seule. Par consécjuent, -g-, etc. , ne valent qu’une oscillation chacune.

C’est-à-dire que deux notes, quatre notes, huit notes de ces diflerentos espèces devront se faire dans l’intervalle du va au vient du pendule métronomique ou de son balancier.

Pour parvenir à donner une valeur relative aux trois notes prises pour deux des triolets, ou aux six pour quatre des sexloleis, il faudra répéter plusieurs fois les deux ou les quatre notes de la mesure qui les contient, se pénétrer de leur durée, et chercher à donner une durée exactement pareille, et, dans le même espace de temps, aux trois ou aux six notes de figures semblables.

iV. B. On n’a pas mis de clef en tête des portées, parce qu’il ne s’agit pas ici de connaître le nom et le diapason des notes à chanter, mais seulement le rapport de leurs durées respectives.

EXEMPLES POUR LES TROIS MESURES SIMPl.ES.

Mesure quaternaire, g — du niélronome. syncope. (1) 1-2-3-4 1-2 3-î t-2-3 4 1 2-3 4

svncop»'.

syncopes.

U.ITÉ, OU I. Vo Vo Va 'U Vi V.i Va Vi ‘A Va V.i

Vg V-i V4 'U V

Triolets, ou 12/^.

syncopes.

1 »==3t=qt 22Z2-

^ m æ . ■» . — rj .

iolels, ou 2i/.^ 32

-Eff f

rm a M a m m H

=Sf- ~ =t -+-4-4— -f

TrTrfi

syncopes.

Triolets.

^/aa

"Vg4

partir de la sixième mesure, celle des quarts, on rencontre souvent les abréviations que voici:

4 8__ ja. JiL 3'* =12. ‘i8 6i

i 8 8 i(i 10 sa sa »;i

6 me.sure. 8' 9« 11' 12' 13' 15' IG'

tl) 1.08 cintïi c.-, pesos sur les m)le.s iiiduiueiU le parlsfie do la uiesore eu leuips egsiiA, que murqueiil les osoii’uil.ons du nulFol’.o'.ne, ou les aiouvcmouLs de ta main.

N. B. Les temps, demi-temps, quarts de temps, etc., reçoivent les signes d’abréviation, comme on lé voit par ce premier exemple. Ainsi, d’une noire, ou quart, on fait-|-, ,^*5, etc., selon que la queue de la note est traversée d’une, de deux, de trois ou de quatre barres. Si la noire est pointée, alors elle vaut -|-au lieu de-2; -6^ au lieu de ,^g, et ainsi de suite. Enfin, il en est de même, et proportionnellement, pour les autres valeurs de notes.

Réflexion. On fera bien d’appliquer aux exemples n° 2 et 3 qui suivent, les chiffres fractionnaires par lesquels on divise l’unité de chaque mesure.

Mesure

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