‹ Le professeur de musiqueChapitre 25 sur 174 · DES SIGNES ALTÉUATIFS DES SONS · texte numérisé non relu

DES SIGNES ALTÉUATIFS DES SONS

La septième note suivie de la réplique du premier son ayant donné à la gamme diatonique une forme arretée et satisfaisante, il fallait aviser au moyen d’en varier le diapason autrement (pie par les muances dont il a été parlé. Le moyen se présentait de lui-même : c’était de considérer tour à tour chacun des degrés de la gamme modèle comme premier son d’une gamine semblable, c’est-à-dire dont les tons et les demi-tons occuperaient les mêmes places.

Il devenait évident alors que, tantôt un, tantôt plusieurs sons de la gamme modèle auraient besoin d’être altérés; autrement dit, qu’il faudrait les hausser ou les baisser, conformément aux données de la gamme primitive. Dans ce cas, et pour ne pas multiplier les noms des sons à l’égard de ceux qu’on devait altérer, ainsi qu’on avait fait d’abord , on imagina de placer devant ces notes des signes particuliers que

dièse bémol becarre

l’on nomma dièse, bémol et bécarre, dont voici la figure : , et l’on convint que le % hausserait

d’un demi-ton la note devant laquelle il serait placé; que le b la baisserait d’autant; et que le i] aurait la double propriété d’effacer l’effet des deux premiers, en abaissant d’un demi-ton la note haussée par le et en élevant d’un même intervalle celle que le b aurait abaissée (A).

L’emploi de ces nouveaux signes permettant de produire la gamme diatonicpie, non seulement sur chacun de ses degrés naturels ou primitifs, mais aussi sur ces mêmes degrés altérés, soit par le %, soit par le b, ces signes d’altération durent être doublés dans certaines gammes, afin de hausser ou de baisser d’un demi-ton de plus les sons déjà altérés par le % ou le b simples.

Le double bémol s’indique par le signe bb, (juc M. Choron simplifiait en ajoutant une barre transversale au bémol simple, comme ceci : -b"-

Le double dièse s’écrit des deux manières que voici: ‘SI et X- La première figure est la plus usitée. La seconde abrège la copie; mais elle a l’inconvénient d’introduire un signe de plus, moins significatif que l’autre. On ne s’en servira point dans ce livre, non plus que du bémol barré, lequel n’a pas été adopté.

HOTES l»E EIIHPITRE IX.

(A) Trompés par cette double propriété, certains professeurs disent mal à propos à leurs élèves que le bécarre remet la note dans son ton natureU^) : oui, si cette note est dièsée ou bémolisée accidentellement; non, si elle

(1) On disait za pour si b, ma pour mi b, fis pour /aÿ, etc.

(2) Conforme à la gamme initiale du morceau. C’est ce que l’on veut dire.

osl toile par la nature de la gamme. Car alors le bécarre, loin de rendre la note à son ton naturel , l’en fait sortir au contraire. D’où il résulte qu’un son peut (Mre altéré par le bécarre aussi bien que par le bémol ou le dièse. En outre, le mot ton reçoit encore ici une mauvaise application , d’après ce qui a été dit précédemment.

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