SENTE
dire qu'il mit au point cette importante question.
Il fit des recherches sur les néphrites de néoplasme, les débris embryonnaires para-rénaux, l'hématurie, le varicocèle symptomatique, la néphrite du côté sain et les tumeurs du rein chez les enfants.
Dans ce même ouvrage, il distingue cinq variétés des kystes du rein :
a) Les Kystes des néphrites 5
b) Les Kystes uni ou pauciloculajres, nommés séreux.
c) Le Rein venue ;
d) Les Kystes hydatiques ;
e) Les Kystes dermoïdes.
Il insista sur la zone de tissu sclérosé qui entoure la membrane adventice dans le kyste hydatique du rein, conseillant l’extirpation de la membrane germinative.
Il étudia les tumeurs paranéphrétiques d’origine Wolfienne.
Il fit de longues études sur l’uronéphrose, et il dé: crivit trois causes d’uronéphrose très mal connues avant ses travaux : les calculs, les périurétérites et l’extrophie de la vessie.
Les pyélonéphrites lui offrirent l’occasion d’études remarquables. Avec son maître Guyon, il décrivit la pyélonéphrite dans la rétention aiguë d'urine :
Il décrivit le premier les lésions anatomiques de la pyélonéphrite aseptique dans les rétentions chroniques d'urine.
Il s'occupa des pyélonéphrites lithiasiques, étudiant l’infectieuse avec ses deux formes, ascendante et descendante, et la pyélonéphrite aseptique.
Dans le traitement des pyélites, il conseilla le la- ‘vage du bassinet.
En 1889, il donna une classification des périnéphrites et décrivit leur bactériologie.
On distinguait d’après sa classification les périnéphrites scléreuse, adipeuse et suppurée.
Dans la forme suppurée, il démontra qu’à côté de la périnéphrite extra-capsulaire, il existe une périnéphrite sous-capsulaire. Il démontra que les microbes du rein dans les périnéphrites d’origine rénale, passaient au tissu péri-rénal en suivant les voies Ivmphaltiques.
Il étudia le premier les micro-organismes des abcès péri-néphrétiques. Il y trouva le coli-bacille, le streptocoque, les staphylocoques et des microbes anaérobies. |
Il étudia également les pyonéphroses expérimentales et le diagnostic différentiel des pyélonéphrites et des cystites ; il détermina, le premier des pyonéphroses ascendantes, après ligature de l’uretère et injection dans le même de cultures atténuées de microbes pyogènes. Il s’occupa de fistules rénales, étudiant la cause de leur production et le traitement préventif et curatif. I fit d'importants travaux sur la pyélonéphrite de la grossesse, insistant sur la toxémie gravidique.
Avec le Professeur Legueu, ït étudia les « hydronéphroses ouvertes et hydronéphroses fermées ».
Re TUBERCULOSE RÉNALE
C’est dans cette affection qu'il montra toute sa mesure.
En 1897, il étudia la tuberculose rénale ascendante et descendante. Citons à ce propos un passage de son « Exposé de Travaux Scientifiques » : « En injectant une culture pure de bacilles de Koch dans l’uretère et en liant ce conduit, j'obtins une néphrite rayonnante caséeuse, avec destruction ulcéreuse des pyramides. En montrant mes pièces à du Chayle, j'ai eu la satisfaction de convaincre cet auteur de la réalité de la tuberculose ascendante combattue dans sa thèse ».
Il étudia les formes néphrétiques et toxiques de la tuberculose rénale, ainsi que l'histogénèse des tubercules rénaux.
Pendant de longues années, il appella l'attention sur les {roubles vésicaux au début de la tuberculose rénale et il démontra les grands services que rend le cathérérisme urétèral dans le diagnostic de cette affection.
LA NÉPHRECTOMIE PRÉCOCE
Albarran fut le créateur et l’introducteur de la néphrectomie précoce dans la Tuberculose rénale ; il la défendit depuis 1896 jusqu’à sa mort.
Ses idées sur la néphrectomie précoce, qu’il développa au Congrès français de chirurgie en 1896 étaient en opposition avec la doctrine courante du moment, car on ne praliquait que l'ouverture du rein ou la néphrectomie secondaire. Il montra par des statistiques convaincantes que les lésions des cystites guérissaient par l’ablation du rein et il en donna les indications
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a) Dans la tuberculose unilatérale avec pyurie et cystite. è b) Il démontra qu'elle était indiquée même s'il y avait albuminerie et cylindrurie du rein opposé, et que celles-ci disparaissaient avec la néphrectomie. 5 c) Il conseillait même, la néphrectomie dans les bilatéralités des lésions, dans les cas où un rein étant légèrement atteint, l’autre très atteint est cause d’infection et de cachexie.
Il donna également ses contre-indicalions, dont les deux principales sont :
Le mauvais élat général des malades et la bilatéralité des lésions avec insuffisance du rein qui doit rester en place.
Malgré l'insistance d’Albarran sur le succès de cette opération, ce ne fut qu'en 1905, c’est-à-dire neuf ans après ses premiers travaux, qu'il vit {ous les chirurgiens présents à l'Association Française d'Urologie se mettre d'accord sur FPutilité de la néphrectomie précoce dans les lésions peu accentuées.
La Lithiase rénale l'occupa aussi longuement il étudia sa pathogénie, le noyau organique des calculs primitifs, son anatomie pathologique, la néphrite diathésique, les types macroscopiques des reins calculeux, les lésions septiques dans la lithiase: rénale, etc.
II fit des travaux importants sur l’anurie calculeuse, attribuant à une cause réflexe, l'arrêt de Ia sécrétion dans cette maladie.
Il étudia les hématuries rénales dites essentielles: et démontra que « dans toutes les maladies du rein, et non pas uniquement dans les néphrites, une lésion de petite importance peut déterminer d'abondantes hématuries », et conclut à l'existence des néphrites parcellaires hématuriques.
SRE MALADIES DE L'URÉTÈRE
Il observa et publia un cas très rare de prolapsus de l'urétère. 11 décrivit, pour la première fois, des lésions de péri-urétérite, avec coudure de l’urétère, sans rétrécissement.
Les cas opérés par lui guérirent par une opération qu'il nomma « libération ‘externe de l’urétère » consistant, à dégager l’urétère du tissu fibreux qui l'entoure.
Dans une fistule lombo-iliaque de l'urétère, en 1893, il mit en place, pour la première fois, une sonde urétérale à demeure.
Il étudia les causes d'arrêt pelvien dans les migrations des calculs urétéraux et les rétrécissements de l’urétère. ae
Il observa et publia plusieurs cas de néoplasmes primitifs de l’urétère et du bassinet, réunissant 65 observations. Cette question avait été incomplètement étudiée par les auteurs.