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tite et la structure est celle de la prostatite chronique, avec néoformation et prolifération excentrique des glandes.
Il étudia l'anatomie pathologique de la tuberculose prostatique et l'hématurie dans la même affection.
Il fit de longs et remarquables travaux sur l'hypertrophie de la prostate, étudiant son anatomie pathologique, la situation.et la forme de l’urètre. 11 montra que l’urètre était près de la face postérieure de la prostate, contrairement à la description des auteurs classiques ; il étudia les modifications de
formes de la vessie chez le prostatique et « l'hyper-
trophie sous-cervicale ».
Chez 100 malades morts d’hypertrophie prostalique, il étudia avec Halle, les lésions microscopiques/ trouvant quatre variétés de lésions qu'il classe ainsi
Hypertrophies glandulaires ......... US 232 Fipértiropmiestfibreuses oies es 5 Hÿpértrophies enter RTE 2e D1 Epithéliomas prostatiques 2 MOSS 14
Etudiant la pathogénie de l'hypertrophie prostatique, il n'accepta pas la théorie de l'artério-sclérose, ni la théorie inflammatoire soutenue par Gouley et autres. À
Il accepta la théorie néoplasique et ‘arriva avec Hallé à cette conception : « L’'hypertrophie prostatique est une néoplasie d’origine glandulaire se présentant sous des formes anatomiques variables : 1° adénome bénin, pouvant évoluer vers la malignité en se transformant en épithélioma ; 2° adéno-fibrome ; 3° fibrome glandulaire.
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LA PROSTATECTOMIE
En 1900, dans son article du « Traité de Chirurgie », Albarran développa longuement ses idées sur la nature adénomateuse de l’hypertrophie de la prostate, rejettant l’idée de la sclérose de la vessie, affir- mant que la contractilité vésicale ne se perdait pas, et faisait remarquer l'utilité de la prostatectomie. Malgré plusieurs travaux publiés sur cette question, entre autres ceux de Gosset et Proust, et les siens, cette opéralion était abandonnée, on craignait sa gravité et on ne croyait pas à ses bons résultats thérapeutiques.
En 1901, Albarran présenta à l'Association Française d'Urologie une statistique de 16 prostatectomies : 14 avaient été opérés par le procédé de Gosset et Proust, modifié. Il montra ses 16 opérés complètement guéris. Deux mois plus tard, à la Société de Choure il présenta sa statistique qui s'élevait à 18, et tous étaient guéris. Malgré tout, « pas un chirurgien, dit-il, n'’appuya mes idées, et plusieurs firent de sérieuses réserves. »
En 1902, il publia dans la Presse Médicale sa statistique de 35 opérés avec une seule mort.
Les chirurgiens, enfin, furent convaincus et Albarran continua jusqu'à sa mort, à défendre cette opération qui constitue un des plus grands triomphes de la chirurgie actuelle.
De la voie à suivre : Bien que reconnaissant des indications à la voie haute, il était partisan de la voie périnéale.
IL comparait ses résultats à ceux obtenus par Frayer
Voie hypogastrique (Frayer) : mortalité, S$ %
Voie périnéale (Albarran) : mortalité, 2,3 %.
Voici comme ïil terminait un travail écrit en 1906 : « Incontestablement, au moment où nous sommes, la voie périnéale présente une gravité beaucoup moindre : jusqu'à plus ample informé, nous ne pratiquons l'opération transvésicale que chez les individus encore relativement jeunes, qui tiennent essentiellement à conserver leur puissance génitale et dont la prostate est de nature fibro-adénomateuse et fait franchement saillie dans la vessie. Dans ces conditions, l'opération par la voie haute peut se faire sans grand danger et les malades paraissent avoir plus de chances de conserver leur génitalité. Ce dernier, point demande d’ailleurs de nouvelles recherches ».
Il s'occupa le premier, en France, des opérations sur les organes génitaux, dans l'hypertrophie de la prostate : mais depuis qu'il s’occupa plus spécialement de la prostatectomie, il abandonna ses recherches sur les castrations.
Il étudia également le cancer de la prostate. I décrivit trois formes de cancers prostatiques. Etudiant l’épithélioma adénoïde, il démontra par la clinique et le laboratoire que l’adénome prostatique peut se transformer en cancer.