ÉPREUVE DE DESSIN GKOMETRAL
rayons est laissée au choix des candidats. Les lignes de construction du tracé des ombres seront très nettement indiquées sur les dessins.
(Session de 1901.)
Explication de la Planche V.
Nous avons placé l’élévation à droite et le profil à gauche, parce que les rayons lumineux étant dirigés de droite à gauche, les ombres portées se trouvent à gauche, et il fallait réserver la place nécessaire au tracé des ombres. Si les rayons lumineux avaient été dirigés de gauche à droite, nous aurions agi inversement.
Ombres propres et ombres portées. — Les ombres portées ont été obtenues par la méthode générale. Nous en avons déduit les ombres propres ; néanmoins, pour assurer des décrochements très justes, nous avons cherché la projection du rayon lumineux mil dans le plan de profil BD, soit m"n.
Ici deux procédés étaient applicables, et également bons ; ou nous pouvions mener directement au profil BD les rayons ainsi déterminés, ou nous ramenions ce nouveau rayon parallèlement au plan vertical en in!"m, et nous nous servions alors du profil W; et non de l’élévation elle-même.
Pour la planche Y nous ne nous sommes servis du dernier procédé que pour le point z, afin de prouver que le résultat est le même avec l’un ou l’autre procédé.
Les décrochements d’ombres sont donnés par la direction réelle du rayon lumineux mn.
PROFESSORAT DES LYCÉES (PREMIER DEGRÉ
Représentation géométrale cl’un balustre d’après un modèle en relief
i Cioquis. On donnera, sur une feuille 1/16 grand aigle, un croquis à main levée comprenant les projections d ensemble et les détails, strictement nécessaires , pour faire connaître l’objet en vue de sa réalisation matérielle. Ces dessins seront cotés.
2° Mise au net. — Sur une feuille i/4 grand aigle, on dessinera, à l’échelle de om,45 pour i mètre, en se servant des instruments ordinaires de dessin, les projections (plan et élévation) du balustre. L’axe sera vertical et supposé situé en avantduplan vertical de projection, à une distance égale à la moitié de la hauteur totale de l’objet.
Nota. — Les arêtes horizontales du solide peuvent être parallèles ou perpendiculaires au plan vertical de projection .
3° Ombres à 45°. — En supposant les rayons lumineux parallèles entre eux et dirigés à 45°, selon l’usage, on déterminera :
a) Les ombres portées par le balustre sur le plan vertical de projection supposé indéfini ;
b) Les ombres propres au balustre.
Nota. — Afin de simplifier le travail, le plan horizontal sera supposé ne pas exister ; on ne cherchera donc ni les ombres portées sur lui, ni les ombres de la projection horizontale du solide, c’est-à-dire que le balustre sera comme suspendu dans l’espace.
( Session de 1902.)
Représentation qéométrale d’un croisillon d’après un modèle en terre cuite
i° Croquis. — On donnera, sur une feuille 1/1 6 grand aigle, un croquis à main levée comprenant les projections d’ensemble et les détails, strictement nécessaires , pour faire connaître l’objet en vue de sa réalisation matérielle. Ces dessins seront cotés.
2° Mise au net. — Sur une feuille i/4 grand aigle on dessinera, à l’échelle de om,4o pour 1 mètre, en se servant des instruments ordinaires de dessin, les projections (plan et élévation) de l’objet. Le croisillon sera
ÉPREÜVË de dessin gèométrae
disposé verticalement, sa face principale faisant avec le plan vertical de projection un angle de 3o° ; l’arête la plus rapprochée du spectateur sera placée à droite.
3° Ombres à 45°. — En supposant les rayons lumineux parallèles entre
eux et dirigés à 45°, selon l’usage, on déterminera les ombres propres au croisillon.
Nota . — Les ombres portées sur les plans de projection ne sont pas demandées.
Observations (1). — i° L’épreuve de dessin géométral devra être remise à midi. Par conséquent, en vue de l’épreuve de perspective qui suivra, les candidats auront dû prendre un calque de ce qu’ils jugeront nécessaire.
2° La double épreuve ci-dessus ne consiste pas seulement dans l’exécution d’épures plus ou moins bien dessinées ; elle a surtout pour but de faire apprécier l’aptitude à enseigner.
A ce titre, d’ordre pédagogique, elle doit par elle- même constituer une réelle leçon graphique aussi claire que possible et, par tous les moyens que le candidat jugera bon d’employer (lettres concordantes, encres de couleur ou traits spéciaux, légendes très courtes, etc.), mettre en parfaite évidence les méthodes suivies.
Une courte légende explicative devra être contenue, en entier, sur le verso de la feuille de croquis, conservée à cet effet.
Dans la correction qui sera faite par le jury, les appréciations porteront sur les deux points suivants :
à) Exécution et résultats;
6) Pédagogie.
3° Les communications entre candidats sont formellement interdites; elles peuvent entraîner la mise hors concours. ( Session de 1903.)
SUJETS PROPOSÉS
Les sujets que nous reproduisons ci-après n’ont pas été donnés officiellement à l’examen, ils ont été composés en vue de faciliter la préparation des candidats.
Représentation géométrale du tombeau lycien. (Collection Chipiez, n° i3.)
On donnera :
i° Sur une feuille 1/16 grand aigle, un croquis à main levée comprenant les projections cotées de ce modèle, en plan, en élévation et en coupe ;
Fig. 89.
O Voir page 173, Épreuve de perspective, session de 1903. Guédy. — Le Professorat du dessin.
lf)2 PROFESSORAT DES LYCEES (PREMIER DEGRÉ)
2° Sur une feuille demi-grand aigle, et à une échelle que les candidats devront indiquer-, les projections en plan et en élévation du modèle, lequel devra former un angle de 2 2°, 5 avec le plan vertical.
Ombres: — On déterminera, en plan et en élévation, les ombres propres et les ombres portées, le soleil étant placé devant le tableau et derrière le spectateur.
Représentation géométrale de la partie d’ante. (N° 2872 du catalogue des Beaux-Arts.)
On donnera :
i° Sur une feuille r/16 grand aigle, un croquis à main levée comprenant les projections cotées de ce modèle en plan et en élévation ;
20 Sur une feuille demi-grand aigle, et à une échelle que les candidats devront indiquer, les projections en plan et en élévation du modèle, lequel sera incliné d’un angle de 3o° sur le plan horizontal; les arêtes horizontales de la face principale feront le même angle avec le plan vertical.
Ombres. — On déterminera les ombres propres et les ombres portées en élévation et en plan.
Les rayons lumineux seront, selon l’usage, parallèles à la diagonale d’un cube.
Représentation géométrale du vase cratère (fig. 90).
On donnera, sur une feuille demi-grand aigle et à une échelle que les candidats devront indiquer, les projections en plan et en élévation du modèle dans sa position normale.
Ombres. - — On déterminera les ombres propres et les ombres portées en élévation et en plan, à 45°.
Fig. 90.
Représentation géométrale de l’ante. (N° 2872 du catalogue des Beaux-Arts.)
On donnera :
i° Sur une feuille 1/16 grand aigle, un croquis à main levée comprenant les projections cotées de cette ante en plan, en élévation et en coupe. Les faces verticales du modèle seront parallèles au plan vertical de projection ;
2° Sur une feuille demi-grand aigle, et à une échelle que les candidats devront indiquer, les projections en plan et en élévation du modèle, dans la position indiquée ci-dessus.
Ombres. — On déterminera les ombres propres et les ombres portées, les rayons lumineux étant parallèles au plan vertical de projection.
EPREUVE GRAPHIQUE DE PERSPECTIVE
Représentation géométrale du tombeau d’Amrith (fig. 91).
On donnera :
i° Une projection sur un plan horizontal situé au-dessus du modèle;
20 Une élévation ;
3° Une coupe suivant un plan vertical qui divisera le modèle en deux parties égales.
Ombres. — On déterminera les ombres du modèle, les rayons lumineux étant supposés parallèles à la diagonale d’un cube.
Les dessins porteront l’échelle à laquelle ils seront exécutés ; ils devront couvrir une feuille demi-grand aigle.
Représentation géométrale d’un chapiteau dorique grec.
Faire le géométral d’un chapiteau d’ordre dorique grec, l’abaque formant avec le plan vertical un angle de 20° à droite.
Ombres. — Déterminer les ombres propres, portées et auto-portées, avec la lumière à 45°.
Fig.
Représentation géométrale du tombeau phrygien.
On représentera le modèle dans la position verticale, mais incliné à 3o° à droite sur le plan vertical de projection.
Ombres. — On déterminera les ombres avec la lumière à 45°, le soleil étant en avant du tableau et à gauche.
20 ÉPREUVE GRAPHIQUE DE PERSPECTIVE EXPOSÉ PRATIQUE
Le dessin perspectif correspond généralement au dessin géométra et les indications nécessaires à l’exécution de l’épure de perspective sont données sur le même sujet que le dessin géométral. Cepen-
PROFESSORAT DES LYCEES (PREMIER DEGRÉ
dant, si le dessin perspectif diffère du dessin géômétral, ce qui est assez rare, surtout dans ces dernières années, un nouveau sujet esl remis aux candidats.
L’épure de perspective doit être exécutée sur une feuille demigrand aigle; nous donnerons, pour l’exécution matérielle du dessin, les mêmes conseils que pour l’épreuve de géômétral, c’est-à-dire : dessiner l’épure au crayon si l’on ne pense pas avoir le temps nécessaire pour la repasser à l’encre, et faire toujours de grandes figures, car l’exécution est ainsi plus facile et plus juste et l’aspect plus satisfaisant. Nous recommanderons aux candidats de rendre bien lisible à première vue la méthode employée pour exécuter la mise en perspective ; de même, les points importants devront être nettement indiqués par une annotation quelconque, pour permettre aux examinateurs de vérifier l’exactitude des tracés. Chaque programme recommande, du reste, de bien indiquer les lignes de construction et de ne pas les effacer.
A la fin de la séance consacrée à cette épreuve, un examinateur prévient si l’on doit, ou non, signer les dessins au dos de la feuille.
Nous donnons ci-après une série de sujets proposés depuis le fonctionnement régulier de l’examen.
SUJETS OFFICIELS
Mettre en perspective un entablement ionique et un prisme hexagonal, d’après des modèles en relief.
La distance du spectateur aux modèles et la distance des modèles an tableau, la hauteur de la ligne d’horizon et la position du point principal sur cette ligne sont laissées au choix des candidats, sous les réserves suivantes :
i° La face ornée de l’entablement sera parallèle au tableau ;
2° Les moulures supérieures de l’entablement seront au-dessus de la ligne d’horizon ;
3° Le prisme hexagonal, portant des divisions linéaires, sera placé sur le sol en avant de l’entablement.
Les arêtes des côtés de cet objet seront horizontales ; elles ne formeront, avec le tableau, ni un angle de 45°, ni un angle de qo° ;
4° La figure perspective de l’entablement couvrira au moins le i/3 d’une feuille demi-grand aigle.
ÉPREUVE GRAPHIQUE DE PERSPECTIVE
Ombres. — On déterminera les ombres des objets représentés (ombres propres et ombres portées). La direction des rayons lumineux est laissée au choix des candidats.
( Session de 1882.)
Mettre en perspective un tombeau lycien et un fragment de colonne égyptienne.
La distance du spectateur aux modèles et la distance des modèles au tableau, la hauteur de la ligne d’horizon et la position du point principal sur cette ligne sont laissées au choix des candidats, sous les réserves suivantes :
i° La face principale du tombeau sera parallèle au tableau ;
20 L’entablement sera au-dessus de la ligne d’horizon ;
3° Le fragment de colonne sera incliné et compris dans un plan perpendiculaire ou parallèle au tableau ; ce fragment sera disposé de façon qu’il n’oppose pas d’obstacle à la vue du tombeau.
On indiquera les lignes de construction nécessaires pour vérifier la justesse des tracés.
La figure perspective du tombeau couvrira au moins le tiers d’une feuille demi-grand aigle.
Ombres. — On déterminera les ombres des objets représentés ; les rayons lumineux seront supposés en avant du tableau, l’inclinaison de ces rayons est laissée au choix des candidats.
(Session de 1 884 •)
Mettre en perspective un tombeau phénicien, d’après un modèle en relief.
On laisse au choix des candidats :
i° La distance du spectateur au modèle et la distance du modèle au tableau ;
20 La hauteur de la ligne d’horizon et la position du point principal sur cette ligne ;
3° La position du modèle par rapport au tableau, sous les réserves suivantes :
a) L’axe de la pyramide sera vertical ;
b) La corniche sera au-dessus de la ligne d’horizon.
La figure perspective du tombeau couvrira au moins le tiers d’une feuille demi-grand aigle.
On indiquera les lignes de construction nécessaires pour vérifier la justesse du tracé perspectif.
Ombres. — On déterminera les ombres du monument représenté.
Les rayons lumineux seront parallèles au tableau. L’inclinaison de ces rayons est laissée au choix des candidats.
( Session de i885.)
PROFESSORAT DES LYCÉES (PREMIER DEGRÉ
Mettre en perspective un autel égyptien et des caissons grecs, d’après des modèles en relief.
On laisse au choix des candidats :
i° La distance du spectateur aux modèles et la distance des modèles au tableau ;
2° La hauteur de la ligne d’horizon et la position du point principal sur cette ligne ;
3° La position des modèles par rapport au tableau, sous les réserves suivantes :
a) L’axe de l’autel sera vertical ;
b) Les caissons seront placés verticalement sur la face supérieure de l’autel.
Les figures perspectives couvriront au moins le tiers d’une feuille demigrancl aigle.
On indiquera les lignes de construction nécessaires pour vérifier la justesse du tracé perspectif.
Ombres. — On déterminera les ombres des objets représentés.
Les rayons lumineux seront parallèles au tableau. L’inclinaison de ces rayons est laissée au choix des candidats.
(Session de 1886 )
Mettre en perspective une corniche, d’après un modèle en relief.
La corniche se présentera obliquement, ce qui veut dire qu’aucune de ses faces ne sera parallèle au tableau.
On laisse au choix des candidats :
i° La distance du spectateur au modèle et la distance du modèle au tableau ;
2° La hauteur de la ligne d’horizon et la position du point principal sur cette ligne.
On exécutera l’épure sur une feuille demi-grand aigle.
On indiquera les lignes de construction nécessaires pour vérifier la justesse du tracé perspectif.
Ombres. — On déterminera les ombres de l’objet représenté.
Les rayons lumineux seront parallèles au tableau ; l’inclinaison de ces rayons est laissée au choix des candidats.
(Session de 1887.)
Représenter en perspective le chapiteau d’une ante grecque, d’après un modèle
en relief.
La face principale du chapiteau sera parallèle au tableau ; celle des faces latérales dans laquelle, de chaque côté, les moulures se profilent à 45°, devra figurer dans le dessin perspectif.
ÉPREUVE GRAPHIQUE DE PERSPECTIVE
On laisse au choix des candidats :
i° La distance du spectateur au modèle et la distance du modèle au tableau ;
20 La hauteur de la ligne d’horizon et la position du point principal sur cette ligne.
On exécutera l’épure sur une feuille demi-grand aigle.
O11 indiquera les lignes de construction nécessaires pour vérifier la justesse du tracé perspectif.
Ombres. — On déterminera les ombres de l’objet représenté.
Les rayons lumineux seront parallèles au tableau ; l’inclinaison de ces rayons est laissée au choix des candidats.
Représenter en perspective un vase grec, d’après un modèle en relief.
On supposera ce vase placé sur un socle, à base carrée, dont la hauteur pourra être au moins égale à celle du vase. L’une des faces du socle sera parallèle au tableau.
O11 laisse au choix des candidats :
i° La distance du spectateur au tableau et celle du modèle au tableau ;
2° La hauteur de la ligne d’horizon et la position du point principal sur cette ligne.
Ombres. — On déterminera les ombres du vase et du socle.
Le soleil sera supposé en avant du tableau et à gauche. Les rayons lumineux seront parallèles à la diagonale d’un cube.
La perspective devra couvrir une feuille demi-grand aigle.
Les lignes de construction nécessaires au tracé perspectif et aux ombres seront indiquées sur les dessins.
(Session de 1890.)
Représentation perspective d’un trône grec, d’après un modèle en relief.
Le trône sera oblique au tableau.
On laisse au choix des candidats :
i° La distance du spectateur au tableau et celle du modèle au tableau ;
20 La hauteur de la ligne d’horizon et la position du point principal sur cette ligne.
Ombres. — On déterminera les ombres du modèle.
Le soleil sera supposé en avant du tableau ; l’inclinaison des rayons lumineux est laissée au choix des candidats.
La figure perspective occupera au moins le tiers d’une feuille demigrand aigle. On indiquera les lignes de construction nécessaires pour vérifier la justesse des tracés.
(Session de 1891.)
PROFESSORAT DES LYCÉES (PREMIER DEGRÉ
Mettre en perspective un piédouche, d’après un modèle en relief.
La distance du spectateur au modèle et la distance du modèle au tableau, la hauteur de la ligne d’horizon et la position du point principal sur cette ligne sont laissées au choix des candidats.
On indiquera les lignes de construction nécessaires pour vérifier la justesse des tracés.
La figure perspective du piédouche couvrira au moins le tiers d’une feuille demi-grand aigle.
Ombres. — On déterminera les ombres du piédouche ; les rayons lumineux seront supposés en avant du tableau ; l’inclinaison de ces rayons est laissée au choix des candidats.
(Session de 1892.)
Mettre en perspective un vase dont le tracé géométral a été fait dans la séance précédente. (Voir page i56.)
La distance du spectateur au modèle et la distance du modèle au tableau, la hauteur de la ligne d’horizon et la position du point principal sur cette ligne sont laissées au choix des candidats.
On indiquera les lignes de construction nécessaires pour vérifier la justesse des tracés.
La perspective sera exécutée sur une feuille demi-grand aigle. Le vase devra être représenté aussi grand que possible.
Ombres. — On déterminera les ombres du vase. Les rayons lumineux seront supposés en avant du tableau ; l’inclinaison de ces rayons est laissée au choix des candidats.
( Session de 1893. J
Mettre en perspective un socle dont le tracé géométral a été fait dans la séance
précédente.
La distance du spectateur au modèle et la distance du modèle au tableau, la hauteur de la ligne d’horizon et la position du point principal sur cette ligne sont laissées au choix des candidats.
On indiquera très nettement les lignes de construction nécessaires à la vérification des tracés.
Ombres. — On déterminera les ombres propres et les ombres portées du socle.
Les rayons lumineux seront supposés en avant du tableau; l’inclinaison de ces rayons est laissée au choix des candidats.
(Session de 1894 ■)
Mettre en perspective le modèle n° 32, Tombeau.
La distance du spectateur au modèle et la distance du modèle au tableau,
ÉPREUVE GRAPHIQUE DE PERSPECTIVE 169
la hauteur de la ligne d’horizon et la position du point principal sur cette ligne sont laissées au choix des candidats.
Aucune face du socle ne devra être représentée de front ; cette condition est obligatoire sous peine de mise hors concours.
On indiquera très nettement les lignes de construction nécessaires à la vérification des tracés.
Ombres. - — On déterminera les ombres propres et les ombres portées du relief. Les rayons lumineux seront supposés en avant du tableau; l’inclinaison de ces rayons est laissée au choix des candidats.
( Session de 1896.^
Mettre en perspective le modèle Selle (fig. 92).
La distance du spectateur au modèle et la distance du modèle au tableau, la hauteur de la ligne d’horizon et la position du point principal sur cette ligne sont laissées au choix des candidats.
Aucune face de la selle ne devra être représentée de front; cette condition est obligatoire sous peine de mise hors concours. L’axe de la selle restera parallèle au plan horizontal.
On indiquera très , nettement les lignes de construction nécessaires à la vérification des tracés.
Ombres. — On déterminera les ombres propres et les ombres portées du relief. Les rayons lumineux seront supposés en avant du tableau ; l’inclinaison de ces rayons est laissée au choix des candidats.
( Session de 1897. )
Sujet traité.
Représentation perspective d’un tombeau lycien, sur une feuille demi-grand aigle (Planche YI. Voir planche IY le dessin géométral).
La distance du spectateur au modèle et la distance du modèle au tableau sont laissées au choix des candidats, ainsi que la position du point principal sur la ligne d’horizon ; cette ligne sera placée au tiers de la hauteur totale du modèle, à partir de la ligne inférieure de la base. Aucune face du modèle ne devra être représentée dé front. On indiquera très nettement les lignes de construction nécessaires à la vérification des tracés.
Ombres. — On déterminera les ombres propres et les ombres portées du modèle. Les rayons lumineux seront supposés en avant du tableau; l’inclinaison de ces rayons est laissée au choix des candidats.
(Session de 1898 .J
PROFESSORAT DES LACEES (PREMIER DEGRÉ
Explication de la Planche VI.
Perspective. — Méthodes employées : Méthode des trois échelles pour l’épannelage, méthode des échelles divergentes pour les détails.
Nous avons pris la boite CABE comme boite d’épannelage devant servir de base à toutes nos constructions.
Comme le temps ne permettrait pas, à un examen, de tracer toutes les ellipses de la corniche, il suffit d’en tracer quelques-unes complètes, et l’épannelage des autres.
Ombres. - — Nous avons cherché la direction des rayons lumineux projetés dans le plan de profil EB.
Pour cela, déterminant l’ombre portée E0 du point E sur le plan horizontal, nous avons ramené ce point E0 sur E ^B h prolongée par une perpendiculaire à cette ligne, c’est-à-dire une parallèle perspective à C/,E ; nous avons eu ainsi E'. Joignant E' à E nous avons la nouvelle direction du rayon lumineux. Si nous avons le plan de fuite de la face E^EB^B. il nous suffira de prolonger le nouveau ravon jusqu’à ce plan et nous aurons le point de fuite des rayons lumineux qui correspondraient au rayon B„ du géométral (voir Planche IV) si les ombres avaient été demandées semblables en géométral et en perspective, ce qui n’a pas lieu ici.
Si le point de fuite ne se trouve pas dans les limites de l’épure, nous déterminons de la même manière que précédemment l’ombre du point "N et sa projection dans le plan de profil v0v'0 et entre ces deux fuyantes, EE,' et v v'0, nous menons des parallèles perspectives fuyant au point de fuite inaccessible, cela par un des procédés connus.
Le reste de l’épure s’explique facilement.
Représentation d’une corniche dorique, dans la position qui lui sera donnée au moment de l’examen (fig. 93).
Aucune face du modèle ne sera représentée de front. On placera la ligne d’horizon de façon que tous les ornements du larmier soient parfaitement visibles. La position du point principal sur cette ligne est laissée au choix des candidats. *11 en est de même pour la distance du spectateur au modèle et pour la distance du modèle au tableau.
On indiquera très nettement les lignes de construction nécessaires à la vérification des tracés.
Ombres. — On déterminera les ombres propres et les ombres portées du modèle. Les rayons lumineux seront supposés en arrière du tableau. L’inclinaison de ces rayons est laissée au choix Fig- 93- des candidats.
(Session de 1899.)
ÉPREUVE GRAPHIQUE DE PERSPECTIVE
Représentation d’une base de l’ordre ionique, dans la position qui lui sera donnée au moment de l’examen.
Aucune face du modèle ne sera représentée de front. On placera la ligne d’horizon au-dessus du modèle. La position du point principal sur cette ligne est laissée au choix des candidats. Il en est de même pour la distance du spectateur au modèle et pour la distance du modèle au tableau.
On indiquera très nettement les lignes de construction nécessaires à la vérification des tracés.
Ombres. — On devra tracer les ombres propres et les ombres portées du modèle. Les rayons lumineux seront supposés en avant du tableau. L’inclinaison de ces rayons est laissée au choix des candidats.
(, Session de 1900.)
Sujet traité (Planche VII).
Représentation d’une partie d’ante dans la même position que pour le géométral.
(La face principale du modèle formera un angle de 3o° avec le tableau.)
On placera la ligne d’horizon au-dessous du modèle.
La position du point principal sur cette ligne est laissée au choix des candidats . Il en est de même pour la distance du spectateur au modèle et pour la distance du modèle au tableau. On indiquera très nettement les lignes de construction nécessaires à la vérification des tracés.
Ombres. — On devra tracer les ombres propres et les ombres portées du modèle. Les rayons lumineux seront parallèles au tableau ; le foyer de lumière sera supposé à droite du spectateur comme pour le géométral. L’inclinaison de ces rayons est laissée au choix des candidats.
(Session de 1901 .)
Explication de la Planche VIL
(Voir Planche V le dessin géométral.)
A priori, nous pouvons conclure que la ligne d’horizon devant être placée au-dessous du modèle et la figure perspective devant occuper la plus grande place dans la feuille, nous devons mettre cette ligne d’horizon très bas, d’où nécessité de restreindre l’espace entre la ligne IÏH' et la ligne LT, si même nous ne supprimons pas complètement cette dernière.
Dans le cas présent il est préférable de l’indiquer, afin de nous permettre d’avoir quelques points d’ombres portées sur le plan horizontal.
Néanmoins, nous ferons toutes nos constructions sur le plan supérieur du modèle, ce dernier étant assez éloigné de HH' pour présenter une surface suffisamment large, où les lignes sont bien distinctes les unes des autres.
La marche à suivre est celle-ci :
i° Mettre en place l’épannelage ERACDB par la méthode des trois échelles ; tracer de suite le plan diagonal CI fuyant en F ;
I72 PROFESSORAT DES LYCÉES (PREMIER DEGRÉ
2° Diviser les différents côtés du plan de l’épannelage (application de la méthode géométrique : division d’une droite en parties proportionnelles ou égales au moyen d’un angle, les parallèles fuyant ici en f et ) ;
3° Diviser les côtés verticaux de l’épannclage par 1 échelle des hauteurs ;
4° Diviser le plan diagonal CI ;
5° Joindre les points correspondants et dessiner les profils DB, hj et CI. Terminer comme précédemment.
Ombres. — Dans le cas présent, le plus simple est de mettre les points d’ombre du géométral en perspective comme le reste de la ligure.
Ici nous avons reporté les hauteurs des ombres en nous servant de T échelle des hauteurs, et nous avons déterminé les décrochements à l’aide des rayons lumineux R„ (puisque ces rayons ont leurs projections horizontales parallèles à xy).
Ce procédé nous permet de ne pas surcharger le plan et en même temps d’obtenir très rapidement le résultat.
Les ombres portées sur le sol ne tenant évidemment pas dans les limites de l’épure, nous n’avons cherché que quelques points de l’ombre de l’épannelage pour indiquer la marche à suivre.
Représentation perspective d’un balustre (fig. 94).
Trait. — Les données perspectives (positions relatives du tableau et de l’objet, position de l’angle optique, amplification du tableau, etc.) sont laissées à l’arbitraire du candidat, car de leur choix plus ou moins heureux dépend le bon aspect du dessin, et c’est un point de pédagogie qui a de l’importance. Néanmoins, l’horizon sera compris dans la hauteur du modèle.
20 Ombres. — On imaginera que les rayons lumineux émanent du soleil supposé situé en arrière et à gauche du spectateur et on déterminera :
a) Les ombres portées sur un mur vertical de front, c’est-à-dire parallèle au tableau et supposé indéfini (sa distance au tableau est laissée au choix des candidats).
b) Les ombres propres au Solide.
Observations. — i° Pour tracer les constructions qu'ils jugeront nécessaires à la mise en perspective, et afin de gagner du temps, les candidats sont autorisés à se servir de la mise au net de l’épreuve de dessin géométral ou, s’ils le préfèrent, d’un calque qu’ils en prendront. — Dans ce dernier cas, le calque sera collé sur la feuille de l’épreuve de perspective.
2° ( Important .) La double épreuve ci-dessus ne consiste pas seulement dans l’exé-
ÉPREUVE GRAPHIQUE DE PERSPECTtVE Iy3
eution d’épures plus ou moins bien dessinées. Elle a surtout pour but de faire apprécier l’aptitude à enseigner.
A ce titre, d’ordre pédagogique, elle doit par elle-même constituer une réelle leçon graphique aussi claire que possible et, par tous les moyens que le candidat jugera bon d’employer (lettres concordantes, encres de couleur ou traits spéciaux, légendes très courtes, etc.), mettre en parfaite évidence les méthodes suivies.
C’est pourquoi, dans la correction qui sera faite parle jury, les appréciations porteront sur les deux points suivants :
Exécution et résultats ;
Pédagogie.
( Session de 1902.)
Représentation perspective cTun croisillon , d'après un modèle en terre cuite (Voir fig. 89, page i6r).
i° Trait. — Les données perspectives (positions relatives du tableau et de l’objet, position de l’angle optique, amplification du tableau, etc.) sont laissées à l’arbitraire du candidat, car de leur choix plus ou moins heureux dépend le bon aspect du dessin, et c’est un point de pédagogie qui a de l’importance. Néanmoins, l’horizon sera compris dans la hauteur du modèle.
20 Ombres. — On imaginera que les rayons lumineux émanent du soleil supposé situé en arrière et à gauche du spectateur et on déterminera :
а) Les ombres portées sur le plan horizontal ;
б) Les ombres propres au solide.
( Session de 1903.)
SUJETS PROPOSÉS
Les sujets que nous reproduisons ci-après n’ont pas été donnés officiellement à l’examen, mais ils ont été conçus dans le même genre, pour permettre aux candidats de se préparer, en leur offrant un plus grand nombre d’exemples.
Mettre en perspective un tombeau d’après un modèle en relief (fig. g5).
On laisse au choix des candidats :
i° La distance du spectateur au modèle et la distance du modèle au tableau ;
20 La hauteur de la ligne d’horizon et la position du point principal sur cette ligne ;
3° La position du modèle par rapport au tableau, sous les réserves suivantes :
a) L’axe de la pyramide sera vertical ; 6) le pyramidion sera au-dessus delà ligne d’horizon.
La figure perspective du tombeau couvrira au moins i/3 d’une feuille demi-grand aigle. On indiquera les lignes de construction nécessaires pour vérifier la justesse du tracé perspectif. Ombres. — On déterminera les ombres du monument représenté.
Fig. q5.
1 7 4 PROFESSORAT DES LYCEES (PREMIER DEGRÉ
Les rayons lumineux seront parallèles au tableau ; l’inclinaison de ces rayons est laissée au choix des candidats, le soleil étant placé devant le tableau et derrière le spectateur.
Mettre en perspective la frise du Capitole. ÇS° 1096 du catalogue des Beaux-Arts.)
Cette frise sera inclinée sur un cylindre obliquement placé reposant par sa génératrice sur le plan vertical.
L’ornementation sera dessinée en tenant compte, par la masse, de la position des points principaux.
La ligne d’horizon se trouvera au-dessus des objets à représenter.
La position du point principal sur cette ligne est laissée au choix des candidats.
Il en est de même pour la distance du spectateur au modèle et pour la distance du modèle au tableau.
On indiquera très nettement les lignes de construction nécessaires à la vérification des tracés.
Ombres. — On déterminera les ombres. Les ravons lumineux seront supposés en avant du tableau : l’inclinaison de ces ravons est laissée au choix des candidats ; les ombres ne sont théoriques que pour le plan du modèle et pour l’ombre du cylindre.
Mettre en perspective le vase cratère.
On laisse au choix du candidat :
i° La distance du spectateur au modèle et la distance du modèle au tableau ;
20 La hauteur de la ligne d’horizon et la position du point principal sur cette ligne ;
3° La position du modèle par rapport au tableau, sous la réserve suivante :
L’axe du vase formera un angle de 5o° avec le plan horizontal.
Ombres. — - On déterminera les ombres du vase, le soleil étant placé devant le tableau et derrière le spectateur.
Mettre en perspective une partie d’ante. (A0 2872 du catalogue des Beaux-
Arts.)
L’ante se présentera obliquement, ce qui veut dire qu’aucune de ses faces ne sera parallèle au tableau.
On laisse au choix du candidat :
i° La distance du spectateur au modèle et la distance du modèle au tableau :
DESSIN D’ORNEMENT
2° La hauteur de la ligne d’horizon et la position du point principal sur cette ligne.
Ombres. — On déterminera les ombres de l’objet représenté.
Les rayons lumineux’seront parallèles au tableau ; l’inclinaison de ces rayons est laissée au choix des candidats.
Mettre en perspective le tombeau d’ A mrith (flg. 91, page 1 63) .
La distance du spectateur au modèle et la distance du modèle au tableau sont laissées au choix des candidats, ainsi que la position du point principal sur la ligne d’horizon ; cette ligne sera placée aux 2/3 de la hauteur totale du modèle, à partir de la ligne inférieure de la base.
Ombres. — On déterminera les ombres propres et les ombres portées du modèle. Les rayons lumineux seront supposés en avant du tableau ; l’inclinaison de ces rayons est laissée au choix des candidats.
3° DESSIN D’ORNEMENT
EXPOSÉ PRATIQUE
Le dessin d’ornement demandé à Texamen des lycées et collèges Ier degré étant de la même difficulté que l’épreuve de dessin d’ornement des lycées degré supérieur et que le dessin de l’examen des écoles normales, nous prions les candidats de bien vouloir se reporter à l’exposé pratique de ces épreuves :
Ecoles normales, dessin d'ornement, exposé pratique, page 66.
Lycées et collèges degré supérieur, dessin d’ornement, exposé pratique, page 23t .
Nous citerons cependant les modèles donnés aux derniers examens et ceux que les candidats pourront consulter avec profit pour leur préparation à cette épreuve.
Nos
CATALOGUE DES BEAUX-ARTS
Vase dit le Sosibius (Musée du Louvre
Rosace Renaissance.
Chapiteau ionique,