CORRECTIONS DE DESSINS
détail. Au cours de ses corrections, le candidat devra entrer dans des considérations propres à faire ressortir la signification et les beautés du modèle.
Nous n’avons pas cru nécessaire de reproduire un dessin d’après l’antique avec la correction des candidats, cette épreuve se présentant et devant s’exécuter de la même façon qu’à l’examen des écoles normales, page 119, où nous prions le candidat de se reporter.
III. — CERTIFICAT D’APTITUDE A L ENSEIGNE- MENT DU DESSIN DANS LES LYCÉES ET COLLÈGES (DEGRÉ SUPÉRIEUR).
EXPOSÉ PRATIQUE
Nous avons donné précédemment, dans notre historique et à l’exposé pratique de l’examen des lycées et collèges ier degré, tous les renseignements d’ensemble concernant le professorat dans les lycées, au point de vue des matières à enseigner, de la situation morale et du traitement des professeurs de dessin. Aussi, nous prions les candidats de se reporter à ce que nous avons dit ; nous ne donnerons ici que quelques renseignements sur les particularités de l’examen du degré supérieur.
Peuvent prendre part à ce concours tous les jeunes gens et jeunes fdles âgés de dix-huit ans au moins qui ont déjà obtenu le certificat des lycées et collèges Ier degré ; les inscriptions ont lieu à la direction des Beaux-Arts, après une demande faite soit directement, soit par lettre. La date et l’heure de l’examen étant arrêtées, une convocation spéciale est adressée à chaque élève pour subir les épreuves écrites et orales qui, toutes, ont lieu à Paris dans les salles de l’école des Beaux-Arts.
La majorité des élèves pourvus du diplôme du Ier degré se présentent à cet examen, non que le diplôme supérieur soit exigible pour trouver un poste, mais parce que la préparation du Ier degré peut suffire pour le degré supérieur. Nous voulons dire par là que la différence qui sépare ces deux examens n’est pas considérable ; ce qui les distingue particulièrement, ce sont les épreuves orales, où les interrogations du second degré sont plus longues et surtout plus complètes. Si nous examinons le reste du programme du degré supérieur, nous voyons qu’il n’y a pas d’épreuve de dessin géométral, que la perspective est à peu près identique pour les deux degrés et que souvent même on rencontre les mêmes sujets (degré supérieur 1889 — * I er degré 1891 ; degré supérieur 1891 — Tcr degré 1897, etc.)
EXPOSE PRATIQUE
Le dessin de figure d’après l’antique et l’ornement en relief sont au même niveau dans les deux examens; quant à l’adjonction, pour le degré supérieur, du dessin d’une figure entière d’après nature, du dessin de tête et d’une épreuve d’anatomie, elle n’augmente guère ]a difficulté de l’examen, car tout candidat qui a étudié l’antique dans une école a étudié successivement l’antique et la nature. Nous ne citerons pas les épreuves pédagogiques, qui sont absolument les mêmes, et qui, à notre avis, font double emploi.
Le résultat pratique du diplôme des lycées et collèges, degré supérieur, est d’élever le traitement des professeurs qui en sont pourvus, cela en théorie et d’après les règlements, mais non en pratique, car il est à remarquer qu’un grand nombre de professeurs diplômés des deux degrés sont obligés d’accepter le traitement afférent au diplôme du Ier degré. L’utilité de l’examen, ainsi comprise, est donc très contestable, ou bien il faudrait faire les modifications que M. Jules Pillet demandait naguère, c’est-à-dire : introduire au programme une rédaction sur un sujet emprunté à l’histoire de l’art ou à la pédagogie du dessin, ajouter une épreuve de composition d’ornement et, facultativement, une épreuve de modelage ; ou encore : refondre en un seul l’examen des lycées et collèges et l’examen de composition décorative, dont nous nous occuperons plus loin; on éviterait ainsi un concours aux élèves, et le recrutement des professeurs ne serait pas inférieur pour cela. Mais avec ce changement total, il faudrait faire subir de nombreuses modifications aux deux programmes ; c’est ainsi que l’étude de l’élément décoratif, qui domine à l’examen de composition décorative, devrait entrer dans le programme des lycées et collèges degré supérieur ; 011 pourrait ainsi débarrasser ce dernier des épreuves purement scientifiques et en faire un examen plus artistique et conséquemment plus en rapport avec l’enseignement que doivent donner les futurs professeurs.
PROFESSORAT DES LYCEES (DEGRÉ SUPERIEUR
Extrait da Journal officiel du 18 juillet 1881.
MINISTÈRE DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE ET DES BEAUX-ARTS
EXAMEN
Du certificat d’aptitude à l’enseignement da dessin dans les lycées et collèges (degré supérieur).