‹ Le Program[me] de M. Crenier [i.e. Grenier] [microforme]Chapitre 7 sur 21 · EXTRAIT, DES MINUTES DU CONSEIL · texte numérisé non relu

EXTRAIT, DES MINUTES DU CONSEIL

(Assemblée mensuelle ajournée, vendredi, 17 septembre 1875.)

Présents : — Son Honneur le maire sup-.

pléant, l’échevin Holland ; les échevins McGauvran, Nelson, Desmarteau,Chapleau, Thomas, Wilson, Stephens, Hood, Mullin, Loranger, McCord, Crevier, McCambridge, Grenier, Brunet, Duhamel, Childs, Foster, McLaren, Roy.

Est soumis et lu le rapport du comité spécial nommé pour considérer les conditions auxquelles la balance de l'octroi d'un million de piastres accordé au chemin de fer de Colonisation du’Nord, doit être payée au gouvernement.

Le comité fait rapport respectueusement :

Que les membres du comité se sont réunis le quatorze du courant, et tel que chargés de le faire par le Conseil, ont pris en

considération le sujet qui leur était soumis, et après mûre délibl:ation, votre comité a:

adopté les conditions qui, dans son opinion, devront être proposées au gouvernement et qui sont énumérées dans l'état ci-joint.

Que, à la même assemblée, le Président, l'échevin Nelson, et les échevins Stephens et Loranger ont ét6 choisis pour se rendre à Québec avec les dites conditions pour en conférer avec le gouvernement,

Que la députation est partie mercredi soir, et le jour suivant a eu lieu une entrevue avec le gouvernement, à laquelle entrevue, les conditions ci-dessus mentionnées furent pleinement discutées, et comme.

résultat de la conférence, votre comité soumet présentement l'état ci-joint, comprenant les conditions tel que soumises, et les réponses du gouvernement, et votre comité recommande que, à 1 exception à la réponse à la onzième condition, qui, dans l'opinion.

de votre comité, devrait dire que le délai sous lequel le chemin devra être complété, ne dépassera pas la date du premier octobre mil huit cent soixante dix-sept, les dites conditions telles qu'amendées par le gouvernement, soient approuvées et sanctionnées par le conscil.

Quant à ce qui concerne la première question, savoir si le conseil de ville doit ou non être r'présenté dans le bureau de direction, votre comité suggère que plutôt.

que de perdre son rang préférentiel én ce:

qui concerne les dividendes, la ville se dé siste de ses droits à être représentée dans le bureau de direction.

Le tout, néanmoins, respectueusement soumis.

(Signé,) A. À. NELsoN, Geo. W. STEPHENS, L. O. LoranGer, THomas WiLsoNw, J. GRENIER, J. W. MoGauvran.

Chambre du comité, Hôtel-de-Ville, Montréal, 17 septembre 1875. }

Sur motion de l'échevin Nelson, secondé par l'échevin Loranger, il fut résolu que ledit rapport soit reçu et adopté.

Nous ne répétons pas ici les conditions : elles sont connues. Qu'il vous suffise de dire que le gouvernement Îles remplit toutes et audelà, puisqu'il ajoute à cela la construetion des ateliers de réparation que M. Grenier, en bon représen-

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Nous Sgen en témoignage le chef de M. Grenier, M. Joly, qui disait en Chambre le 29 février :

Maintenant que le gouvernement a rempli une partié de ses obligations vis-à-vis de Montréal, je ne doute pas que cette ville consente à payer ses deux premiers quarts et alots pourquoi faire une loi pour l'y forcer ? (Rapport du National.)

Le refus que la corporation fait aujourd oui de tenir sa parole a failli nous faire perdre réellement le terminus du chemin de fer.

C’est cette apparence de mauvaise foi qui a fores le gouvernement à recourir à des mesures de sévérité.

Si Montréal se décide à payer, les rigueurs ne seront pas pour elle et, si elle est sincère, elle ne doit pas s'occuper de mesurés qui ne la regardent pas. Est-ce qu’un honnête homme se formalisé’ d’une loi condamnant les voleurs à la prison ? 1

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