LU
Devis de Varchitecte Blorriy en date du 9 floréal an 8.
Devis estimatif des dépenses qu'entraîneront l'enlèvement des décombres, l'abatage des masses de maçonnerie informes et inutiles et autres débris de divers monuments restés dans le local de la cy-devant cathédrale d'Anvers, ainsi que les diiïérens travaux qu'il est indispensablement nécesaire d'effectuer dans ce bâtiment , tant pour réparer les dégradations occasionnées par suite des démolitions de toute nature qui y ont ont été faites, que pour le rétablir convenablement et dans l'intérieur et à l'extérieur ; suivant les détails cy-après mentionnés.
Savoir :
Florins.
io Pour l'abatage des masses de maçonnerie qu'il convient de faire disparaître et le transport de tous les décombres existans dans l'église ; cy 1750. —
2o Pour les réparations en maçonnerie à faire tant dans l'intérieur qu'à l'extérieur de l'édifice ; cy 2800. —
3o Pour tous les ouvrages qui sont du ressort des tailleurs de pierres ; cy 1800. —
4o Pour les réparations les plus urgentes à effectuer par le plombier ; cy 1400. —
5® Pour les réparations à exécuter à la toiture par les ardoisiers; cy 800.—
6o Pour réparations au vitrage ; cy 430. —
7o Pour tous les ouvrages à exécuter par le charpentier; cy. . 280. —
8o Pour les fermetures, ferrures et autres objets concernant le serrurier; cy 240.—
9o Pour les réptfralions à faire aux eokmneâ et antres onte* ments ; cy i . . » . • v . . < < ^ . . » * « ^ . ; . . ^ . i . . . . « . « 370» -^
Nota : Il convient de choisir à cet effet des plafonncurs de préférence aax maçons, les premiers étant plus propres à exécuter ces sortes d^oUvrages.
IQo Pour blanchissage de diverses places de l'église et enduction à rhuile où il sera nécessaire 520 —
11® Pour frais imprévus ; cy 30O. —
Total 10,690 n.
Dressé par le soussigné par ordre du Préfet du département des Deux- Nèthes.
Anvers , le 9 floréal an 8.
J. Blom, ak*cbitectè.
un.
EiOiMiU d(*s rerfiêifés aux procèif'VerbûUx de Véplhe Nôirc-^Dartie,
1800 moy 30, hebben d'hccrCAMBiERjd'heer vanHal, d'heer Beeckmans, en d'hecr van Praet , hunnen voorigen loffelykcn dienst van kerkmeesters met eenen nieuwen iever hernomen en tcn huyse van d'hecr Beegkmans , wcrden door hem bedankt d'heer Parys met de syne, die deze kerk gevraegd en verkregen hadden, bedaukt voor hen gedaen devoir.
Arrêté Au maiV'é UUtôi^ùaiit le citoyen J, vàh PMel à f^èâtaWiér des objets pfôVeficMt dé Vancîefifie cathédraXè.
DÉPARTEMENT Anvcrs , le 9 ventôse an IX (28 février 1801).
DÉâ
Deux- Nèthes.
1" Bureau. Le maire de la ville d'Anvers,
fol. 17.
N^ge.
Vu la pétition du citoyen G.-3. van Praet , préposé à la restauration de la cathédrale , pour lui et ses confrères , tendante à ce que des effets non
vendus appparteoan| à la cathédt'de et déposés dans différents enéroits et particulièrement dans l'église d«s ci-devant Jésuites , lui soient remis pour servira la restauration de ladite église de ta eathédrale.
Considérant que ces effets sont une propriété réellement dépendante de la cathédrale , à laquelle ils doivent être remis sans délai , Arrête :
Art : 1er. Tous les effets ayant appartenu à la cathédrale et qui soni maintenant déposés dans l'église des Jésuites, seront remis au eitoyen van Praet en sa qualité susdite.
Art. â. Le citoyen van der Straelbm , adjoint de la mairie^ est ehirgé de surveiller ladite remise ; il en dressera inventaire et en tirera un récépissé.
Art. 8. Expédition du présent sera délivré audit citoyen van Praet.
Pour copie conforme.
Le secrétaire,
BOURCERET.
Lettre du Bureau des MarguUliers de l'église Notre-Dame au Maire Jçan-Etienne Werbrouck demandant tq> réouperlHr^ 4^ ce temple ç^u euUi} K 23 floréal an X. (13 m^i 180?.)
No 1374.
Les Marguilliers de Téglise de la Sainte Vierge, paroisse de la ville
d'Anvers ,
au citoyen Mair« de la marne ville.
Citoyen Maire !
A peine le premier Consul de la république français^ avait ^^ebé nps pleurs par le don précieui^ de la paix géné|*ale , que par mi9 suH& de $4 sollicitude paternelle , ii s'occupa de rendre au* b^bitans d^ \^ France |fî libre culte de la religion et la splejadeur au^si apwçnne que ^eç\ueus§ ,
1 £n marge : Autoriser Touverture par un arrêté çt faire «ne belle lettre.
aussi édifiante que consolante de la religion catholique y apostolique et romaine , déclarant que le gouvernement la reconnaît comme celle de la grande majorité des citoyens français.
Et afin de ne pas être frustré plus longtems d'un bienfait incalculable , qui, depuis tant de siècles, a fait tout le bonheur des individus de la république en général , et des habitans de cette ville en particulier , nous eûmes la satisfaction de voir paraître la convention arrêtée entre le gouvernement français et Sa Sainteté Pie VII , suivie des articles organiques.
A l'article premier nous trouvons : « La religion catholique , aposto- > tique et romaine sera librement exercée en France : son culte sera public, »
A l'article douze de cette convention , il est dit : a Toutes les églises » métropolitaines , cathédrales , paroissiales et autres , non aliénées , 9 nécessaires au culte , seront mises à la disposition des évoques. }>
Et l'article neuf du titre deux des ministres , section première, dit: » Le culte catholique continuera d'être exercé sous la direction des » archevêques et évêques dans leurs diocèses et sous celle des curés dans 9 leurs paroisses. >
Finalement , l'article 60 section 2 de la circonscription des paroisses veut : « Qi**il y aura au moins une paroisse par justice de paix. »
En conséquence , les marguilliers de l'église cathédrale et paroisse de la Sainte Vierge en cette ville, soussignés, vous exposent. Citoyen Maire, que ladite église , une des plus belles de l'Europe, vient d'être restaurée avec des fraix immenses, et mise en état pour y recommencer incessamment l'exercice du service divin de la religion catholique, apostolique et romaine, ainsi que les instructions y afférantes, comme prédications solennelles appelées sermons , et celles connues sous le nom de stations de l'Avent et du Carême , cathéchisme , etc.
Que les citadins d'Anvers n'ont qu'un désir ardent, et ne forment que le même vœu bien prononcé , de voir ce superbe temple rendu au culte si chéri de leurs ayeux.
Eh ! qui connaît mieux ce désir et ce vœu , que vous , Citoyen Maire , qui sçait mieux que vous , avec quelle onction notre sainte religion y a fleuri sous l'épiscopat de l'illustre prélat Joseph-Anselme Werbrouck, votre oncle paternel, pasteur qui fut arraché si inopinément à son troupeau !
En partageant votre juste douleur, nous nous rappelions aussi tous avec vous, avec quelle splendeur le service divin y fut exercé sous le dernier chef du chapitre , votre digne frère , le vénérable doyen , moissonné à la
-Ûemr de sa brfHante 43arrîère, et ft tfai nous ne pouvons nous dispenser d'appliquer des paroles mémorables : consummattis în hrevi , explevît iempora muUa 1
Ij^s soussignés osent donc «e flatter en s'adressant à tous (qui marchez r«iH* les traces de ces grands hommes,) avec une confiance illimitée, que v<ms if aurez rien de plus empressé que de condescendre â la demande des supplians et au cri unanime de vos concitoyens , en les authorisant de rouvrir la paroisse de la Sainte "Vierge , pour y exercer publiquement le •euHe de la religion catholique , apostolique et romaine, ainsi que toutes les iostra^tionsy relatives etafférantes, et pour y entonner, dans reffasion de «os cœurs: Domine^ salvam fac rempuhlicam , Domine, salvos fac Consules ! en se conformant aux règlemens de police que le gouvernement jugera- nécessaires pour la tranquillité publique.
Salut et respect , (Signé) Edmundus Cambier.
» Jean van Hal q.q.
» Jean Baptc. Joseph Beeckmans, q. q.
» J. VAN Praet.
Anv^i^, le 23 floréal an 10(13 mai 1802).
Réponse du Maire autorisant Vouverture de Véglise Notre-Dame, Anvers , le 24 floréal an 10 (14 mai 1802).
2e Bureau. Le Maire de la ville d'Anvers aux citoyens Edm.
■" Cambier, Jn.-F. Van Hal, J.-B.-Joseph Beeckmans
Ouverture de L ÉGLISE N -Dame et J. Van Praet, Marguillers de l'église Kotre-Dame
c . ' ^ . d'Anvers.
Citoyens,
Je m'empresse de répondre an vœu que "tous m'exprimez , par votre pétition en date d'hier, en vous adressant mon arrêté de ce jour qui vous ^Kitorise à rwavrir régHse Notre-Dame. Cet édifice majestueut , réparé et
embelli par vos soins, sera un monument durable qui attestera à la postérité la piété qui vous anime et le bon goût qui vous distinguo.
Je bénis avec vous le gouvernement sage qui nous a rendu la paix et la religion. 11 a promis des récompenses aux artistes qui travailleraient à embellir nos temples et déjà le peintre reprend la palette, le statuaire son ciseau ; dans peu les ravages et les dévastations du vandalisme seront réparés.
Je vous prie d'agréer mes remercîments sincères pour ce que votre pétition contient de flatteur pour ma famille et pour moi personnellement. En m'efforçant de marcher sur les traces de mes parents qui ont occupé des sièges ecclésiastiques en cette ville , je justifierai la confiance que vous me témoignez.
J'ai rhonneur de vous saluer avec une très-parfaite considération.
Werbrouck.
Arrêté du Maire concernant la réouverture de Véglise Notre-Dame. 2« Bureau.
Ouverture
DE l'église de la StE.
Vierge u'iVKVERS. . ^ Registre aux arrêtés.
Le Maire de la ville d'Anvers.
Vu la pétiliori présentée par les Marguillers de l'église paroissiale de la Ste.-Vierge , pétition dans laquelle ils expriment leur vœu et celui de leurs concitoyens pour l'ouverture de l'église précitée.
Considérant que le concordat passé entre le gouvernement français et la Cour de Rome a été publié en cette ville et que rien ne s'oppose à ce que le vœu général de ses habitants soit rempli.
Arrête : r
L'ouverture publique de l'église paroissiale de la Ste.-Vierge d'Anvers
est £|ccordée aux pétitionnaires , en leur susdite qualité de marguilliers^ à charge par eux d'observer régulièrement les dispositions des loix relatives à Texercice du culte catholique ; en ce qui peut les concerner.
Expédition du présent sera adressée aux citoyens ci-dessus désignés pour leur direction.
Fait en l'hôtel de la Mairie de la ville d'Anvers , le 24 floréal an 10 (14 mai 1802).
Werbrouck.
Extrait d'une notice sur l'église de Notre-Dame.
C'est depuis cette mémorable journée (18 brumaire) que cette église, qui avait été fermée et plusieurs fois menacée d\Hre vendue pour la démolir, a été ouverte le jour de la publication du concordat. Depuis ce tems , les respectables mârguiliers ont rivalisé de zèle avec les maîtres de chapelles pour rétablir cette superbe basilique , pour quel rétablissement l'empereur, lors de son séjour à Anvers en l'an 11, accorda 15,000 francs.
Le portail, l'orgue, la chaire, l'autel de St.-Antoine, les pavemens dans le chœur et les chapelles, etc., donnent une idée avec quelle magnificence ces dignes administrateurs désirent opérer cette restauration. On leur devra que cette église pourra être comparée aux plus belles de toute la Belgique
Extrait des notes du concierge de l'église Jean-Pierre van Dyck,
Den 16 mey 1802 is onze cathédrale kerk ingewyd door den eerweerden heer Seerwaert, plebaen der zelfde kerk , 's morgens ten 5 ure ; tôt dien dienst heeft men aen de groote kerkdeur gesteld eene tatel met een kleed op en eene schotel met zout en eenen tob met water om te wyden en de muren der kerk te besproeyen van buyten ; ten tweede eene tafel aen den autaer met een kleed op en eene schotel met assche, eene met zout en een
fleschken met wyn en eenen eemer met water voor de -wyding van binoen , en op iedere tafel een wywaterborstel van hysope voor de besproeyîng van dekerk. Deze wydingis geschied op de manier als volgt : ten eerste is het water gewyd aen de grootedeuren dan is de kerk besproeyt van buyten en dan heeft men geleyd een tapyt met twoe kussensvoor den autaer voor den wyder op te liggen ten tyde van de litanie van aile Heiligen die is gesongen en andere psalmen en versen ; ten tweede heeft men aen den antaer gewyd het water, den wyn, de assche en het zout en dan ondereen gedaen om van binnen de kerk tebesproeyen hetwelk is gedaen dry mael. En daer zyn by geweest vicr muziekanten , serpent, capellanen, 3 kleyne kanonikken, voor den gregoriaenschen zang, en eenige groote kanonikken en twee assistenten met choorkappen , twee cantors met choorkappen en den wyder ook met eene choorkap^ al in het wit, en de twee kosters voor het wywater te dragen en na de wyding is de mis gedaen in faux-bourdon , en , ten 10 ure , is gedaen de groote mis in groot muziek door den plebaen van Bomberghen van het noordkwartier , en, ten 5 ure , het lof in groot muziek door den plebaen Seerwaert voornoerad van het zuydkwartier ; deze twee missen zyn met het lof gedaen in het rood , alzoo het was den feestdag van St. Joannes- Nepomucenus.
Denzelfden dito is geweest het eerste lyk in de kerk van den haer Willemsens, en kerklyk afgezongen van den voornoemden heer Seerwaert met de capellanen en flambeeuwen.
Don fait par le premier Consul d'une somme de fr. i5fi00 pour la restauration de Véglise Notre-Dame. (21 juillet 1803.)
RÉPUBLIQUE Française,
Anvers , le 2 thermidor an 11 de la république française.
Le Général tSouverneur du Palais, au Maire d*Anvers.
J'ai Thonneur de vous prévenir , Citoyen Maire , que le premier Consaol fait don d'une somme de quinze mille francs, pour servir aux réparations de l'église d'Anvers ; je vous prie de faire avancer cettç somme par lenecevenr
du département, qui la tirera à vue sur le citoyen R. Steve, (?) trésorier du gouvernement à Paris. Je le préviens de cette disuposition.
J*ai rhonneur de vous saluer^ (était signé) Dupon.
Pour copie conforme,
Par le Maire de la ville d'Anvers.
La Secrétaire ,
BOURCERET.
Notes de M, François Gysels, chef du ier Bureau de V Hôtel de ville.
l'Église de Notre-Dame.
En exécution d'un décret de la convention du 7 vendémiaire an IV de la république (29 septembre 1795), les églises furent supprimées en France.
Ce décret reçut son exécution à Anvers en vertu d'un arrêté de la municipalité du 28 septembre 1797. Deux jours avant sa fermeture, un grand nombre de personnes se rendirent à l'église de Notre-Dame pour en enlever les meubles et les ornements; le surplus fut vendu de manière qu'il ne restait pour ainsi dire que le:) murs nus.
A défaut d'amateurs pour les acheter , la majeure partie des églises ne furent point vendues sous la république, telles que celles de Notre-Dame, de Sl.-André et de St.-Jacques. Celle dernière resta même à la disposition des prêtres assermentés pour y célébrer le service divin.
Au mois de mai 1802 , toutes les églises fermées furent réouvertes en vertu du concordat conclu entre le premier Consul Bonaparte et le Pape. Par suite de ce rétablissement , les églises dévastées obtinrent plusieurs ornements provenant des couvents et abbayes supprimés. C'est ainsi que l'autel de la chapelle de St. -Antoine provient de la chapelle du St.-Sacrement âe l'église de St -Michel ; la statue et les reliques de St.-Antoine proviennent du couvent supprimé des capucins. Le maître-autel de l'église de St. -André provient de l'abbaye de St.-Bernard , etc.
Depuis des siècles le vaisseau de l'église. de Notre-Dame n'avait pas été convenablement entretenu, et différentes parties de son ensemble menaçaient ruine. En 1844 les travaux de réparations i exécuter furent évalués par
l'architecte Dublbt à fr. 1,075,258.45. Pour y pourvoir en partie, Le conseil communal vota un subside de fr. 100^000, payables par 20»t'8 ; la province fr. 50,000, payables par 25^68; la fabrique de Téglise un concours annuel de fr. 5,000 et le gouvernement un subside de fr. 8,000 pour chacun des exercices 4847 et 4848 et de fr. 45,000 pour les années suivantes.
A la fin de 4860, les dépenses faites s'élevaient déjà à fr. 373,547.39 et sur l'ensemble des subsides alloués il ne restait plus à recevoir pour solde qu'une somme de fr. 472,000. Cependant à cette dernière époque, d'après de nouvelles évaluations de l'architecte, les dépenses qui restaient à faire encore s'élevaient à fr. 4,467,355.75, de sorte que sur le pied d'une dépense annuelle de fr. 50^000 il s'écoulerait encore près de 30 ans avant d'arriver à une restauration complète.
La tour de Notre-Dame.
Ce magnifique monument fut commencé entre 4420 et 4423 et terminé en 4548. D'anciennes relations en attribuent le plan à l'Italien Giovanni Amelio , et son élève Pierre Smit dit Appelman du surnom de son père qui était fruitier i.
Plusieurs fois la hauteur de la tour a été mesurée et toujours avec un résultat plus ou moins différent , entre autres par le maître tailleur de pierres Wouters, le géomètre Witdoeck, père, et en 4825 par les architectes Serrure et Bourla , d'après lesquels la hauteur est de 422m 925"! , non compris la barre de fer qui supporte la croix et le coq , ni les trois pieds d'exhaussement du sol à sa base pour le mettre de niveau avec le pavé de l'église.
La tour tient, quant à sa hauteur , le quatrième rang après la plus haute pyramide de TÉgypte (Chéops) qui a 447 m. de hauteur ; la tour du Munster de Strasbourg en a 442 ; la tour St. Etienne à Vienne 438 et la coupole de St. Pierre à Rome 432.
On monte au faîte de la tour par 622 marches de 48 cent, de hauteur. Le coq a une hauteur de 90 cent, sur 4 m. 20 cent, de longueur et son poids est de 55 kil.
La cloche dite Gabriel qui sonne l'heure, fut fondue en 4449 ; elle est d'un poids de 44,000 livres. Le bourdon dit Carolus , fut fondu en 4507 ;
1 M. le chev. L. d« Burbure a rectifié cette allégation erronée dans sa notice sur les architectes Jean et Pierre Appelmans publiée dans la Biographie nationale.
il pèsô d 6,000 livres et Charles-Quint en fut le parrain. Le carillon , qui se compose de 99 cloches, se fit entendre pour la première fois en 1458. Les quatre cadrans placés en 4863 ont été fournis par rhorloger Vital Silva et le fondeur en cuivre Prémereur de Grammont. Us ont coûté 1rs. 24,825.
Le diamètre de chaque cadran est de 6 m. 75 cent, ce qui lui donne une longueur développée de 21 m. 21 cent, et une superficie de 35 m. 80 cent. Les chiffres ont une longueur de 1 m. 20 cent ; Taiguillc marquant Theure a une longueur de 2 m. et celle des minutes de 2 m. 55 cent.
Vers la fin du dernier siècle on avait acquis la conviction que la tour exigeait des réparations urgentes ; mais le manque de ressources empêcha d'y pourvoir. En 1827 on a commencé les réparations le plus urgentes et vers la fin de 1841 , les dépenses faites s'élevaient à frs. 186,470.91 supportées exclusivement par la ville. A partir de cette dernière époque, le gouvernement et la province étant intervenus dans les frais de restauration, les travaux furent poussés avec activité , et à la fin de 1860, l'ensemble des dépenses s'élevait déjà à frs. 722,276.90. Dans ces frais considérables la part de la ville a été de. . , Frs. 543,676.90
Celle de l'État de » 108,550.—
Celle de la province de » 70,050. —
Ensemble Frs. 722,276.90 Depuis lors les travaux se continuent.