‹ Le promenoirChapitre 40 sur 58 · I4O A J. APPERT · texte numérisé non relu

I4O A J. APPERT

Nous errions, chantant leur los,

Dans l'endos Des austères cénobites.

Les ronces ont, à leur gré,

Dévoré Le jardin des vieux ermites.

Rien, sur le sol dévasté,

N'est resté Qui désormais les rappelle.

Vous me répétiez souvent :

Leur couvent Fut là ; tout près, leur chapelle !

Seule, la source des bois,

Autrefois Témoin de leur vie obscure, Pleure, en ce coin délaissé,

Le passé, Dans un sanglotant murmure.

Tant que, bouclier vermeil,

Le soleil Jetait sa flamme agrandie

A J. ATPERT I4I

Sur le bord du firmament,

Allumant Dans le Gouffre un incendie,

Nous restions là, tout songeurs.

O rougeurs Du couchant plein de mystères !

Aux bois criblés de rayons,

Nous croyions Voir errer des solitaires.

Et, le soir, des parchemins

Dans les mains, Tous deux nous cherchions la trace Des souvenirs qu'en ses jeux

Outrageux Marâtre Nature efface.

Maintenant, mon docte Appert,

Il appert De vos lettres authentiques due ce livre uouveau-né,

Pomponné, Peut s'étaler aux boutiques.

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