ACTE n, SCÈNE I
Peine ou beauté cruelle, Tout s'étourdit par elle.
Demain, danseurs joyeux, Nous valserons bien mieux.
Demain Jean se marie A Berthe son amie !
Valsons, valsons toujours, Pour lui, pour ses amours!
PLUSIEURS DANSEURS, s*arrètant fatignés.
Pour les danseurs, allons, Jean, de la bière!
JEAN 9 leur en versant.
En voici, mes ainli 1
(Remontant le théâtre et regardant vers la porte du fond»)
Le jour baisse et ma mère Bientôt sera de retour Avec ma fiancée... 0 Berthe î ô mon amouff
(Piîndant ce temps, Jonas, Math'sen et Zacharie sont entrés dans lattToriic t..
g*approchant d'une table où sont assis plusieurs paysans. )
L*UN d'eux, s'adressant à Jonas.
Avec nous, mon révérend père!
ftuvez-vous?
Volontiers !
JEAN, f part, et regardant toujours le fond dq théâtre.
Quand le bonheur m'attend, D*où vient donc en mon cœur ce noir pressentiraient?
JONAS, regardant Jean qu'il n'a pas encoiQ vît,
0 2ielî
MATHISEN ET ZACHARIE.
Qu'avez-vous donc?
JONAS
Regarde, Zacharie, Ce jeune homme...
ZACHARIE, avec étonnement.
Eli edet...
MATI^ISEN, de mêm^.
Oui, ces traits., c'est frappant!
tous trois, à voin basse.
La ressemblance est inouïe!
JONAS
Et devant moi, vivant, j'ai cru voir, à sou air.
David, le roi David, qu'on adore à Munster!
MATHISEN.
Ce tableau qu'on révère en notre Westphalie^ Et qui fait tous les jours des miracles...
JONAS^ lui faisant signe de se taire, et s'adressant à qiielaues-uns des paysans qui sont à gauche. )
Amis î
(Leur montrant Jean qui, rêveur, ne les regarde pas.)
Quel est cet homme?