‹ Le prophète; opéra en cinq actes. Paroles d'Eugène Scribe. Représente pour la première fois, a Paris, sur la Théâtre de l'Opéra le 16 avril 1849Chapitre 20 sur 87 · LE SERGENT · texte numérisé non relu

LE SERGENT

Par l'ordre de mon maître, et non loin de ces rive^ Au château de Harlem je menais deux captives. Quand près de ta chaumière, et dans un bois épais Dont les sombres détours l'ont cachée à ma vue, L'une soudain a fuil... qu'est-elle devenue? Réponds !

JEAN

Je n'en sais rien!...

LE SERGENT, le regardant.

Si vraiment^ tu le sais, Te taire est déjà trop d'audace ! . . . Tu me la livreras!

JEAN, avec indignation.

Moi! moi! plutôt mourii!

LE SERGENT, avec dédain.

Que m'importent tes jours? que veux-tu que j'en f'atfL^c ? Mais ta mère à l'instant à tes yeux va périr Si tune parles pas...

JEAN, étendant ses mains suppliantes.

Ma mère ! . . . grâce ! . . . grâce ! . . .

LE SERGENT, souriant.

Ah! le moyen est bon!... vois! choisis?...

JEAN

Ahî tyran!!!

(il reste quelques instants la tête cachée entre ses mains, et l'orcbeslre expriojo les combats qui stf iivrent en luij

Page 1