‹ Le prophete opera en cinq actes paroles de M. Eugene ScribeChapitre 28 sur 63 · scène xn · texte numérisé non relu

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Les Mêmes, ZACHARIE, Soldats anabaptistes.

ZACHARIE

Aussi nombreux que les étoiles Ou bien que les flots de la mer,

En chasseurs, qui tendraient leurs toiles Contre les aigles du désert,

Vers nos phalanges immortelles,

Venaient les païens courroucés!...

Où donc sont-ils?... Ils ont fui, dispersés!

Comme le sable, au désert!... Dispersés !

Dispersés !

Tous, dispersés !

Couvrant les monts, couvrant les plaines,

Leurs chars qu’on voyait défiler,

Pour nous lier traînaient des chaînes,

Des roseaux pour nous flageller!

Pour nous punir, pauvres esclaves,

Ces vaillants guerriers sont venus !

Où sont-ils, ces guerriers si braves?...

Où donc, sont-ils?... Ils ne sont plus!

A la fin de ce couplet, les soldats anabaptistes, accablés de fatigue, se sont assis ou étendus sur la neige pour se reposer.

mathisen, prenant Zacharie à pari; Voici la fin du jour 1 Nos fidèles soldats Depuis l'aurore ont tous combattu!...

ZACHARIE

Pour la gloire !

HATHiSEtC.

Aux estomacs à jeun elle ne suffit pas.

„ ZACHARIE

Voici venir pour eux les fruits de la victoire !

Sur cet étang glacé, de tous les environs,

Do nombreux pourvoyeurs, le front haut, le pied leste, Accourent vers le camp !

matiusex.

C’est la manne céleste Qui vient reconforter nos pieux bataillons.

On voit dans le fond du théâtre, défiler, sur l’étang glacé, des traîneaux attelés de chevaux, les petites voitures à quatre roues chargées de provisions : la fermière est assise sur la banquette de devant, et un homme debout, derrière elle, pousse le traîneau. Des hommes, des femmes et des enfants, portant sur leur tcle des paniers ou des pots delait, sillonnent l'étang glacé dans tous les sens et abordent auprès du camp.

zachauie, prenant à part Malhisen.

Et toi. pendant ce temps...

Jl lui parle bas et lui remet un papier cacheté.

Va !... tu m’entends !

Malhisen sort par la droite.

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