‹ Le prophete opera en cinq actes paroles de M. Eugene ScribeChapitre 42 sur 63 · LE PROPRETE · texte numérisé non relu

LE PROPRETE

Vainement j’ai cherché lé (répas dans les flots !

Un pécheur m’a portée expirante au rivage,

Où des soins généreux m’ont cachée aux bourreaux ! ht plus tard j’ai courn 1 j’ai revu ta chaumière !...

Où sont-ils?... où sont-ils? Disparus pour jamais ! Vers Munster j’ai tourné mon espoir ! Lh naguère Mon aïeul, vieux soldat, fut gardien du palais!

Seule, à pied.... j’ai bravé les dangers, la misère!

Cet humble habit l’éloignait do mes pas !

Et j’accours!... je te vois! mon amie et ma mère ! Guide-moi vers ton fils !... conduis-n.oi dans ses bras! fidès, à part.

Pauvre fille!... comment faire Pour t’apprendre ma misère,

' Pour te dire qu’une mère D’un fils pleure le trépas !

berthe, avec joie et vivacité.

Près de ton fils conduis-moi, bonne mère;

Viens, hâtons-nous ! .. O bonheur ! ô transport ! fidès, de même.

Mon fils!...

bf.rthb, voyant son trouble.

En quels lieux est-il donc ?

,. .• fi dès, sanglotant.

Il est mort !

berthe, poussant un cri.

Mort !... mort!...

Moment de silence et de consternation.

BERTHE

Dernier espoir, lueur dernière,

Qui pour jamais ont disparu!

Que faire encor sur cette terre?

Mon bien -aimé, je t’ai perdu !

FI DÈS

Un matin je trouvai dans mon humble logis

Des habits teints de sang... c’étaient ceux de mon fils.

Une voix s’écria : Le ciel voulait sa tête,

Tu ne le verras plus ! c’est l’arrêt du Prophète !

BERTHE

Qui ? lui ! ce monstre, ce tyran !

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