‹ Le prophete opera en cinq actes paroles de M. Eugene ScribeChapitre 45 sur 63 · UNE VOIX SEULE · texte numérisé non relu

UNE VOIX SEULE

En son sein aucune femme Ne l’a porté ni conçu !

Fils de Dieu, divine flamme,

Rayon du ciel descendu.

CHOEUR

Le voilà, le roi prophète !

Le Yoilà, le fils de Dieu !

A genoux!.»» courbez la tèto- Devant son sceptre de feu !

Sur le hdut du grand, escalier paraît Jean, couvert des habits impériaux, le sceptre en main, la couronne en tête. Derrière lui Jouas, Zacharie , Mathisen et ses principaux officiers. A son aspect tout le monde se prosterne. Seul, debout, au milieu de cette multitude, Jean descend lentement quelques marches d'un air pensif ; puis il porte sa main à sa couronne et dit en se rappelant la prédiction du deuxième acte.

JEAN

Jean ! lu régneras! ! ! oui... c’est donc vrai!.», je suis L’élu, le lils de Dieu !...

En ce moment Fidès, qui est sur le devant du théâtre, à droite , vient de se relever. Elle seule et Jean se trouvent debout dans l'église. Elle regarde le nouveau roi et pousse un cri.

FIDÈS

Mon fils!!! '

Jean tourne les yeux de son côté, lui tend les bras et veut courir vers elle ; mais au cri de Fidès, tout le peuple qui était à genoux s'est relevé, et s’éloigne avec indignation de celle femme sacrilège. Zacharie cl Jouas se sont approchés d'elle et tirent leurs poignards; Mathisen, qui est près de Jean, lui dit à voix basse.

JONAS

Si tu parles,

Lui montrant Fidès.

Sa mort!

jean, avec fureur.

Infâme!

Puis avec effroi cl modérant son émotion, il se retourne vers sa mère et dit froidement.

Quelle est cette femme?

fidès, avec indignation.

Qui je suis?...

Moi!... qui je suis?... Je suis la pauvre femme Qui l’a nourri, t’a porté dàns ses bras!

Qui l’a pleuré, t’appelle, te réclame,

Qui n’aime enfin que toi seul ici-bas!...

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