‹ Le protestantisme et la r`egle de foi (volume 2)Chapitre 25 sur 25 · POLÉMIQUE POSITIVE · texte numérisé non relu

POLÉMIQUE POSITIVE

De la règle de foi de l'Eglise catholique, p. 1-677.

AVANT-PROPOS. Objet de cette seconde partie, 2. — Mé thode qu'on y suivra, ibid. — Manière de la traiter, 3.

CHAPITRE PREMIER. La règle catholique considérée au point de vue biblique, 4-100.

Article premier. La règle catholique est la seule qui ait son fondement dans la Bible, 4-28.

L'Église catholique n'a jamais refusé de discuter à l'aide de la Bible les points controversés, comme l'en accusent à tori les protestants, 4. — La règle prochaine de la foi catholique trouve son solide fondement dans la Bible, 7. — La voie tracée par Notre-Seigneur clans l'ordre qu'il donna à ses apôtres de propager l'Evangile est toute contraire à celle que suivent les protestants, ibid. — Textes bibliques en preuve de cette assertion, 8. — Réflexions sur ces textes, 9. — Jésus-Christ, en conférant la mission à ses apôtres et à leurs successeurs, ne leur a pas donné d'autre règle prochaine de foi que cette autorité, 11. — La même vérité se prouve par les textes bibliques où il est parlé directement de l'Eglise, 17.

— Les apôtres ont fait usage de cette autorité, 20. — La même vérité se prouve enfin et se confirme par les promesses solennelles du Sauveur, 21. — Nature de ces promesses, 22.

— Conséquences qui en découlent, 23. — Les preuves bibliques produites pour la règle catholique comparées avec les preuves du même genre alléguées par les adversaires pour la règle protestante, 24. — Réflexions sur ces preuves et conclusion, 26.

Article IL Considérée au point de vue biblique, la règle de foi catholique est la seule qui ait pour fondement et pour objet toute la parole révélée de Dieu, 29-67.

Le mépris qu'affectent les protestants pour la tradition est démenti par leur conduite même, 30. — Ils suivent la tradition et l'admettent pratiquement en dépit de leur théorie, ibid.

— C'est ce que démontrent plusieurs de leurs pratiques dans l'administration des sacrements de Baptême et d'Eucharistie, 36. — Les protestants rendent témoignage à la tradition dans tout ce qu'ils retiennent du christianisme positif, 38.

— Les protestants ne connaissent pas la tradition, qu'ils combattent, 39. — C'est ce que font voir clans leur polémique, par leur propre fait, les docteurs d'Oxford Shuttleworth et Palmer, 41. — Vraie et légitime notion de la tradition comme règle partielle de foi dans le sens catholique, 43. — Notion qui renverse d'un coup le système protestant sur ce sujet, 46. — Pourquoi l'Ecriture ne contient pas explicitement toutes les vérités nécessaires à croire, 47. — En quel sens on peut la dire, tantôt parfaite, tantôt imparfaite, 48. — La tradition est l'enseignement toujours vivant de l'Église, 50. — Elle est inaltérable, ibid. — Moyens dont l'Eglise est pourvue pour conserver la tradition dans sa pureté, 51. — Autre paralogisme des protestants, qui confondent la tradition avec les moyens par lesquels elle est parvenue jusqu'à nous, 55. — Saint Irénée et Tertuliien, 58. — Les protestants sont dans l'impuissance de prouver que les Ecritures contiennent toutes les vérités révélées, 60. — Loin de là, les catholiques leur prouvent le contraire à l'aide de la Bible même, 61. — Sophisme des protestants réfuté, 62. — Pourquoi les hérétiques ont refusé de tout temps de reconnaître la tradition pour règle de foi, 64. — Folie et absurdité du protestantisme, 65.

Article III. La règle catholique de foi, considérée au point de vue biblique, est la seule qui garantisse à la Bible son divin caractère, sa sainteté et sa dignité, 68-100.

Notion de l'inspiration de l'Écriture, 69. — Le fait de l'inspiration des livres saints ne peut être certifié que par l'Eglise catholique, ibid. — Diverses hypothèses imaginées par les protestants pour rendre raison de l'inspiration des livres saints, 71. — Toutes ces hypothèses sont vaines, 72. — Les protestants ne peuvent, d'après leur règle, alléguer aucun texte biblique pour prouver l'inspiration de l'Ecriture, 73. — Inconvénients où sont tombés Turretin et Michaëlis , en voulant prouver l'inspiration des livres du Nouveau Testament, 75. — Les rationalistes ont fini, en suivant la règle protestante, par rejeter toute inspiration divine, 80. — Parti désespéré qu'ils ont pris sur cet article, 81. — On ne saurait prouver que par l'autorité de l'Eglise l'inspiration des livres saints, 85. — Analyse du procédé mis en œuvre pour prouver cette inspiration, ibid. — Double témoignage rendu

par l'Eglise aux livres saints, 89. — Témoignage nécessaire en tout temps, 92. — C'est contre toute raison que les protestants nous accusent de commettre, en usant de ce procédé, une pétition de principe ou un cercle vicieux, 94. — Combien les sentiments qu'éprouve le catholique pour les livres saints, en les recevant de l'Eglise, diffèrent de ceux du protestant, qui les dégrade, les mutile, les détruit en vertu de sa règle de foi.

CHAPITRE II. La règle de foi considérée au point de vue historique, 101-175.

Article premier La règle catholique de foi est la seule qu'ait fait profession de suivre l'antiquité chrétienne tout entière 101-125.

Exposé d'une difficulté, 101. — Cette difficulté même donne gain de cause au catholicisme, 102. — Les textes bibliques favorables à la règle catholique ont trouvé leur véritable explication dans l'enseignement et la pratique de l'Eglise, avant même qu'ils fussent consignés dans les livres sacrés, 103. — L'Eglise, dès son premier établissement, a été en possession de résoudre les doutes des fidèles en matière de foi, de mœurs et de discipline; 106; — de dirimer les controverses par des jugements sans appel, 107; — de condamner les novateurs, ibicL — Difficulté résolue, 110. — L'œuvre des apôtres dans le gouvernement de l'Eglise continuée par leurs successeurs, 112. — Discipline de l'Eglise dans l'élection des évoques, 113; —et dans les questions de foi, 114. — Il était impossible qu'il se fît aucune altération dans les matières de foi, 115. — Pour connaître certainement quelle était la foi de l'ancienne Église, il suffit de consulter la foi de l'Eglise de notre temps, 117. — Comment l'Eglise a exercé son autorité sans interruption dans tous les siècles, 119. — Exemples de condamnations d'hérésies prononcées par l'Eglise, ou même par les seuls pontifes romains, 120. — En se conduisant ainsi , l'Eglise ne faisait qu'agir conséquemmentàson principe essentiel d'autorité, 121. — Elle ne faisait qu'exercer son principe vital dans l'exercice de son pouvoir, 122. — Les hérétiques, en s'opposant à l'enseignement de l'Eglise, se condamnent eux-mêmes par cela seul qu'ils contredisent l'enseignement de Jésus-Christ, 123.

Article II. La règle catholique de foi, considérée au point de vue historique, est la seule qui ait maintenu l'intégrité de la foi contre toutes les sectes, 126-158.

Méthode que nous voulons suivre dans cet article, 126. — L'idée que nous présentent de la foi les saintes Ecritures, 127. — Identité de la foi dans tous les temps, 128. — Déve-

ioppcmcnt de la foi par <. venue du Sauveur, 129. — Comment Dieu a pourvu à la conservation des vérités révélées dès le commencement du monde, 133. — Economie particulière de la divine Providence pour la même fin à l'égard du peuple hébreu, 134. — Jésus-Christ a fait entrer dans cet ordre de providence l'Eglise qu'il a instituée en lui confiant le dépôt de la révélation, 136. — Combien de sectes se sont élevées dans le christianisme pour ravir et dilapider le dépôt confié à l'Eglise, 137. — Cause du grand nombre de ces sectes, 139. — Fermeté qu'a montrée l'Eglise à les rejeter et à les condamner, 140. — Combien l'Eglise a eu à souffrir de la turbulence des sectes, qui toutes cependant ont fini par se dissiper, 141. — Dans l'hypothèse protestante le dépôt des vérités de la foi serait anéanti, 144. — Aperçu des contradictions des protestants sur l'article de Y Eglise, 145 ; — comme sur tous les autres articles de croyance, 150. — Il en résulte que le protestantisme n'est autre chose que l'œuvre de l'homme et de l'esprit de ténèbres, 151 ; — et l'Eglise catholique l'œuvre de Dieu, ibid. — L'Eglise n'a pu être ébranlée par aucun des assauts qui lui ont été livrés, 153. — Parallèle établi entre les païens et les hérétiques, 154.

Article III. Considérée au point de vue historique, la règle de foi catholique est la seule à laquelle on soit redevable de la conversion de tous les peuples à la vraie foi, 159-175.

Prophéties multipliées annonçant l'appel de toutes les nations à former une nouvelle Eglise universelle, 159. — Ces prophéties confirmées par Jésus-Christ, 161. — Leur exécution et leur accomplissement par le principe d'autorité ou de la règle catholique. 162. — On le démontre quant à la théorie, 163. — On le prouve aussi par les faits, 165. — Preuves tirées des anciens Pères, 166. — Sagesse de Dieu dans le choix qu'il a fait, pour atteindre un pareil but, de la règle catholique d'autorité, 169. — Si la règle protestante avait été introduite dès l'origine du christianisme, et qu'elle eût prévalu, le monde serait païen encore aujourd'hui, 170. — En supposant que cette règle eût contribué à la conversion des peuples, elle ne les aurait pas unis, mais séparés et divisés, 172 — La règle protestante est d'autant moins propre à convertir les peuples qu'elle fait perdre la foi à ceux qui l'avaient, 174. — Donc la règle catholique est la seule que Dieu ait choisie pour amener la conversion des peuples, 175.

CHAPITRE III. La règle catholique de foi considérée au point de vue théologique, 176-321.

Article premier. La règle catholique est la seule qui satisfasse aux conditions requises pour une règle de foi, 176-212.

Conditions requises pour une règle de ji, 177. — Ces conditions ne se trouvent que dans la règle catholique, 178 — Aucune secte protestante, et en général aucune secte hérétique, ne s'est jamais arrogé l'infaillibilité, 179. — L'Eglise catholique seule se l'est attribuée, et s'est conduite en tout temps d'après cette conviction, 180. — Preuves de cette conduite de l'Eglise dans la définition des vérités dogmatiques et la condamnation des hérésies , ibid.; — ce qu'elle n'aurait pu faire sans injustice, si elle n'eût été infaillible, 181. — La nature même de son ministère requiert l'infaillibilité, 183. — Ce qu'on rend évident en prenant pour exemple l'article de la présence réelle dans l'Eucharistie, 185. — On insiste sur cet argument, 187. — La croyance de l'Eglise en sa propre infaillibilité est justifiée par l'Ecriture, 188; même dans l'hypothèse protestante, 189; — mais principalement par le fait qui s'est continué depuis les apôtres jusqu'à nous, 192. — Elle est donc rigoureusement démontrée, 194. — La seconde condition de la règle de foi est, qu'elle soit visible, 195. — Or, telle est la règle catholique, 196. — Elle est démontrée telle par les emblèmes bibliques dont le Christ s'est servi pour désigner son Eglise, ibid. — C'est ce que démontrent la fin, les moyens de sanctification, et le ministère confié à l'Eglise, 197. — Les protestants n'ont été amenés que par la nécessité au parti désespéré de proclamer l'Eglise invisible, 200. — Absurdité de cette opinion, 201. — La troisième condition de la règle de foi est qu'elle soit perpétuelle, 203. — Les monuments bibliques prouvent que cette perpétuité convient à l'Eglise, ibid. — Cette vérité se confirme parla nature même de la chose, 204 ; — et par l'embarras où se trouvent les protestants quand il s'agit d'assigner l'époque à laquelle l'Eglise aurait cessé d'être, 205. — Si l'Eglise venait à tomber, qui la relèverait de sa chute? 207. — Crimes d'infidélité et de blasphème renfermés dans cette prétention des protestants, 208. — Tous les hérétiques qui les ont précédés leur ont ouvert la marche sur ce point, ibid. — Dans l'hypothèse protestante, tous auraient eu également raison, 211. — Conclusion, 212.

Article II. Considérée au point de vue tJtéologiquey la règle catholique est la seule qui soit propre à conserver efficacement l'unité de foi et de communion dans l'Eglise, 213-251.

L'unité de foi voulue par Jésus-Christ découle du principe d'une autorité infaillible, 214 ; — et c'est par la même autorité qu'elle se conserve, 215. — Le principe d'une autorité infaillible est le seul propre à produire et à conserver l'unité de la foi, ibid. — La règle de foi des protestants porte, de leur propre aveu, à la division, 219. — Réflexion sur un aveu de cette nature, 223. — Donc la règle de l'Eglise catholique, la seule qui

puisse constituer et maintenir l'unité de foi, est la règle voulue par Jésus-Christ, 224. — Perplexités où se trouvent les protestants, 225. — Comment ils cherchent à se tirer d'em- !>arras, ibid. — Il est faux que les catholiques n'aient que l'unité de formules, 227. — Il est faux que les catholiques n'aient pas d'unité, 228. — Leurs disputes domestiques sont môme la plus belle preuve de leur unité dans la foi, 231. — Paradoxe de Vinet attribuant l'unité au protestantisme, 234.

— Réfutation de ce paradoxe, 236. — L'unité de communion se forme et se conserve par la règle catholique, 237. — Exposé et solution d'une autre difficulté objectée par l'anglican Palmcr contre l'unité de communion de l'Eglise catholique, 240. — Objection de Jewel et de Leslie résolue, 243. — La règle catholique, la seule qui soit propre à conserver la double unité de foi et de communion, est la règle voulue par Jésus- Christ, 245. — Confirmation de cet argument, 246. — Conclusion, 251.

Article III. Considérée au point de vue théologique, la règle catholique de foi est la seule qui soit inflexible en elle-même, et propre à maintenir dans son immutabilité le dogme chrétien, 252-289.

L'immutabilité et l'inflexibilité sont des attributs de la vérité. 252. — L'Eglise, en vertu de sa règle, est immuable et inflexible dans son enseignement dogmatique, 253. — Et cela parce qu'elle jouit d'une autorité infaillible, ibid. — On trouve dans presque tous les anciens monuments chrétiens des preuves plus ou moins explicites de la doctrine catholique, 254.

— Rapprochement, sous ce rapport, entre le christianisme en général et le catholicisme en particulier, 256. — La fermeté et l'inflexibilité de l'Église ont triomphé des plus dures épreuves, 258. — L'Eglise fait preuve de sa fermeté en ne permettant jamais qu'on remette en discussion les points déjà définis, 261. — Plutôt que d'abandonner ce principe, elle a mieux aimé faire le sacrifice de royaumes entiers, 263. — Reproche mal fondé, fait à l'Eglise par les protestants, d'avoir changé en matière de foi, 264. — Cette accusation se détruit par les contradictions mêmes où elle les fait tomber, 265; — par l'inspection du symbole, 271 ; — par la preuve que présentent les dogmes définis par le concile de Trente, 277. — Mauvaise foi des controversistes protestants, 280. — Qui sont ceux qui accusent l'Eglise de nouveauté, comment ils s'accordent euxmêmes entre eux, 282. — Nouvelle comparaison entre la règle catholique et la règle protestante par rapport à leurs effets. 236. — Conclusion, 288.

Article IV. Considérée au point de vue théologique, la règle

— oh;; -

de foi catholique est la seule qui justifie l'institution de l'Eglise, 290-321.

L'institution de l'Eglise est déjà en soi la condamnation de toutes les hérésies et de toutes les sectes, 290. — Amour perpétuel de Jésus-Christ pour son Eglise et union indissoluble qu'il a voulu contracter avec elle, 292. — Prérogatives dont il lui a fait part dans ce dessein, 295. — La règle protestante rend inutile l'institution de l'Eglise, 296. — Il en est de même de la règle théosophique, 298. — Celle-ci rend de plus inutile l'Ecriture elle-même, 299. — Le sentimentalisme rend de même inutile l'institution de l'Eglise, 300. — Il est contre toute logique d'admettre comme vraie une communion ou une secte, quelle qu'elle soit, qui se porte pour rivale de l'Eglise de Jésus-Christ, 304. — Objection des sectaires, 305.

— Réponse, 306. — En quoi consiste le tort des non-catholiques, 308. — Dans l'hypothèse protestante, l'institution de l'Eglise ne serait pas seulement inutile, elle serait en outre pernicieuse, 314. — On le prouve par la nature même de la chose, ibid.; — par le fait, 316. — Confirmation de cette vérité par le procédé qu'ont suivi les apologistes protestants,

CHAPITRE IV. La règle catholique considérée au point de vue rationnel et moral, 322-428.

Article premier. La règle catholique est la seule qui soit proportionnée à la capacité de tous, 322-351.

Différence entre l'œuvre de Dieu et l'œuvre de l'homme, 322.

— La règle de foi est simple et à la portée de tous, 323.

— La règle protestante est inaccessible pour la plus grande partie du genre humain, 325. — La règle catholique est adaptée à toute classe de personnes, 326. — Elle unit d'esprit et de cœur tous ceux qui la professent, 328. — Les hommes ont une tendance naturelle à suivre le principe d'autorité, 329.

— Objection contre la règle catholique d'autorité, 331. — Réponse indirecte, 334. — Réponse directe, 335. — Facilité pour le catholique de convaincre celui qui ne l'est pas des caractères de vérité qui ne se trouvent que dans l'Église catholique, 337; — et de rendre raison de sa croyance, 339. — Conclusion de la réponse à la difficulté objectée, 344. — Condition du protestant en conséquence de sa règle de foi, ibid.

— Cause du retour des sectaires à l'Église catholique, 348. — Le protestantisme tend de lui-même vers sa dissolution, 350.

Article II. Considérée au double point de vue rationnel et moral, la règle de foi catholique est la seule qui soit apte

et suffise de sa nature à satisfaire l'esprit et le cœur de l'homme, 352-391.

La règle de foi qui vient de Dieu, c'est-à-dire la règle catholique, est la seule qui réponde aux besoins de l'esprit et du cœur, 352. — Cette règle procure au fidèle la sécurité dans sa croyance, 354. — Rien que le doute là-dessus ferait outrage à Dieu, 355. — Confirmation de cette vérité, 357. — Le noncatholique, au contraire, manque de sécurité dans son état de croyance, 359.— Etat de doute, effet de l'isolement, 360;

— comme de la dissidence des sectes, 351; — et surtout de l'opposition où l'on se trouve dans sa secte par rapport à l'Eglise catholique, 363. — Dans le protestantisme chacun assume la responsabilité de l'erreur où il peut tomber ou se trouver, 367. — Le protestant a pour toute assurance desavoir qu'il peut se tromper ou se trouver dans l'erreur, 368. — Il ne saurait invoquer en sa faveur la présomption, puisqu'elle est contre lui, 369. — Ce qui doit fortifier à ses yeux cette présomption défavorable, c'est de voir son symbolisme presque entier condamné dans le symbolisme gnostique, 371 ;

— et dans d'autres anciens hérétiques, 374; — et par conséquent condamné même avant sa naissance, 376. — Différence entre la condition du catholique et celle du protestant, 377.

— Indices de méfiance par rapport à elles-mêmes que laissent percer les communions non catholiques, 379. — La transaction à laquelle elles se prêtent, ibid. — La tolérance religieuse, 380. -— L'horreur qu'elles témoignent pour la maxime : Hors de l'Église point de salut, 381. — Explication du vrai sens de cette maxime, 384. — L'horreur que le protestant a du catholicisme, 390. — Conclusion, 39.1.

Article III. La règle catholique, au point de vue rationnel et moral, est la seule qui sauve la dignité intellectuelle et morale de l'homme, en le soumettant au joug de la foi, 392-428.

Raison qui semble favoriser le protestantisme, 392. — Cette raison apparente n'a rien de solide, 394. — Autre est la condition des vérités naturelles, 395 ; — autre celle des vérités surnaturelles, 398. — On ne peut connaître ces dernières que par des moyens extrinsèques, ibid. — On ne peut les connaître que par l'intermédiaire de ceux à qui Dieu les a manifestées, 399; — ou par ceux qui les ont reçues des dépositaires immédiats de la révélation, 400. — En se conduisant ainsi c'est à Dieu qu'on obéit, 402. — Or, telle est l'Eglise instituée par Jésus-Christ, 403. — L'homme ne déroge point à la dignité de sa nature en écoutant les enseignements de l'Eglise, ibid. — Au contraire, il la relève, 404. — Grandeur et majesté de l'Eglise sous quelque rapport qu'on la considère. 405. — Objection de Vinet, 407. — Réponse à cette

objection, 408. — Paralogisme que renferme sou raisonnement, 411. — La symbolique du protestantisme, en tant qu'elle diffère de celle du catholicisme, ne se trouve point dans la Bible, 413. — Défi porté à tous les protestants, 415. — Ils ne sauraient user de représailles sur ce point, 417. — Corollaires qui en découlent, ibid. — Les protestants sont les seuls qui défèrent à l'autorité , mais à l'autorité de l'homme seulement, 418. — Combien un tel procédé est indigne et humiliant, 421. — Abjection où tombe, le protestantisme, 422. — Le protestantisme est réduit à reconnaître aux puissances du siècle le droit de réformer la religion, 423. — Conclusion et résumé, 428.

CHAPITRE V. La règle catholique de foi considérée au point de vue polémique, 429-534.

Article premier. La règle catholique est la seule qui résiste à l'examen et triomphe de toutes les difficultés, 429-466.

Absurdes prétentions du protestantisme relativement à l'Eglise catholique, 430. — On ne saurait les soutenir sans faire outrage à Jésus-( :hrist, son divin fondateur, 432. — Jésus-Christ devait à son institution, ou plutôt à lui-même, de rendre son Eglise exempte de toute erreur dans ses enseignements, 435. — Accuser l'Eglise de s'être trompée , c'est accuser Jésus- Christ lui-même d'imprévoyance et d'infidélité à ses promesses, 436. — Deux subterfuges des protestants, 438. — On renverse le premier, 439. — Jésus-Christ s'est engagé par promesse à écarter toute erreur de l'enseignement de l'Eglise, 440. — On réfute le second, 443. — L'Eglise romaine, dont les protestants se sont séparés, n'est autre que l'Eglise catholique, 444. — L'institution de l'Eglise met hors de cause quiconque voudrait l'accuser d'erreur ou de prévarication, 446. — Dilemme proposé aux protestants, 448. — On presse contre eux cet argument, et on fait voir qu'ils ne peuvent échapper soit à l'une, soit à l'autre de ces deux alternatives, 452. — L'institution de l'Eglise a démasqué par anticipation la perfidie de tous ceux qui, dans la suite des siècles, l'accuseraient calomnieusement d'erreur dans ses enseignements, 454. — Confirmation de cette vérité par la manière dont les apôtres se sont conduits à l'égard des novateurs, 456. — Vaine échappatoire imaginée par les protestants, 458. — Elle est mensongère à plusieurs égards, 459. — Autre alternative terrible proposée aux protestants, 462. — Conclusion, 464.

Article IL La règle de foi catholique, considérée au point de vue polémique, ne reçoit aucune atteinte des abus dont les protestants accusent l'Eglise, 467-534.

Ce que c'est qu'une faute et ce que c'est qu'un abus, 468. — Distinction entre les abus de l'Eglise et les abus dans l'Eglise, 470. — Abus fictifs, 471. — Abus vrais et réels, 472. — Avant l'époque de la prétendue réforme, les abus étaient bien diminués et l'œuvre de la restauration bien avancée, 474. — Origine et causes multipliées du relâchement dans la discipline, 477. — Efforts de l'Eglise pour y porter remède, 479. — Etat de la discipline dans l'Eglise à l'apparition du protestantisme, 481. — Le désir de réformer les mœurs et les abus ne fut pas le motif qui porta les auteurs du protestantisme à se révolter contre l'Eglise, 482. — L'origine du protestantisme ne doit pas non plus s'attribuer, comme le voudrait Guizot, à l'émancipation de la raison du joug de l'autorité, 485. — Confirmation de cette vérité par le fait des chefs de la Réforme et

". par l'aveu de Guizot lui-même , 487 ; — par le principe du dogmatisme luthérien, 490. — La règle de foi catholique n'est pas hostile au progrès de la science et des lumières, de l'industrie et des arts, 491. — Le fait même de Galilée n'y fait pas exception, 493. — L'Eglise, en vertu de sa règle même, favorise toutes les sciences et tous les arts dans leur développement et leur progrès, 498. — Preuves de fait, 500. — C'est une calomnie comme une fausseté, que le reproche d'inertie et de stérilité intenté à l'Eglise par Guizot, pour l'époque où s'éleva le protestantisme, 501. — Preuves de fait du contraire, 502. — Les causes de la dilatation et des progrès du protestantisme sont toutes terrestres et lui sont communes avec les autres sectes qui l'ont précédé, 505. — Les prétendus abus dans leur rapport avec la règle de foi catholique, 508. — On ne peut pas les imputer à la règle, si la règle les condamne, 509. — Faux raisonnement des protestants et des apostats, 511. — Il est faux qu'on trouve plus de moralité chez les protestants que chez les catholiques, 513. — Démonstration du contraire, 516. — La sainteté, à prendre ce mot à la rigueur, appartient exclusivement à l'Eglise catholique, 525. — Le protestantisme n'a rien à lui mettre en parallèle, 527. — Le protestantisme est stérile en fait d'établissements de charité, et étranger à la profession des conseils évangéliques, 528. — On conclut par deux réflexions qui n'admettent pas de réplique, 531.

CHAPITRE VI. La règle catholique ne se trouve que dans l'Eglise catholique romaine ou dans l'Eglise universelle en communion avec le siège de Rome, 535-671.

Article premier. L'Eglise romaine est la seule qui ait tous les caractères ou les notes de la vraie Eglise de Jésus-Christ, 535-573.

Observation préliminaire, 536. — Application de cette observation au sujet actuel sous le double rapport de l'établissement de l'Eglise et de l'insurrection des sectaires, 541. — Première origine des sectes, 542. — L'amour de l'indépendance a été dans beaucoup de personnes la cause de la préférence qu'elles ont donnée au protestantisme, 544. — Prétextes des novateurs à leur révolte contre l'Eglise romaine, 545. — Quels doivent être les caractères de l'unique véritable Eglise instituée par Jésus-Christ, 546. — L'Eglise catholique romaine a tous ces caractères , 547 , — comme le prouve son origine, 549; — ainsi que l'origine des sectes, 551. — Les propriétés et les notes de la vraie Eglise le prouvent également, 552. — L'absence totale de ces notes et de ces propriétés dans les sectes, quelles qu'elles soient, en est une autre preuve, 558. — Cette absence ou ce défaut se remarque particulièrement dans l'anglicanisme, 563; — et en général dans le protestantisme, 566. — L'immutabilité de la doctrine , autre caractère de la vraie Eglise , appartient à l'Eglise romaine , à l'exclusion des sectes, 568. — Conclusion, 572.

Article II. Dans le sens comme dans le langage de toute l'antiquité ecclésiastique, ces deux mots catholique et romain sont synonymes, 574-612.

Illusion des sectes qui croient pouvoir rester séparées de l'Eglise romaine sans l'être en même temps de l'Eglise de Jésus-Christ, 575. — On fait voir la vanité de cette prétention par cela même que dans toute l'antiquité chrétienne on a regardé comme une même chose d'être séparé de l'Eglise romaine et de l'être de l'Eglise universelle, 576. — On le prouve par l'autorité de saint Irénée, 577 ; — par l'usage des lettres for mées, 578; par les témoignages explicites de saint Cyprien et d'autres Pères des premiers siècles, 580; — par le fait même des hérétiques, 582. — On prouve la même vérité par l'identité de foi qui a toujours existé entre l'Eglise romaine et les autres Eglises, 583. ■ — On présente à l'appui plusieurs raisonnements et des faits que fournissent nonseulement les catholiques, mais les hérétiques eux-mêmes, 584. — Dieu n'a jamais permis que le siège de Rome tombât dans une seule erreur contraire à la foi, 591. — La même vérité se prouve en outre par l'uniformité avec laquelle l'Eglise universelle condamne toutes les doctrines que peut condamner l'Eglise romaine, 592. — On le prouve par les témoignages de toute l'antiquité chrétienne, 593 ; et parle fait, 596. — Nouvelle preuve résultant de ce que tous ceux qui étaient expulsés de l'Eglise romaine l'étaient par contrecoup de toute l'Eglise catholique, 599. — Différence entre le cas d'hérésie et celui de schisme, 600. — Les noms de ça-

tholique et de romain admis comme synonymes par toute l'antiquité achèvent la démonstration, 602. — Origine de la dénomination de romaine donnée à l'Eglise catholique, 604. — Sotte prétention de l'Eglise anglicane, 608.

Article III. La primauté de Pierre et de ses successeurs est essentielle à l'Eglise catholique, 613-671.

L'Eglise fondée par Jésus-Christ sur l'apôtre Pierre, à qui, pour cet effet, il a conféré la primauté, 614. — Comment Jésus- Christ a conféré le sacerdoce, l'épiscopat et l'apostolat également à tous les apôtres, y compris saint Pierre, 617. — Il n'en a pas moins conféré exclusivement la primauté à Pierre, comme l'attestent ouvertement trois desévangélistes, 619. — Prérogatives de cette primauté propres à Pierre seul, à l'exclusion des autres apôtres, 621. — Et cela pour constituer à perpétuité la parfaite unité de son Eglise, 623. — Comment cette unité est constituée par l'union de tous au siège de Pierre, 624. — Comment elle a dû se continuer après sa mort dans ses successeurs par suite de la constitution essentielle à l'Eglise de Jésus-Christ, 625. — Cette même vérité nous est prouvée par les témoignages formels des Pères, 627.

— Première classe des Pères ou de ceux qui affirment que Jésus-Christ a établi la primauté dans la personne de Pierre pour constituer et maintenir à perpétuité l'unité de son Eglise, ibid. — Seconde classe, savoir de ceux qui affirment que Jésus-Christ a fondé son Eglise sur la foi de Pierre, 633,

— Troisième classe, ou de ceux qui ont entendu les trois textes évangéliques de la primauté de Pierre et de ses successeurs, 635. — Quatrième classe, ou de ceux qui affirment que Pierre a parlé par la bouche de ses successeurs, et qui appellent du nom de chaire de Pierre le siège du pontife romain, 639. — La même vérité nous est confirmée parles faits publics et solennels, et 1° par les conciles œcuméniques, 641. — Vrai sens du canon vi du concile de Nicée par rapport à la primauté du siège de Rome, 642. — Les conciles d'Epbèse et de Chalcécloine, 643. — Tous les conciles œcuméniques ont demandé la confirmation de leurs actes aux pontifes romains, 645. — Le siège de Rome principe d'action et de vitalité dans tout le christianisme, 648. — Actes de primatie exercée par les papes sur les Eglises d'Orient et sur celles d'Occident, 649. — Appels faits de toutes les parties du monde chrétien au Saint-Siège, 653. — Les causes majeures, les légations, les vicaires apostoliques, 655. — Multiplicité de leurs actes dans l'Eglise universelle, 656. — Le pontificat romain est la clef qui nous ouvre l'explication de l'histoire de l'Eglise, ibid. — Sans lui on ne pourrait se rendre raison des événements qui s'y sont accomplis, 657. —

Le pouvoir pontifical est indépendant de la condition politique de l'ancienne Rome, 664. — La suprématie du pontificat romain confirmée par un autre argument irréfutable, 665.

CONCLUSION. Récapitulation, 672. — Solidité de la règle catholique, ibid. — Imprudence des non-catholiques et témérité qu'il y aurait à s'appuyer sur la règle qu'ils font valoir, 673. — Le protestantisme est une apostasie de la foi chrétienne, 675. . — Triste condition des protestants, ibid.

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