MONSEIGNEUR ANTOINE DE SALINIS
ÉVÊQUB d' AMIENS,
Monseigneur ,
Un concours de circonstances des plus heureuses, en m'araenant aux pieds des précieuses reliques dont vous avez si admirablement doté votre église, m'a procuré à mon retour, et à mon passage à Paris, la connaissance d'un libraire-éditeur, qui de lui-même m'a proposé la traduction d'un récent ouvrage du R. P. Perrone sur le protestantisme. C'est ainsi, Monseigneur, oserai-je vous dire en répétant, je crois, vos enseignements, que la divine Providence aime à se servir, pour arriver à ses fins, des moyens qui y semblent souvent les plus étrangers.
C'est à vous. Monseigneur, qu'après Dieu, et après la Sainte aussi dont il a plu à sa sagesse infinie de
VI ÊPITRE DÉDICATOIRE.
glorifier les restes, je dois l'initiative de ce travail, si plein d'attraits pour l'esprit et pour le cœur d'un prêtre. Permette» donc. Monseigneur, que je le dédie à Votre Grandeur, soit comme un souvenir qui restera mêlé à tant d'autres de la translation du corps de sainte Theudoôie, soit comme un témoignage durable de ma reconnaissance pour la bienveillante hospitalité que j'ai autrefois reçue de vous.
Daignez agréer l'hommage du très profond respect avec lequel je suis,
de Votre Grandeur,
Monseigneur,
te trè^ humble et très Qbéia^ant serviteur, Appi^phe-Chawles PELTIER, prêtre^
Rejms, le 10 novepibrç 1853.