‹ Le protestantisme et la règle de foi, trChapitre 30 sur 30 · DU PREMIER VOLUME · texte numérisé non relu

DU PREMIER VOLUME

Lettre de S. E. Mgr le cardinal Gousset au traducteur, p. iv.

Êpître dédicatoire à Monseigneur Antoine de Salinis, évéque d'Amiens, p. v.

Notice sur la vie et les ouvrages du R. P. Perrone, par M. l'abbé Chassay, vn.

Discours préliminaire de l'auteur, 1-63.

Origine des schismes et des hérésies, selon S.Cyprien, 2. — Importance de cette doctrine, 3. — Aujourd'hui point de milieu entre Rome et la mort pour les sociétés, 5. — Faveur que Dieu a faite à l'Italie de placer en elle le centre de la vraie religion, 6. — Tentatives pour introduire le protestantisme en Italie dès la fin du xvi« siècle, frustrées de leur eflfet, et par quels moyens, 7. — Nouvelles tentatives et dangers qui en résultent pour l'Italie au siècle actuel, 13. — Mal toujours croissant : comment il a éclaté, comment il a été réparé, 14. — Réflexions sur ces tentatives, 19. — Vaines promesses de liberté politique faites dans le même but, 21.

— Combien ces promesses sont illusoires , ibid. — Combien le protestantisme a été fatal à la liberté politique, 23. — C'est lui qui l'a étouffée, 26. — Et il n'en pouvait être autrement, 27. — Sophisme de l'induction qu'on prétend tirer de l'état prospère et de la puissance de l'Angleterre, 31. — C'est à la religion catholique seule que ce gouvernement en est redevable, ibid. — Quant à la Réforme, il ne lui est redevable que de son paupérisme et de sa dégradation religieuse et morale, 33. — On ne doit pas confondre la grandeiu* politique avec le bien-être social, 37. — Les peuples ne doivent rien de moins que leur bonheur à la religion catholique, 38.

— Mal qui résulte pour l'Italie des menées des apostats et des angUcans, 39. — Motifis d'espérer que l'Italie échaj^ra à ce péril imminent et à tous les pièges des ennemis de sa foi, 40. —Avantages de l'Italie, absolus et relatifs, 44. — Ce qu'elle

doit faire pour les conserver et les accroître, ibid. — Occasion de cet ouvrage, 45. — Son dessein, 46. — Sa division, 47. — A qui il ^«dresse, 4â. •— Auteurs dont on a teit principalement usage, 61,

Introduction, 55-101.

§ I. De la nature de la foi, 55-61.

Avantages de la foi, 55. — Ses effets merveilleux, 56. — Sa définition, 57. — Analyse de cette définition. — Objet de la foi, ibid, — Assentiment et qualités qu'il doit avoir, 59.

§ II. Du moyen ou du critérium à l'aide duquel on peut connaître avec toute certitude les vérités révélées de Diati, ^l'-TO.

Théorème fondamental, 61. — Dieu a donûé unmoyçboartnin

et sûr pour connaître ses vérités révélées, 6S. *- Cette Vérité se confirme par la nature même de ces vérités, par Texpérience, par les oracles divin», 63. ^Ce f»oy<en eit là Béglê de foi, 67. — La nécessité d'une règle de t(A admise par toutes les communions chrétiennes, 68.

§ m. Propriétés et conditions de la règle de foi, 70-76.

Les propriétés et les conditions de la règle de fol doivent tialtfe de la nature de la foi et de la règle elle-même, 70. — Sa première propriété, comme sa première condition, est qu'elle soit certaine et sûre y 71 ; la seconde, qu*eUe suffire pour lever tout doute en cas de controverse, 72; la troisième, qu'elle soit universelle, c'est-à-dire à la portée de tous^ 73 : la (juatrième, qu*il ne lui mamîue rien pour être perpétuelle et indéfectible, 74 et suiv.

§ ÎV. Règle de la foi catholique, 76-84.

Double dépôt de la révélation divine, l'Écritureet la TriKiition, 76. — Ce double dépôt a été confié à l'É^Us^ enseignante, qui a reçu pour cela le don dOnfaUfibilUé et àUndéfectibUUé^ 78. -*- Méthode de l'ÊgUae dao« la proposition qu'elle fait des vérités à croire» 79; dans te jugement des controverses, 80. -^ La science n'en souffre aucua détriment, 81 . — Et par QNiséquent, personne ne peut 0e dispenser de se soumettre à cette règle, 82 et sui¥.

§ V. Règle de foi protestante, 85-101.

Double tendance de Thomme, Tune théoiophique, l'autre rationnelle, 85. — Comment toutes les deux s'harmonient en suivant la règle catholique, 86. *— Comment elles se dépravent en abandonnant cette règle, 87. — Exemples tirés de

rhistoir« dei pfémimn hérétiques, des gnostiques, des autres qui ont suivi, et de ceux du moyen-âge, 88. — Fluctuations de Luther «ntre ces deux tendances, 90 ; —de Zwingle, 93 ; — des anabaptistes, 94; — de Calvin, par qui ta tendance théo- BOphique se diangea en tendance rationaliste, 95. — Retour des sectes subalternes au théosophisme, 96. — Les quakers, ibid. — Les Frères Moraves, 97. — Les méthodistes, ibid. •«•- Les swédenborgiens, 98. — De là deux règles principales professées dans le protestantisme : la théosophique et la rationnelle, ibid. — Troisième règle hétéroclite, ou mitovenne, deranghcanisme, 99. -— Méthode suivie par nous dans la réfutation de ces trois régies de foi, 101.

PASMIÈRE PARTIE. POLÉMIQUE NÉGATIVE, 103-588. SECTION PREMIÈRE. De I*A. RÈGLE THÉOSOPHIQUE, 103-140.

Chapitre unique. Examen de la règle de foi protestante théosophique, consistant dans une illumination immédiate de TEsprit-Saint, 103-140.

Pourquoi on entreprend de discuter cette régie avant les deux autres, 103. — Pourquoi Luther 1q préconisait, J04. — Effets de cette règle parmi les sectes protestantes, 105 ; —les mêmes dans tous les temps, 106. — On prouve que cette règle est p!»emièrement arbitfaire, 108 ; secondement trom- P0US0) 109 ; et enfin propre à engendrer des conséquences maamUes tskhi en théone qu'en pratique, 110. — Ce qui se confirme par l'histoire des gnostiques, 112; des montanistes, 114 ; de Tanquelme et de ses partisans, 116 ; des anabaptistes et d'autres enthousiastes de tous pays, 116. -^ Les swédenborgiens, 122 ; — les méthodistes, 125. — Sectes plus récentes de la Maison d'amour, 129 ; — de YOEuvre de la Miséricorde, 130; — des irwingîstes, 132; — deGrignoschi, ibid. ; — des nouveaux adamites, 133. — Corollaires à dé^ duire, 124. — Objection et réponse, 135. —Inutilité des Écritures et de l'apostolat, si l'on admettait cette règle, 137 et suiv.

SKCFION n. De la règle rationnelle, 141-518.

Chafitrs premier. La règle rationnelle protestante considérée au point de vue biblique, 141-256.

Article L Cette règle est défectueuse par rapport aux fondements que la Bible doit présupposer, ibid.

Embarras du protestant qui prend la Bible pour règle de sa foi, 142. —Il ne saurait prouver de quels livres ni de combien la Bible se compose, 143. —Il ne saurait le prouver, ni par la

Bible, ni Bans la Bible» 144. — De Joséphe Thistorien et du canon d'Esdras, 146. — Les protestants ne peuvent recourir à la tradition, 161 ; ni à l'autorité de l'Église, 152 ; ni aux critériums intrinsèques , 153 ; ni au goût intérieur, 154. — La difficulté est plus grande encore pour le canon du Nouveau Testament. 156. — Ils ne peuvent s'assurer de Vautkenticité, soit de chacun de ces livres, soit de chacune . de leurs parties, 157. — Ils ne peuvent «i prouver Yintégrité, 166; — encore moins V inspiration divine, 167. — Tout cela se confirme par le fait, 169, et par l'aveu de Barclay, 171. — I^auii désespéré auquel se sont arrêtés, pour se tirer d'affaire, plusieurs protestants, 172. — Aveu de Luther, que.c^estde FÊglise que les protestants ont reçu les saintes Écritures, 176.

Article II. La règle rationnelle protestante, considérée au point de vue biblique, n'a point de fondement dans l'Écriture ellemême, et y trouve au contraire sa condamnation, 178-199.

Canon des protestants pour les articles à croire comme révélés dans la Bible, 178. — Ils ne sauraient en prouver la vérité par la Bible, ni avec la Bible, 179. — La Bible leur enseigne même le contraire en termes explicites, 180 ; — et par la nature de la mission confiée aux apôtres, '181. — C'est ce que les apôtres ont confirmé par leurs paroles et par leurs actions, 183. — Cette règle est en opposition directe avec les enseignements de la Bible, 188. — Textes que les premiers protestants alléguaient en preuve de leur système, abandonnés aujourd'hui par leurs successeurs, 190. — Observation importante, 197...

Article m. Considérée au point de vue biblique, la règle rationnelle de foi protestante est défectueuse en ce qu'elle tronque et mutile la parole révélée de Dieu, 200-237.

La règle des protestants est fausse de droit et de fiiit^ 201 : — fausse de droit, parce qu'elle s'appuie sur le caiwice et sur le sens privé, 202; et parce que la véritable leçon du texte a dû dépendre des seuls protestants, 204; — de fait y parce que, de Jeur propre autorité, ils ont scindé en deux le canon 4e la Bible, 206. — Ce qu^ils n'ont pu faire, ni en vue de «es caractères intrinsèques soit positifs y soit rtégatifs, 208: — on le prouve par l'examen de ces caractères, 210 ; — ni en vue de ses caractères extrinsèques, 215. — Leur déloyauté à distribuer leurs Bibles mutilées aux catholiques, 217. — Ils ont fait de même par rapport à chaque partie des Uvres saints, 218. — Arbitraire dont ils usent dans le choix des leçons variantes^ 219; — dans leurs versions faite&sur les originaux, 220. — Ce qui se prouve par des exemples pris

dans l'Ancien Testament, 221 , — et dans le Nouveau, 225. — Autre espèce d'altérations du texte par la Société biblique, dans les versions protestantes, tant anciennes que modernes, 227. — Exemples de ces corruptions et de ces altérations, 230.

Article IV. Considérée au point de vue biblique , la règle rationnelle protestante est défectueuse dans son application biblique elle-même, 237-256.

Contradiction de Luther dans ce système, 238. — Insuffisance de la raison pour l'interprétation dogmatique de la Bible, prouvée^ par la théorie et par la pratique, 2^.

— Clarté de l'Écriture proclamée par Luther et ses adhérents, 243. — Eux-mêmes ont démenti par le fait cette clarté prétendue, 245. — Opposition constante entre la théorie et la pratique chez les protestants par rapport à cette prétendue clarté de la Bible, 247. — Aveu postérieur de Luther au sujet de l'obscurité de l'Écriture, 249. — On confirme la chose par des exemples, 250. — Articles dogmatiques explicites, 262.

— Impuissance absolue de la raison à se former un symbole de foi avec la Bible seule, 253. — Aberrations commises dans la manière de l'entendre, i6irf., — surtout quand on se trouve dominé par les préjugés et les passions, 255.

Chapitre n. La règle rationnelle protestante considérée au point de vue historique, 257-333.

Article I. La règle rationnelle protestante a été inconnue à toute l'antiquité chrétienne, et même contredite par elle, 257-277.

C'est en vain que les protestants affectent de ne pas tenir compte de l'antiquité, 258. — L'idée même de la nouvelle règle protestante manquait totalement dans l'antiquité chrétienne, 260. — Bien plus, la règle contraire y a toujours dominé, 261. — Témoignages formels des anciens Pères, 262.

— Saint-Irénée, 263. — La même vérité se prouve par la pratique universelle et constante, 266. — Adresse des hérétiques à masquer, dans les commencements ^ leurs nouveautés sous un langage catholique, 269. — Hommage qu'ils rendaient par cet artifice même à la règle catholique, 271. — Confirmation de ce qui vient d'être dit par l'habitude ou ont toujours été les hérétiques de recourir, aussi bien que les catholiques , à l'autorité, 272. — Fausse assertion de Guizot, 273. — Témoignages exprès des Pères contre les hérétiques qui se fondaient sur l'Ecriture seule interprétée par l'esprit particulier, 274

Article II. Considérée au point de vue iiistorique, la règle rationnelle protestante a été suivie en pratique par tous les hérétiques, et, en théorie, elle est propre à justifier toutes les hérésies, 277-295.

Les anciens hérétiques sont tombés dans leurs erreurs pour avoir voulu interpréter l'Écriture d'après leur sens privé, 279 ; — comme le démontrent les monuments de l'antiquité, ibid. — Cette règle justifie en théorie toutes les hérésies, 285 — Argument invincible et insoluble que tout hérétique peut opposer à un protestant, 286. — Inconséquence et honteuses contradictions des protestants lorsqu'ils condamnent comme hérétiques les novateurs anciens et modernes, 287." — Confirmation de cet argument, qu'on fait voir être sans réplique, 291. — Les protestants sont ceux qui, en vertu de la règle même , ont moins que tous les autres le droit d'en faire usage, ibid. — Ils ont, malgré eux, retenu longtemps dans la pratique le principe d'autorité , 293. — Observation importante, 295.

Article III. La règle rationnelle protestante, considérée au point de vue historique, est contredite de fait par tous les réformateurs, 296-313.

Puissance séductrice des mots, 296. — Diverses classes de jm-otestants, 297. — Les chefs de la Réforme, 298. — Luther n'a pas pris pour règle de son nouveau dogmatisme la règle de . l'Écriture seule et du libre examen, ibid. — On le prouve par la nature de ses erreurs, 301. — On le prouve, en outre, par les falsifications qu'il s'est permises de l'Écriture pour la faire servir à ses fins, 302. — Confirmation de cette assertion par la biographie même du réformateur, 304. — Développement de cette preuve par le récit de la dispute qu'il prétendit avoir avec le diable, 305 ; — par le mépris qu'il faisait des Écritures, 307 ; — par les raisons dogmatiques, 310 ; — par la pratique de Luther lui-même, 311. — La même chose prouvée de Zwingle et de Calvin, 312.

Article IV. La règle rationnelle protestante, considérée au point de vue historique, n'a point été observée dans la pratique par les protestants eux-mêmes, 314-334.

Observations préliminaires, 314. — Preuve générale et à priori, 315. — Les savants prouvent par leur conduite qu'ils ne sont pas protestants en vertu de la nouvelle règle, 319. — Faits a l'appui, 320. — Même chose se prouve de ceux qui passent du catholicisme à quelque secte protestante, 321, — La même preuve s'applique aux ministres respectifs des diverses sectes, 322 , — et de même à tout le peuple, 326 ; — pour l'époque

où naquit la prétendue Réforme, ibid. , — et pour les générations qui sont venues depuis, 328. — Différence fondamentale entre le catholique et le protestant, sous le rapport de leur règle respective de foi, 331, — Personne n'est prêtes* tant en vertu de la règle du libre examen, 332.

Chapitre III. La règle rationnelle protestante considérée au point de vue théologique, 334-407.

Article I. Envisagée théologiquement , la règle ratioimelle protestante détruit l'unité de foi, ainsi quej'unité de communion, que Jésus-Christ a établies dans son Église, 334-366.

Le but de la venue du Sauveur dans le monde a été, en particulier, d'enseigner anx hommes le précepte de la charité. 334. — Ses discours et ses exhortations, ^335. — Unité de foi et de charité voulue par lui dans son Église, 336. — Comment les apôtres ont prêché l'unité de foi et de charité, 337 ; — double unité qui devait se perpétuer dans l'Église pour tous les siècles à venir, 338. — Comment cette unité s'est réalisée dans l'Église, 34J.. — De cette unité dépendent les qualités essentielles de l'Église, 342. — Elle est la marque distinctive de la vraie Église de Jésus-Christ , 343. — Cette unité est radicalement détruite par la règle protestante, 345. — Et d'abord l'unité de foi, ibid, — Dans le protestantisme, tout individu esta lui-même sa règle de foi la plus prochaine comme la plus indépendante, 346. — De là la diversité infinie des croyances, 347. — Paradoxes de Vinet au sujet de l'unité religieuse, 349. — Le protestantisme s'oppose par sa règle à l'unitéde charité, 367. — Preuves de fait, 358. —Témoignages de Nixon, 362, — et d'autres, 364.

Article H. La règle rationnelle protestante, considérée au point de vue théologique, détruit la notion même de la foi, 367-384.

Notion de l'objet de la foi, 368. — Manière de la concevoir des protestants, conséquemment à leur règle, ibid. — Cette manière de la concevoir en détruit la notion, parce que le doute est inhérent au protestant par la nature même de son interprétation particulière de la Bible, 369 ; — à cause de la faiblesse de sa raison, 370; — à cause des différentes ma-

. nières de voir de chaque individu, 371 ; — *• à cause de la facilité qu'elle donne de passer d'une communion dans une autre , 373 ; — à cause de l'état de méfiance où elle laisse le croyant ; 374. — Par conséquent, le protestant ne croit pas à Dieu, mais uniquement à soi-même, 377. — Tout cela se voit confirmé par les faits, 378. — La foi du protestant est arbitraire, 379. — Toutes les hérésies les plus étranges et les plus impies se réduisent dans l'hypothèse protestante à des diversités d'opinions, 383.

Ai-tlde m. Considérée au point de vae théologiqiie, la règle rationnelle de foi protestante mène au rationalisme, 385-407.

Ce que c'est que le rationalisme, 385. — Comment le rationalisme est un fruit du protestantisme, 386. — Analyse de la règle protestante, 387. — Elle anéantit le surnaturalisme, 389. — Elle renverse la morale, 390. — Elle fait du christianisme une école philosophique, 392. — Le socinianisme, 394. — Le rationalisme vulgaire, 397. — Le rationalisme philosophique ou gnostique, 399. — Pourquoi le rationaUsme renfermé dans la nouvelle règle de foi ne se reconnaît pas pleinement de prime abord, 401. — Ridicule que présente la polémique des suppôts vulgaires du protestantisme, 404. — Monstruosités où le protestantisme a été conduit par le développement logique de sa règle, 405.

Chapitre IV. La règle rationnelle protestante considérée au double point de vue rationnel et moral, 408-495.

Article I La règle rationnelle protestante est contraire au sens commun, 408-424.

Spectacle qu'offre l'homme, et le protestant comme les autres, en matière d'intérêts, soit terrestres, soit religieux, 408. — Folie du protestant par rapport à sa règle de f(H, 409. — Comparaison de la société avec le code, 410; — du code avec 1 Écriture sainte, 411. — Cinq différences entre un code de lois et les divines Écritures, et qui font voir combien Tintelligence des Écritures est plus difficile que celle d'un code de bis, 412. — Cela est d'ailleurs dans la nature de kt chose, 419. — On insiste sur cet argument, 421. — Conclusion, 423.

Article II. La règle rationnelle protestante, considérée au double point de vue de la raison et de morale, répugne à l'humilité prescrite par Jésus-Christ, 424-452.

Tout rÉvangile respire la plus profonde humlUté^ que Jésus- Christ a inculquée par ses paroles et ses actions à ses apôtres et à tous ses disciples,. 424. — Nécessité de l'humilité pour la foi, 426 ; — de la soumission et de l'obéissance, 427. — Belles preuves d'humilité données par les apôtres, 428. — La règle du protestantisme est incompatible avec l'humilité prescrite pour la foi par Jésus-Christ, 429. — Manière dont les apôtres exigeaient la foi à leur enseignement, 430. — La même méthode continuée de tout temps dans l'Église, 432. — Les hérétiques de tous les siècles se sont opposés à cette méthode, 433. — Affreux inconvénients qui s'en seraient suivis, si l'Église avait prêté l'oreille aux hérétiques, 436. — Orgueil incroyable que suppose la règle protestante, 439. — Cela se confirme par l'analyse de la règle protestante, 442 ; •— par tes

faits, 446. — Cette règle ne peut se concilier avec l'enseigne' ment des apôtres, 448. — Cette règle admise, il n*est plus possible qu'il y ait des hérétiques, 449 et suiv. — Les protestants hérétiques, 449; — condamnés par l'Église comme les autres hérétiques qui les ont précédés, 452.

Article lH. La règle protestante ^ considérée au double point de vue rationnel et moral, est impraticable pour les croyants, 453-469.

Deux choses à supposer, 453. — La règle protestante ne sautait être imiverselle, 454; — <»r le très grand nombre est de ceux qui sont dans l'impuissance physique, U)id. , — ou morale, de dire la Bible, 457 ; — et par manque d'instruction suffisante, ibid.; — et par la nature même de la Bible, 459. — C'est ce qui se confirme par le fait et par les aveux des protestants, 461. — Chrétiens de la Bible, 462. — Cette règle ne peut donc être celle qu'ait enseignée Je Christ, 463. —On ne fait, dans le piotestantisme, que subroger une autorité faillible à la seule infaillible, 464. — C'est une tyrannie exercée par les ministres sur le peuple, et par les confessions symboliques sur les ministres, 465 — Autre preuve de fait, que la règle du libre examen n'est qu'un mensonge solennel, 467, — et une contradiction en pratique comme en théorie, 468.

Article IV. La règle protestante, au double point de vue ra-tionnel et moral ^ est impraticable pour la conversion des infidèles, 470-495.

La règle de foi est identiquement la même pour les fidèles et les infidèles, 470. — Les protestants, par l'enseignement muet de la Bible, contredisent la Bible, qui prescrit l'enseignement oral, 471. — Sociétés bibliques, ibid, — La Bible est ou inutile ou nuisible aux infidèles, 472 : — ils sont pour la plupart incapables de la lire, 474 , — et à plus forte raison de l'entendre, 476, — et d'en comprendre le sens, 479 ; — par la défiance que leur inspirent les nouveaux missionnaires bibliques, 481 ; — parce qu'ils sont incapables d'en extraire les articles de foi, 483, — Usage que les infidèles font de la Bible, 486. — Supplément imaginé par les nouveaux apôtres, ibid. — Cet apostolat est contraire à la fin que Jésus-Christ s'est proposée, 488. — Aussi n'a- t-il jamais été pratiqué dans les siècles antérieurs , 489 ; — pas même par les premiers protestants, ibid. — Premiers essais de missions dans le protestantisme, 490. — Institution des sociétés bibliques, 491.

— Autre supplément imaginé par les sociétés bibliques, 492;

— mais tout a été inutile, 493. — Emphase ridicule des sociétaires bibliques, 494.

Chapitre V. La règle rationnelle protestante considérée au point de vue polémique, 496-518.

Article unique. La règle rationnelie protestante, bien loin de pouvoir terminer les controverses, est propre au contraire à les rendre interminables, ibid.

Les controverses sont inévitables dans les matières religieuses, 497 ; — principalement dans le système du protestantisme, 498. — C'est à tort qu'on reproche a l'Église ces controverses ; elles sont toutes nées de la règle du protestantisme, pratiquée en tous temps par les hérétiques, ibid. — Transaction scandaleuse passée en Allemagne pour teiminer toute controverse entre les luthériens et les calvinistes, 499. — Vain palliatif essayé pour couvrir l'énormité d'une telle fusion, 502.

— A moins de ces transactions impies, il n'y a pas moyen, en suivant la règle protestante, de terminer les controverses en matière de foi, 503. — Cette vérité confirmée par les faits, 506. — La difficulté s'aggrave encore quand les novateurs sont de mauvaise foi, 507. — Les faits en sont la preuve, 508.

— Il n'y a pas parité ici entre le catholique et le protestant, 513. — Maximes erronées admises dans le protestantisme en désespoir de cause, 514. — Cause de la dissolution des sectes, 516. — Absurde idée que donne de Dieu la règle du protestantisme, 517.

SECTION m. Chapitre unique. Examen de la règle hétéroclite de l'anglicanisme, 519-582.

La règle anglicane tient le milieu, à en croire les anglicans , entre la règle catholique et la règle protestante, 520. — Examen analytique de cette prétention, 523 — On fait voir que cette règle rentre dans celle du protestantisme, 525. — Soupçons fondés relativement à la clause de l'article xx qui attribue à l'Église le pouvoir de décider les controverses , ibid.

— Même en admettant l'authenticité de cette clause, on ne saurait éviter le protestantisme, 527, — parce qu'on rejette toujours le principe catholique de l'infaillibilité de l'Église, 529. -^ Cette infaillibilité déniée par la doctrine des articles tant à l'Église anglicane qu'à l'Eglise universelle , ibid. — Les anciens d^octeurs anglicans divisés entre .eux et avec le reste de leur Église, 533. — Les divisions des docteurs anglicans rendues visibles de plus en plus dans l'établissement des sociétés bibliques, 535. — Dissentiments et confusion de ces docteurs au sujet des xxxix articles, 537. — Nouvelles contradictions, 538. — Débats des évêques anglicans dans le parlement concernant l'autorité de leur Éghse, 542. — Cette autorité est éphémère en théorie, et n'a jamais été réalisée en pratique, 543. — Tout ce qui vient d'être dit confirmé par l'exemple de Gorham et de l'évêque d'Exeter, 645, — et par leurs propres aveux, et par la pratique. 547. —Tous les dogmes fondamentaux niés impunément par les membres

et par les évoques de l'Église anglicane, 548. — Déplorable état de croyances où se trouve le peuple anglican confirmé par l'aveu formel des anglicans eux-mêmes, 553. — On conclut de cette analyse que la règle anglicane est la même pour le fond que la règle protestante, 556. — Examen de l'apologie de cette même règle entreprise par les docteurs d'Oxford ou les puséistes, ibid. — Sur quoi s'appuient leurs espérances de réussir dans leur dessein de faire passer cette règle pour la vraie règle de foi, 558. — Ds ne dissimulent pas euxmêmes la difficulté d'obtenir ce succès, 559. — Idée sommaire du nouveau système théologique, 560. — Analyse de ce système, ibid. — On eu fait voir le premier défaut, 563 ; — le second, 564; — le troisième, 566 ; — le quatrième, 568. — Conclusion de cette partie de l'analyse, 569. — Autre inconséquence relevée dans les docteurs puséistes, 570. — Vaines défaites des puséistes pour se tirer d'aflaire, 572. — L'antiquité n'est pas pour eux, 576. — Objections que leur propose Newman, encore anglican, au sujet de leur Église, 577. — Ne pouvant en avoir la solution, il a pris le parti de se faire catholique, 579. — Beaucoup d'autres ont suivi son exemple, ibid. — Dissolution complète du parti puséiste.

Conclusion de la première partie, 583-588.

Court résumé de tout ce qui a été dit dans l'ouvrage au sujet de la règle théosophiqtie, 584, — de la règle rationnelle, iôtâ., — de la règle hétéroclite ou anglicane, 525. — Conclusion concernant la nature du protestantisme, 586, — et par rapport au don qu'on veut en faire à l'Italie, ibid. — Malheur do? apostats, prêtre» ou religieux, qui en ont nourri l'espérance, 587.

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