VIRGINITÉ «POST PARTUM D
évêque de Jérusalem. Sa sainteté personnelle, aussi bien que ses relations de parenté avec le Christ, lui avaient valu une haute considération, non seulement parmi les chrétiens convertis du judaisme, mais encore parmi les juifs eux-mémes. On savait qu'il avait été favorisé d'une apparition spéciale du Christ ressuscité !. Bref, c'était un personnage qu'il n'était pas facile de passer sous silence. Mais s'il portait légitimement le titre de frére du Seigneur, la premiére idée qui venait sur son compte, c'était d'en faire un fils de Joseph et de Marie, et la manière dont parlaient saint Matthieu ? et saint Marc? n'était pas faite pour ruiner cette conjecture. Le plus simple, » pour couper court à cette interprétation, fâcheuse pour la virginité perpétuelle de Marie, était d'expliquer d'une autre manière la parenté entre le Seigneur et son frère.
Il est bien difficile de savoir si quelque tradition permettait à l’auteur du Protévangile de résoudre ce probléme 4 I] semblerait plutôt qu'il ait pris le parti d'inventer de toutes pièces une solution. Jacques, Simon, José et Jude seront des frères de Jésus, parce qu'ils ont, devant la loi des hommes, le méme pére Joseph. Joseph en effet, avant de recevoir Marie sous sa protection, a été marié, et de sa première femme il a eu des enfants 5, ceux que l’on appellera plus tard les frères du Seigneur. Un de ces fils (plusieurs peut-être) accompagne Joseph et Marie dans le voyage de Bethléem 8, c'est lui que Joseph
1. I Cor., xv, 7; lÉvangile des Hébreux connaissait les détails de cette apparition. Cf. Preuschen, Antilegomena, p. 8.