‹ Le psautierChapitre 30 sur 140 · PSAUME CIV · texte numérisé non relu

PSAUME CIV

^-onfitemini Domino^ etinvocate nomen ejus.

^ '^«^il, au premier livre des Paralipomènes , que les quinze premiers ^''•^*^'*^-^ts de ce psaume et le psaume xcv furent chantés dans la cérémonie msport de Tarche sur la montagne de Sion. David en prend oc-

»Q de retracer au peuple d'Israël les merveilles que Dieu avait faites

iveur de leurs pères.

ïudez témoignage au Seigneur, et invoquez -lom : annoncez ses oeuvres parmi les nations. le vos voix s'unissent à vos instrumens pour iter toutes ses merveilles, jouissez -vous dans son saint nom : que le de ceux qui le cherchent soit dans la joie, lerchez le Seigneur, et fortifiez- vous ; chersans cesse sa présence; souvenez -vous des icles qu'il a opérés , des prodiges de sa puise, et des oracles de sa bouche, vous, postérité d'Abraham son serviteur, ende Jacob, qui êtes ses élus! le Seigneur luile est notre Dieu; sa justice règne sur toute '^rre.

s'est toujours souvenu de son alliance et de , promesses, qui doivent s'étendre jusqu'aux

^^^^aières générations;

>e ses promesses faites à notre père Abraham , XI serment fait à Isaac , qu'il a confirmé à Jacob un décret immuable , et par une loi éternelle s Israël.

i58 LE PSAUTIER.

Lorsqu'il dit : Je vous donnerai la terre de Chanaan , pour vous être partagée comme votre héritages^

Leur race était aloi'S peu nombreuse, et ils étaient étrangers et sans pouvoir dans ce pays ; et ils passèrent de nation en nation et d'un royaume à l'autre.

Dieu ne permit pas que l'homme pût leur nuire , et en leur faveur il menaça les rois;-

Disant : Ne touchez pas à ceux qui me sont consacrés ; et ne faites point de mal à mes prophètes.

Cependant il appelait la famine sur la terre , et lui ôtait le pain, qui est la force de l'homme;

Et il envoya devant eux un homme , et Joseph fut vendu comme esclave.

Ses pieds furent humiliés dans les entraves ; le glaive de la douleur pénétra son âme, jusqu'à ce que ses prophéties fussent accomplies '.

Alors la parole de Dieu l'enflamma; le roi envoya vers lui et brisa ses chaînes ; le souverain des peuples le mit en liberté.

Pharaon l'établit maître dans sa maison , et lui donna plein pouvoir sur tous ses états, afin qu'il fit part aux grands de sa science, et qu'il enseignât sa sagesse aux vieillards.

' Celles qu'il fit à réchanson et au grand panetier de Pharaon. Voyez la Genèse , chap. xl , etc.

et

fe

.'est alors qu'Israël entra en Egypte, et que habita comme étranger dans la terre de .m.

Dieu y multiplia son peuple d'une manière <Jigieuse, et le rendit plus puissant que ses enlis.

il tourna le cœur des Égyptiens ^ à la haine P^^^'^-^a* son peuple, et aux complots perfides contre ^^^^^ serviteurs.

envoya Moïse son serviteur, et Aaron qu'il 4Uui-méme; et il leur donna les paroles de puissance , afin que la terre de Cham vît ses liges.

^vûya les ténèbres qui obscurcirent l'Egypte, [oïse et Aaron ne furent point infidèles à leur •ion.

changea les eaux en sang, et les habitans des moururent, 'innombrables grenouilles sortirent de la terre, :iitrèrent jusque dans l'intérieur du palais des

ieu dit, et un nuage immense de moucherons 'insectes couvrit la face de l'Egypte.

^s pluies d'Egypte furent de la grêle, et un dévorant ravagea la terre.

, ^ ^IH' est-à-dire , qu'il permit que les Égyptiens se livrassent

^'^^^r haine , etc. Sur Tintention et le sens de ces expressions ^^^s dans rÉcriture, voyez le Discours préliminaire.

i6o LE PSAUTIER.

Dieu frappa leurs vignes et leurs figuiers, et brisa tous les arbres de leurs contrées.

Il dit, et la sauterelle et le hanneton vinrent comme une armée innombrable, et dévorèrent l'herbe des champs et les fruits.

Enfin il fi™appa tous les premiers-nés du pays , comme il aurait frappé les prémices des récoltes.

Et alors son peuple sortit chargé d'or et d'argent, et dans toutes les tribus il n'y eut pas un malade.

L'Egypte se réjouit de leur départ, pajm^ que l'épouvante s'était répandue sur elle devant Israël.

Et Dieu étendit sur eux une nuée protectrice , et fit luire un feu pour les éclairer pen^É^t la nuit.

Ils demandèrent, et la caille vint sous leurs mains, et un pain céleste les rassasia.

Dieu entrouvrit la pierre, et lés eaux jaillirent : un fleuve coula sur l'aridité du désert ;

Parce que Dieu se ressouvint de sa parole sainte, et de la parole qu'il avait fait entendre à son serviteur Abraham.

Il tira d'Egypte son peuple dans la joie, et ses élus dans l'allégresse.

Il leur donna les contrées qu'habitaient les nations , et ils possédèrent' les fruits des travaux de Chanaan.

Et il leur fit tous ces biens , afin qu'ils gardas-

HEURES DU LUNDI. i6i

^iit: ses commandemens , et qu'ils fussent attentijfh ^t fidèles à sa loi. Gloire au Père , etc.

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