OBSERVATION IX
(Suivie pendant 3 jours : le malade sort sur sa demande).
Tuberculose des deux sommets plus avancée à droite. A{coolisme d'ancienne date. Pommettes violacées et variqueuses surtout à gauche. Téguments plus minces à gauche. Nez violacé et turgide. Pupille gauche plus petite que la droite.
Alphonse P..., 46 ans. Comptable. Entré le 5 avril 1905.
Début il y a huit ans.
Alcoolisme ancien. Digestion difficile, anorexie.
Grande dyspnée. Toux et expectoration abondante,
Signes physiques. À droite, caverne au sommet, frottements, reliquats d’une ancienne pleurésie dans toute l’étendue du poumon.
A gauche, ramollissement.
Face. Violacée ; les deux pommettes couvertes de varicosités plus marquées à gauche. Les téguments paraissent moins épais à gauche.
Le nez est, lors du premier examen, fait le soir, violacé, turgide, mais froid ; une légère pression détermine une sorte de godet blanc qui disparaît lentement. Le malade dit avoir toujours eu mal au nez. depuis qu’il se connaît.
Aux examens suivants, les pommettes présentent une colo-
ration violacée moins accentuée, mais la différence est toujours en faveur de la gauche. Le nez est également moins violacé. moins turgide, et le godet blanc signalé à la pression. n'est relevé que le surlendemain. Le malade n’a pu être suivi plus longtemps.
La réaction après friction du nez et des pommettes n’a donné lieu à aucune remarque importante.
Pupilles; Le matin et le soir, la pupille gauche a été trouvée plus petite que la droite.
Système pileux, sueurs, sensibilité, rien à noter.
OBSERVATION X (Suivie pendant six jours.)
Tuberculose des deux sommets plus avancée à droite. Pommette et oreille droites plus rouges. Hyperthermie et sensation subjective de chaleur à droite.
D... Charles, 42 ans. Monteur en bronze. Entré le 20 avril
Début il y a/3 ans, pleurésie purulente gauche.
Peu alcoolique. Digestions difficiles.
Signes physiques. Caverne à droite, infiltration à gauche.
Face. Joues très excavées, pommettes très saillaäntes. Atrophie considérable des téguments et des muscles de la face, mais symétrique.
Pommettes. À droite, pommette et oreille nettement plus rouges qu'à gauche, et cependant le malade est couché plus souvent sur le côté gauche.
A droite encore, hyperthermie et sensation subjective de chaleur. ”
Nez, pupilles, système pileux, sueurs, sensibilité, rien à si-
gnaler.
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ANSE Les
OBSERVATION XI (Suivie pendant onze jours.)
Tuberculose des deux sommets. Légère atrophie des téquments de la face à droite. Pupille droite un peu plus petite. Pommette droite un peu plus rouge. Mais comme érythrose et comme température locale, grande variabilité d’un examen à l’autre. Nez rouge et luisant.
Marc B..., menuisier, 44 ans. Entré lé 16 avril.
Antécédents héréditaires. Père alcoolique, mort subitement à 57 ans.
Un frère et une sætür morts de tuberculose pulmonaire.
Début depuis 14 ans, tousse l’hiver, s’est arrêté complètement de travailler depuis six mois.
Toux et expectorätion abondante. Quelques petites hémoptysies.
Signes physiques. Infiltration et ramollissement aux deux sommets.
Face. Maigre, à droite, les téguments paraissent légèrement atrophiés, par rapport au côté gauche.
Pupille. La droite un peu plus petite que la gauche. Les deux réagissent bien à la lumière, à l’accommodation et à la douleur.
Pomsmettes. Alors que la gauche est normale daïis l’ensemble, la droite est un peu plus rouge le matin. Le soir, il n’y a pas de différence bien marquée dans un sehs où daris l'autre. Après frictions, de même, on observe la plus grande variabilité des phénomènes. Même remarque pour la témpérature locale du matin et du soir. :
Nez. À plusieurs reprises, très rouge ët luisant, mais peu
chaud relativement. Dans l'ensemble il serait plus rouge le matin que le soir. |
Système pileux, sueurs, rien à noter. Le grand pectoral droit est très sensible.
OBSERVATION XII (Suivie pendant quatre jours. Le malade sort sur sa demande.)
Tuberculose des deux sommets, plus avancée à droite. Alcoolisme avant et pendant la maladie. Atrophie symétrique des muscles de la face. Nez rouge ‘et luisant. Variabilité très grande de la rougeur et de la température de chacune des pommettes. Pupille droite légèrement plus petite que la gqauche.
Louis D..., 52 ans, garçon de magasin. Examiné pour la brefñiète fois le 13 avril 1905.
Antécédents héréditaires. — Père alcoolique, mort d’un refroidissement à l’âge de 47 ans, il avait toujours la face con- Sestionnée.
Début de la toux il y a dix-huit ans ; depuis trois mois héfoptysies.
Digestions ditficiles, anorexie. Alcoolisme avant et pendant sa maladie.
Dÿspnée, toux et expectoration.
Signes physiques. À droite, infiltration du sommet, à gauché, Cavethe.
Face. Joues excavées, pommettes saillantes. Les muscles de la fäce soht très aifophiés, mais il n'existe pas de différence appréciable entre les deux côtés.
Néë. Roüge, luisant, légèrement chaud; une légère pression détermine un godet blanc qui disparait vite. Cet aspect ne s’est plus reproduit pendant les quatre jours où le malade est resté
en observation. Il était, en général, légèrement rouge et un peu chaud.
Pommettes. Nous avons noté la plus grande variabilité dans
leur coloration et leur température, lors des différents examens que nous pratiquions. Elles étaient quelquefois normales l’une et l’autre ; et, suivant les fours. l’une ou l’autre était plus rouge et plus chaude. !
Pupilles. La droite, légèrement plus petite, lors de chacun des examens.
Système pileux, sueurs : rien à noter. Légère hémihypéresthésie gauche.
D on XIII
Tuberculose cavitaire des deux sommets plus avancée à droite. Erythrose faciale provoquée par le moindre effort et l'émotion, se distribuant inégalement sur les deux joues, et généralement plus marquée à droite.
G... Jules, 23 ans, marchand de quatre-saisons. Entré le 22 avril 1905.
Antécédents héréditaires. Père vivant, bien portant; alcoolique d’ancienne date et de figure congestionnée.
Début il y a trois ans, hémoptysies.
Digestions assez faciles, mais anorexie ; pas d'alcoolisme évident.
Signes physiques. Tuberculose cavitaire des deux sommets plus avancée à droite.
Face. Les constatations suivantes ont été faites à plusieurs reprises : ordinairement pâle, elle se congestionne facilement sous l'influence de la toux, du moindre effort, d’une émotion légère. |
Habituellement, cette congestion se distribue irrégulièrement
des deux côtés. Le malade raconte que souvent, surtout l'été, « le sang lui montait à la tête ». Pendant la visite, il suffit qu’on lui adresse la parole pour que sa figure devienne rouge écarlate, pendant un temps d’ailleurs très court.
Sonvent la rougeur se distribue inégalement sur les deux côtés de la face.
Nous avons remarqué plusieurs fois que pendant que la joue droite restait intensément colorée d'un rouge violacé uniforme, la joue gauche ne présentait une teinte rouge écarlate d'ailleurs plus claire que par placards isolés.
Pupiiles égales et réagissant bien à la lumière et à l’accommodation, non à la douleur.
Système pileux, sueurs, sensibilité, rien à noter.