SCÈNE III
HENRI, 16 retirant à l'écart, MARGUERITE, ISABELLE.
ISABELLE, Tenant du fond et s'avançant mjstériensenient près de
Margaerite.
Eh bien! quelles nouvelles?...
MARGUERITE, à demi-voix et rapidement.
Tout est rompu, vous êtes libre... Voici vos lettres... A vous de commander... à lui d'obéir!
ISABELLE
Merci !j*en userai... A mon tour, je viens vous dire...
i^AperceTant d'Albret, elle s'arrête et fait an geste de surprise.) Ah !...
MARGUERITE
Vous pouvez parler devant M. d'Albret, il est de notre conseil intime!
ISABELLE
Je viens veos dire de prendre bien garde... car Tempereur est d'une humeur terrible !...
MARGUERITE
Contre qui?
ISABELLE
Contre tout le monde; il vient de réunir là... dans son cabinet, ses principaux conseillers. Le comte de Guattinara a été appelé; pour quel sujet? je ne puis vous le dire.
MARGUERITE
Je le saurai.
ISABELLE
Ah! Et puis, avant le conseil... l'empereur a causé avec rambassadeur d'Angleterre... devant moi, sans gène aucune.
MARGUERITE
Comme marque de confiance...
ISABELLE
Non... comme si je n^avais pas compris...
MARGUERITE, yivement.
C'est précieux !...
ISABELLE, avec malice.
Et je comprenais...
MARGUERITE, gaiement.
Vraiment!...
ISABELLE
Je comprenais : que le roi d'Angleterre se plaignait des projets d'agrandissement de l'Espagne, et que, comme il est allié de la France, il ne veut pas qu'on vous prenne la Bourgogne.
MARGUERITE
A merveille !
ISABELLE
Que l'empereur lui a alors écrit à ce sujet, et qu'il attend aujourd'hui sa réponse.
MARGUERITE
Merci... merci... Isabelle...
(S'approchant de Henri pendant qa'IsabeUe va s'asseoir à la table i
droite.)
PENRI.
Je n'en reviens pas...
MARGUERITE, bas A Henri.
Nous sommes très-bien ensemble...
HENRI, bas.
Guattinara t