‹ Le puff;Chapitre 18 sur 71 · LE DOMESTIQUE · texte numérisé non relu

LE DOMESTIQUE

Et monsieur le capitaine Albert d'Angremont.

Corinne, à part.

La passion d'Antonia... (Haut.) Quelle rencontre !..

desgaudets.

Tu le connais ?

CORINNE

Non, mais je suis enchantée de le voir.

Et moi aussi!.. (Lui montrant Albert qui parait en ce moment avec Maxence.) Comment le trouves-tu ?

CORINNE

Très bien !..

DESGAUDETS.

Tant mieux !

Corinne, à part.

Très bien... pour un Africain!., ce sera pour mes Mémoires une page originale. Un portrait chaud et coloré où l'on sentira le soleil d'Afrique! (Pendant ce temps,Maxence et Albert, qui sont descendus au bord du théâtre, saluent Desgaudets et sa fille.)

ALBERT

Je n'ai pas perdu de temps, Monsieur, pour profiler de la permission que vous m'aviez donnée... et venant pour mon plaisir, j'ai rencontré mon ami Maxence !

maxence.

Qui venait pour affaires. Vous savez, Monsieur, que le comte de Marignan, moi et plusieurs riches capitalistes, nous sollicitons une nouvelle ligne de chemin de fer, et dans le cas où nous l'obtiendrions, nous voulons vous prier d'accepter la présidence du conseil d'administration.

DESGAUDETS.

Il faudrait pour cela être actionnaire, et je ne le suis pas !

Eh bien! jetez-là dedans, comme moi, quatre ou cinq cents mille francs! c'est facile !

DESGAUDETS.

Parlez pour vous, monsieur le vicomte, dont la

fortune est brillante et assurée... mais moi, c'est différent !

maxence.

Allons donc !.. vous qui êtes trois ou quatre fois millionnaire !

DESGAUDETS.

C'est ce qui vous trompe !.. je suis bien loin... mais très loin d'être aussi riche qu'on le croit. maxence , bas à Albert.

Le vieil avare !

DESGAUDETS.

Et chacun, je vous le jure, s'abuse à ce sujet... vous tout le premier !

MAXENCE

Vous voulez rire! mais nous tenons tellement à vous avoir à la tête du conseil d'administration, que je viens, au nom de nos actionnaires et au mien, vous prier de vouloir bien accepter, en cas de succès, une promesse de cinquante actions gratuites et rémunératoires, comme on dit! (Voyant Desgaudets qui veut parler.) Je compte tellement sur vous, que j'ai presque promis votre consentement.

DESGAUDETS.

J'aurais mauvaise grâce à vous faire manquer à votre parole, et dès que vous le voulez tous...

A la bon ne heure!., j'ai là les coupons! je n'ai qu'à les signer... Pendant ce temps, mon ami Albert... aurait, je crois, à vous parler. desgaudets, riant.

Et moi aussi. (Bas à Corinne.) Laisse-nous.

CORINNE

Pourquoi cela ?

desgaudets.

Je te le dirai plus tard. Laisse-nous ?

CORINNE

C'est singulier !

MAXENCE

Veuillez en même temps, Mademoiselle, dire à ma sœur Antonia que je l'attends.

CORINNE

Oui, Monsieur... (A part.) Je vais la prévenir que le jeune capitaine est ici. Surprise... reconnaissance...

desgaodets, avec impatience.

Fh bien! Corinne...

CORINNE

Je m'en vais, mon; père, je m'en vais... (Elle sort.)

WWVVWW- VVV\VVV\V\V\^^.'VVV^VV\VVV\\'VV\VVVVVVV\lVVV*V\V\\'VV\\'^A,*

Page 1