‹ Le punch Grassot apropos en un acteChapitre 3 sur 35 · LE CONSOMMATEUR · texte numérisé non relu

LE CONSOMMATEUR

Hé t là-bas!... (Venaat en scène et prenant le poignet de Chicavoine.)

je ne veux pas qu’on dise du mal de Grassot, moi, c’est mon ami...

CHICAVOINE, 6tant son chapeau.

J’ignorais...

VERDURETTE, bas à Chicavoine, en désignant le consommateur.

Un de ses camarades du théâtre du Palais-Royal.

CHICAVOINE, avec mépris.

Un cabotin ! j'aime pas ces gens-là... ça manque de tenue...

VERDURETTE.

Voulez-vous un verre de punch pour vous donner une contenance?

CHICAVOINE **.

Merci... je ne consomme pas de ces choses-là...

VERDURETTE.

Gomment, un punch délicieux... dont M. Grassot a rapporté la recette d’Italie,

CHICAVOINE.

Je sais bien... j'ai lu l’arfichc... C'est un bon moine qui la lui a donnée... Tenez, Verdurette, voulez-vous connaître le fond de ma pensée?.. Ce bon moine me fait l'elTet de ressembler au serpent de la rue Lacépède... Couin... couin... couin... couin...

(il imite le canard.)

VERDURETTE.

Un canard... par exemple!... C’est écrit sur un grand parchemin, avec la signature du bon moine.

CHICAVOINE.

Couin... couin... couin...

VERDURETTE.

Légalisée par le commissaire de police de l’endroit, à preuve que le patron a une frayeur qu’on ne lui chippe .sa recette... Le jour, il s’enferme dans son laboratoire pour préparer son punch... la nuit, il met un pistolet sur sa table et il fourre son parchemin sous son oreiller...

CHICAVOINE, aévèrement.

Verdurette, comment le savez-vous?..

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