SCÈNE XVI
ROBINEAU
Alors, un punch monstre, gigantesque!
LES FEMMES, riant. '
Le punch du patron !
CHICAVOIKB.
Qu’est-ce qui m’aide à mettre la table ?
LES FEMMES
Voilà!.. (On apporte une toble au milieu du théâtre.)
FRÉTILLARD.
Une soupière pour le punch!
CHICAVOIN8, l'apportant.
La soupière demandée.
. ROBINEAU, aux femmes qui ont chacune â la main un flacon de punch.
Apprêtez... punch! versez... punchl allumez... punch! (verdurette le fait flamber.) Ça y eSt!
TOUS
Vivat ! (il se mettent A polker autonr de la table.)
PICORÉ, apportant des verres.
Voilà des verres.
ROBINEAU
Approchet, ceux qui en veulent... Ah! si j’avais ma guitare!
TOUS
Pourquoi faire?
ROBINEAU
Je vous chanterais une romance de ma composition ; le Punch Gras.sot ou la Rencontre fortuite d’un jeune homme passionné et d’une demoiselle portée sur sa bouche.
VERDURETTE. '
Je la connais, votre chanson.
ROBINEAU
Mais je n’ai pas ma guimbarde.
CHICAVOINE.
Tu ne guimbarderas pas, quoi!.. 'Entre femmes!
FRIPPMANN.
Chantez tujurs!..
FRÉTILLARD.
Nous autres, nous ferons le choeur antique... Attention, mes
bonnes demoiselles. (Robineau sa met un pince-nex, arrange ses cheveux et arrondit les bras. — Verdurette se donne de grands airs. — Les autres personnages sont tons groupés sur i’avanl-scène, un verre de punch à la main.)