‹ Le purgatoire de DanteChapitre 1 sur 29 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

La belle préface de M. J. J. Ampère a appris aux lecteurs des Œuvres complètes qu'outre les travaux réunis par les soins de ses amis, M. Ozanam laissait encore un grand nombre de notes inédites. C'étaient les matériaux des livres qu’il voulait écrire et publier plus tard, les fragments inachevés de cette grande histoire de lu littérature et de la civilisation aux temps barbares dont il voulait embrasser l'ensemble dans -une série d'ouvrages distincts, mais unis par une même pensée. Parmi ces œuvres projetées figurait une traduction de la Divine Comédie, accompagnée d'un commentaire qui eût résumé les longues études qu'il avait consacrées à son poëte favori. Nous donnons au public le Purgatoire, la seule partie qui soit terminée. Encore ce mot ne peut-il s'appliquer qu’à la traduction ellemême, dont la fidélité, la force, l'élégance ont paru aux juges les phis compétents surpasser les nombreux essais tentés récemment pour faire comprendre dans notre langue les vers du poëte florentin, sans leur enlever leur énergique précision et leur richesse d'images. Dans un commerce journalier et presque quotidien avec Dante, M. Ozanam avait acquis ce que Jj'appellerai volontiers le sens spécial de son auteur, cette intuition rapide et sûre de la traduction la plus convenable pour rendre une pensée dont il pénétrait si bien le secret.

Nous avons laissé le commentaire sous la forme de notes, tel qu'il fut écrit pour des leçons d'explication professées à la Sorbonne. On sait que M. Ozanam avait coutume de faire en quelque sorte l'é-

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