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et abandonné par Jean säns Peur, alors maître du gouvernement royal, tomba aux mains des Anglais après une résistance de six mois. En juin de là même année, des hommes d’armes français qui gardaient la rive droite ide la vallée de l’Andelle ne firent aucun effort pour empêcher les Anglaïs de jeter un pont sur des bateaux de cuir bouilli, près de l’abbaye de Bonport : cf, Lavisse, Histoire de France, IV, 378. |
36, 2. Le Bourgeois de Paris parle à différentes reprises de ces
paysans qui abandonnent leurs villages, n’ayant plus rien, pour
devenir brigands (ouv. cit., p. 12, 162, 164). « Souvent on s’en plaignoit (des pillages) aux signeurs dessusdiz, mais ilz ne s’en faisoient que mocquer ou rire, et en faisoient leurs gens pis trop que davant, dont le plus des laboureurs cesserent de labourer, et furent comme desesperez, et laisserent femmes et enffans, en disant l’un a l’autre : Que ferons nous ? Mettons tout en la main du deable, ne nous chault que nous devenons; autant vault faire du pis qu'on
peut comme du mieulx. Mieulx nous vaulsist servir les Sarazins
que les Chrestiens, et pour ce faisons du pis que nous pourrons. Aussi bien ne nous peut on que tuer ou que prendre ; car par le faulx gouvernement des trestres gouverneurs, il nous fault renyer femmes et enfans et fouir au boys comme bestes esgarees. »
37, 5. En 1420, alors qu'il n’était que roi de Bourges et que Vétat des finances était désespéré, le Dauphin déploÿait un luxe . royal. Les comptes du temps décrivent ses robes ouvragées et ses armures coûteuses. Avec Du Fresne de Beaucourt on avoue avoir peine à comprendre une telle prodigalité, en présence de la pénurie dutrésor et des besoins si impérieux de la défense nationale (ouv. “Ci, I, 200).
— 74. Alain Chartier vise ici Paris dont la vie et l’état d’esprit, pendant les premières années du siècle, nous sont connus par le Journal du Bourgeois de Paris.
41, 20. Jsaïe, XXIX, 14-15.
43, 2. Par lettres datées de Troyes, 17 janvier 1420, Charles VI
Fe. me défend aux habitants de la ville de Paris d’obéir en aucune manière
Quadrilogue invectif. $.
au Dauphin qu'il accuse de l’assassinat de Jean sans Peur. « Et a proprement considerer, ledit Charles s’est rendu indigne de nostre succession et de toute aultre honneur et dignité et ne doit avoir aide, secours ne confors ; ains doivent estre touz contre luy, car ainsi l’a il voulu, comme cy dessus est exprimé. » (Ordonnances des rois de France, XI, 276.)
45, 6-7. Proverbes, XXVI, 11.
47, 8. Du Fresne de Beaucourt suppose qu'ici l’auteur pense au président Louvet qui exerça sur le Dauphin une influence funeste et à qui Charles VII fit des dons considérables.
— 19. Jacques Legrand dit la même chose dans son sermon de la Pentecôte : « Addidit et quod de talliis generalibus bis isto anno collectis nil inde commodi reportabat, non exinde ad honorem reoni fiebant expediciones bellice, nec stipendia subsidiariis salvebantur, sed distractis indebite sic accumulabantur particulares thesauri, ad usus inhonestos, proc pudor, convertendi. » (Chronique du religieux de Saint Denys, éd. Bellaguet, III, 272.) |
48, 8. Valère Maximé, V, vi, 2.
— 15. Valère Maxime, V, vi, s.
49, 3. Voici le texte de Valère Maxime (II, vit) : « Vénio nunc ad præciouum decus, et ad stabilimentum romani imperi, salutari perseverantia ad hoc tempus sincerum et incolume servatum, miltaris disciplinæ tenacissimum vinculum ; in ejus sinu ac tutela serenus tranquillusque beatæ pacis status acquiescit. »
— 10-15. Valère Maxime, IT, vi, 6.
— 29-33. Valère Maxime, IT, vit, 4.
50, 1-5. Valère Maxime, II, vu, 0.
54, 15. Gerson, dans son sermon Wivat rex, dit en parlant des anciens Romains : « Ilz ne traynoient pas aprés eux trois ou quatre somiers ou ue chargez de robes, joyaulx,
tappiz, chausses semelees, double ciel a tendre. On ne portoit past ©
aprés eux fourneaulx de fer ou d’airain pour faire petiz pastez. » (Bibl. nat., fonds franc. 036, fol. 147 vo.)
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PP. 45,6-7 ar 56,32 69
— 21. Le Dauphin eut recours à des troupes étrangères, s:rtout des Ecossais et des Lombards (cf. Du Fresne de Beaucourt, ouu. cit., I, 428-432); ces soldats se rendirent célèbres par leurs pillages et leurs déprédations : Jean Juvénal des Ursins parle « des Escossois, Espagnos, Lombars, Arragonnois et gens de toutes nacions estranges » qui ont fait subir des tyrannies au pauvre
re peuple (Epitre adressée à Charles VIT pour la réunion des trois
Etats à Ortéans, publ. par Denifle, Désolation des églises, I, 505).
es 52, 3. Dans une lettre citée par Du Fresne de Beaucourt, le Dauphin défendait « a tous chevaliers, escuiers, cappitaines, rotiers, gouverneurs et conduiseurs dé gens d’armes, archiers, arbalestriers et autres gens de guerre de prendre ou fourrager blez, vins, avoines, olives, volailles, bestail, chevauix, juments, muletz
mesnaiges, utensiles d’ostel, ne autres biens ou choses quelzcon-
ques.» (ouv. cif., t. I, p. 433).
— 8. Il est souvent question dans la littérature du temps de
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ces nobles inaptes à faire la guerre. L'auteur des XW joyes de
mariage parle de ces hommes « qui, pour deffendre la terre et eulx
mesmes, ne se povent partir de jouste leur femme pour aller a .x. Ou .x11. lieues, sinon par contrainte et en les poingnant de l’esguil-
lon ; lesquels font sans faulte grant honte a toute noblesse, et sont lasches et devroyent estre privez de toute bonne compaignie, et de
tout le nom et privilege des noblès » (XIIIe joye). Gerson recommande que « soient les nobles exercitez et instruictz des leur jeunesse en paine et labeur et es faiz d'armes, tant par experience
comme par sciences des croniques, histoires et faiz anciens. Se
jeunesse est souef nourrie que fera elle en vieillesse ? Main tendre
F5 tient mal espee et chief bien peigné porte mal le bacinet » (Wivat fi … rex, Bibl. nat., fonds franc. 936, fol. 146).
53, 5. Tite-Live, III, xxvI sqq ; Valère Maxime, IV, 1v, 7. 54, 14-18. Valère Maxime, III, v, 1.
— 9-25. Valère Maxime, V, vai, 4.
56, 32. Sur cette coutume de « couper la touaille » voir G. L. Hamilton, The descendants of Ganelon and of others dans
Romanic Review, X (1919), 149 et 156.