SCÈNE VI
DARSIE.
Le traiter ainsi!... lui, qui tout-à-riieure vous a résisté.
(iF.ORGiNA , souriant.
Je ne suis pas fâchée qu'on me résiste.
AIR : Mes yeus disaient tout le contraire. Demeure auprès de ton ami , Je le laisse à tes soins fidèles ; Et , grâce à loi , j'espère ici Avoir bientôt de ses nouvelles.
Le promets-tu?
MORTON
Ne jurer rien, C'est là notre règle première.
Je ne promets pas , mais je tien.
GEORGINA
Et moi, je fais tout le contraire.
MORTON
Oser faire un tel aveu !
Te voilà prévenu. (Lui tendant la main.) Sans rancune ; adieu, quaker.
MORTON, lui donnant la main.
Adieu... (La regardant.) C'est dommage... il y avait du bon.
GEORGINA
Vraiment!... c'est toujours cela... (Bas àDarsie.) Darsie, sachez donc quel est cet original...
DARSIE.
Vous avez raison , il faut nous en amuser... et je cours aux informations.
GEORGINA
A merveille... (Faisant la révérence à Morton.) Monsieur, j'ai bien l'honneur... (Voyant qu'il ne la lui rend pas.) Il paraît que saluer n'est pas dans tes principes ?
MORTON
Non.
GEORGINA
Allons , il y a encore bien à faire pour le former... mais on en viendra à bout...
(Georgina rentre dans son appartement ; Darsie et Murray, qui l'ont accompagnée jusqu'à la porte , sortent par le fond.)
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