Arch. Xat., S. 5638, pp. 600 à
2. Watin fils, loc. cit. Le Temple, p. 12: changements et additions, p. 26.
3. Un chapitre, peu connu, de l'histoire de l'art sous le régime révolutionnaire se îattache à l'hôtel de Corberon. Pendant ces temps troublés, il avait été occupé par un collectionneur courageux qui avait réussi à recueillir une partie des plus importants tableaux des églises de Paris, que le gouvernement mettait journellement en vente au dépôt de l'hôtel de Nesle, accomplissant pour la peinture ce qu'Alexandre Lenoir faisait pour les monuments de la peinture. Cet amateur intrépide — nous pensons que c'était le peintre expert Lebrun, auquel se< fonctions de membre de la commiseioD des Arts donnaient des facilités toutes particulières — mit à son tour cette collection en vente à l'hôtel de Corberon. dans l'année lsl 0, en annonçant que la vente en détail n'aurait lieu que s il n'y avait pas acquéreur pour la totalité. Le catalogue imprimé à cette occasion comprend 162 peinture. La (ïrande Aumônerie Impériale comprit que ces tableaux, sauvés presque miraculeusement, nedevaient pas être dispersés à nouveau ; elle acquit la collection et renvoya les toiles dans les églises pour lesquelles elles avaient été peintes ou dans les paroisses qui les remplaçaient. (Voir A. de Champeaux. L'art décoratif dans le vieux Paris, Paris, is;»8. l vol. in-4.
pp. 190-191.
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puis, h' 22 oovembre 1854 . Les anciens bâtiments de l'hôtel de Corberon furent vendus à M. Charles Camus, commissionnaire en produits chimiques. Depuis lors, le commerce n'a pas cessé d'occuper cette vaste demeure. Le jardin a été sacrifié pour faire place à des magasins : les appartements aussi ont subi les transformations nécessaires à leur nouvelle destination : mais ils gardent encore quelques traces de leur ancienne ornementation : quelques frises et quelques corniches, magnifiques spécimens du wir siècle, <>nt été respectées et même réparées avec assez de goût. Un escalier superbe et spacieux, de l'époque de Louis XV, il rampe enfer forgé, aux murs décorés de panneaux peints en marbre, aux encoignures dorées et chargés d'attributs guerriers en relief, conduit à ces appartements dont la plus belle pièce était un salon qu'éclairaient cinq hautes Fenêtres, et dont les portes étaient surmontées de cadres où s'ébattaient des jeux d'enfants qu'on aurait dit sortis du pinceau de \Yatteau onde Laneret ; malheureusement ces peintures en ont disparu depuis plusieurs années. Au-dessus de la grand'portc, sur la rue, deux (1 enlacés gardent encore le souvenir du président de Corberon.
N" 27. — La Maison du 1)[ Misse, n" 12 de la rue Barbette). — Le plus ancien titre censitaire de cette partie de l'ancien hôtel Barbette remontes l'an 1219, lors de l'abandon que les religieux de S&int-Ladre tirent aux Templiers du cens que ceux-ci étaient obligés «le leur paver. Cet endroit faisait, à l'origine, partie de la culture appelée anciennement la « terre à Lierre le Maréchal ». et depuis « culture Barbette ». Le terrain fut vendu, en 1561, parles Biles de Diane de Poitiers a Guillaume d'Abaucourt, tapissier du roi et concierge
de L'hôtel «le (luise, el passa ensuite à Guillaume Brissonnet. maître des requêtes, puis à Lierre Millesant. conseiller du roi, maître de la chambre des comptes, qui en était détenteur en 1696 '. Après celuici, la propriété passa ;'i Charles Lemaitre, puisa ses enfants. Charles
et Jean-JacqUeS Lemaitre. mineurs d'ans, dont le tuteur, Jérôme de La Hobie. ècaiyer, s' de ( irandchatnp, lit déclaration le 7 avril
1633. La maison n'appartenait plus qu'à (maries Lemaitre. Lorsque l. Areh. \;,t.. S 5013*. '.'■ n de la W liasse: S 5596.
dame Charlotte Cochin de Rozeaux. épouse non commune en biens de M. Louis Dumée de Sacq-Epée, conseiller d'Etat, la lui acheta, le 2o juin 1001. pour la revendre, le 7 septembre de l'année suivante, à Jean Le Normand, écuyer, payeur des rentes de l'Hôtel de Ville, et à dame Marie Manger, son épouse, dont le lils. J.-B. Le Normand, écuyer, commissaire de la gendarmerie de France, hérita. Les
tilles de celui-ci. MM s Néret et Lahouret, la possédèrent après lui
par indivis, jusqu'à ce que l'une d'elles. Marie-Mathieu Le Normand, épouse de Noël-François-Julien Néret. acquit, le 9 juillet 1737, par voie de licitation. la part de sa sœur, Jeanne Le Normand, veuve de François Labouret. lieutenant particulier au bourg de Soissons. Après la mort de M1"'' Néret, la maison passa tout entière aux mains de son lils. Jean-François Néret, qui la vendit enfin, le Ml janvier 1774. à M. Michel Missa. docteur régent de la faculté de médecine de Paris, ancien médecin des camps et armées du roi. qui la possédait et y demeurait encore en 1789 { ayant pour locataires, Mme la marquise de Trion et M. le comte de Trion, son fils "2.
N° 28. — Hôtel Bhjot de Chorelle n° 1 i de la rue Barbette). — Comme pour la maison précédente, les titres du cens remontent, pour celle-ci, à l'an 1219. alors que son emplacement faisait partie de l'ancienne terre à Pierre le Maréchal, devenue la culture Barbette. Le lieu appartint d'abord à Jehan Maugrin. procureur en la chambre des comptes, par suite de l'acquisition qu'il en tit, le 17 novembre 1561, des tilles de Diane de Poitiers par l'intermédiaire de Guillaume Dugué. organiste du roi •"•, puis à Guillaume de Longueville, qui le vendit, le Ier août lo77. à Pierre Lhermitte. secrétaire du roi. Le 19 décembre 1(509, la veuve de ce dernier, Anne Lesueur, vendit à son tour la propriété à Jean Pâlot, secrétaire du roi, dont la veuve, Louise Hurault. tit déclaration le 20 janvier 1650; leur fille, qui en avait hérité, en fit cession, le 30 octobre 1685, à Louis Raymond, notaire; lequel la mit en adjudication pour en purger les