Lefeuve, t. I, p
N° 3o. — Hôtel Massu (n° 18 de la rue Barbette). — Cet immeuble ne formait, à l'origine, qu'une seule propriété avec le précédent u" 20 ; il était de même provenance et subit les mêmes mutations jusqu'à la mortd'AdrienneOudct. veuve de Louis de Bragelonne, laquelle en avait encore fait déclaration le ï novembre 1650. Elle y eut pour successeurs Guillaume Barbe et Marie-Anne Sauvai. s<m épouse, puis le fils de ceux-ci, Pierre Barbe, ecuver, qui vendit la maison à Isaac Bigot de la Touanne. le 12 février 1677; le fils de celui-ci, Jacques Bigot, chevalier, seigneur de la Mothe, conseiller d'Etat, en hérita le 19 février 1744 et fit déclaration le 29 juillet 1753 ; ses héritiers en firent cession, le 22 novembre 1781), à J. -B.- Edouard Massu. ancien conseiller du Roi, receveur des tailles en l'élection des Andelys, et à son frère, Louis Massu, écuyer. conseiller, secrétaire du Boi. qui en étaient encore propriétaires par indivis en 1789 '. ayant pour locataires, M. le marquis de Ternay et son épouse, et M. de Varennes des Carrières, secrétaire du Roi -.
N" 3i. — Hôtel de Mif/ien in" 20 de la rue Barbette). — L'emplacement de cet hôtel fut acquis des filles de Diane de Poitiers par Jean Le Peuple, bourgeois de Paris, pour y construire ; après lui, l'immeuble passa aux mains de sa veuve, Jean Lyard, et de son fils, Pierre Le Peuple, qui le vendirent, le 25 novembre 1586, à Michel Simon, conseiller du Roi. et payeur général du grenier à sel de la généralité de Soissons ; celui-ci le revendit, le 5 mars 1601, à Etienne Guérin, secrétaire de la chambre du Roi. dont la veuve fit déclaration le 7 février 1632 3. Leur fils, Louis Guérin. les y remplaça, puis Jean Ménard et sa femme. Marguerite Guérin, lui succédèrent ; enfin, par contrat d'échange du 4 septembre 1665, Anne de Marie, veuve de Pierre Malasève, s'y trouvait aux droits de ces deux derniers, et vendit la propriété, le 23 décembre 1676, à Antoine Justin de Cherrière, s1' de Joulape. dont le fils, Claude de Cherrière, maître des comptes, hérita. La veuve de celui-ci, Marguerite Meliand, épouse en secondes noces de M. de Saint-Père, en