‹ Le quartier BarbetteChapitre 79 sur 121 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Les maisons voisines qui n*ont pas été construites sur l'emplacement de l'hôtel Barbette, situées entre la Vieille rue du Temple, la rue des Francs- Bourgeois et l'impasse : l'hôtel Hérouët maison de la tourelle) ; les maisons delà Barre, de Noël Boussingault ; l'hôtel de Creil.

Il n'est plus nécessaire d'affirmer que remplacement des maisons comprises entre l'hôtel de Pommereu, dont nous venons de parler. la Vieille-rue -du-Temple, la rue des Francs-Bourgeois et le cul-desac voisin, qui fut l'allée des Poulies, puis l'allée des Arbalétriers, n'a jamais fait partie de l'ancien hôtel de la reine Isabeau : c'est un côté de la question suffisamment éclairci. Rappelons seulement que ces maisons ont remplacé, en cet endroit, la vieille hôtellerie du Moulinet, le logis fleurdelysé de Loys de Villiers, et quelques poulies à drap, autant de lieux bien distincts, sous tous les rapports, du royal pourpris. leur contemporain d'à côté. Il subsiste bien, en ces parages, un témoin des siècles passés, c'est l'élégante tourelle qui orne le coin de la rue Vieille-du-ïemple et de la rue des Francs- Bourgeois : mais nous avons péremptoirement établi ailleurs, il y a déjà plus de dix ans. qu'il est impossible de confondre désormais son histoire avec celle de l'hôtel Barbette '.

Néanmoins, et bien que les maisons qui forment le groupe en question ne présentent qu'un maigre intérêt au point de vue historique, on nous permettra, à titre d'informations complémentaires, d'énumérer ici les mutations successives de chacune d'elles, de sorte que, avec le chapitre qui suivra celui-ci. nous aurons ainsi fourni, sur ce coin de notre vieux Paris, une étude aussi complète que possible, dont l'objet principal, l'hôtel Barbette, se détache plus en relief (pie le reste.

1. Charles Sellier. La Tourelle de la rue \ ieille-ilu-Temple, Paris 1886.

LE QB MillKlt BARBET I I I li'*

I);ms rémunération suivante, bous désignerons encore les maisons par les numéros du plan terrier de 1789 qui y correspondent.

N° i. — Hôtel Hérouët q° 54 de la rue Vieille-du-Temple et n" VI de la rae des Francs-Bourgeois). — Si l'on remonte aux origines de la propriété, on voit que, en 1360, un certain Bernard de Bonnières paye au Temple 3 sols 9 deniers parisis de cens annuel , pour ce coin que ne décore pas encore La jolie tourelle qu'on y admire aujourd'hui. Deux ans après, la propriété parait s'être agrandie, ou avoir pris plus d'importance, car le même propriétaire esl mentionné comme pavant alors. « pour sa maison et ses appartenances », 7 sols G deniers de cens '-'. En 1375 et 1376, cet accroissement d'étendue ou de valeur est mieux défini, car les censiers de ces années-là présentent cette mention : «< Bernard de Bonnières « pour tontes ses maisons, depuis les poulies en venant par la petite n ruelle jusqu'au coing de la rue Barbette, et lequel coing est à lui, « aux i termes. 7 sols G deniers 3 ».

Son successeur. Fleuret Carré, avait déjà acquis eette propriété de la veuve et des héritiers de Bernard de Bonnières, lorsque, le lor mais I illl . les religieux du Temple lui réclamèrent le paiement des lots, ventes, saisines et amendes de cette acquisition, comportant " deux maisons ou masures entretenantes, cour, jardin et édifices « derrière assis à Paris en la rue Barbette, en dehors de l'ancienne « porte, faisant le coing, attenant d'une part tout au long à la rue « des Poulies ' ... Ce litige dura au moins vingt ans; en effet, une sentence du prévôt de Paris du 7 février Ii2l condamne Fleuret Carré à effectuer ledit paiement •'.

Sur un censier de 1 138, Guillaume Poret et Jehan Merlin figurent à la place de Fleuret Carré et payent pour le même fonds 7 sols G deniers ,;, plus 3 sols pour une antre masure et un jardin joignant

Page 1