Décédé le 16 août 1860, au ne 28 de la rue de la Ville
riée avec le vicomte Aguado par contrat du 6 mai 1863.
que. Sa veuve s'était rema-
compter du 19 mars 1782 ». Cette jouissance rétroactive concernait le paiement des loyers.
À la Révolution, le marquis de Toulongeon émigra et mourut, sans doute, pendant son exil volontaire. Ses biens furent mis en vente et la maison de la rue Neuve de Luxembourg fut adjugée par l’administration des domaines le 19 germinal an VI, à la veuve même du marquis, Marie-Joséphine-Marguerite d’Aubigné, sous
réserve « de se conformer aux alignements arrêtés par la Commission de Travaux Publics, et ce, sans indemnité ». Elle ne fut pas, d’ailleurs, touchée par cette servitude.
Le 1° ventôse an IX, la veuve du marquis de Toulongeon vendait à son tour la propriété à Antoine-Mathieu Dejean et Louise- Victoire Segaux, sa femme. Celle-ci en hérita, à la mort de son mari, le 21 août 1825. Décédée elle-même à Paris le 1$ décembre 1843, elle laissa pour hérititres ses trois filles Alexandre Gaudissart ‘ ; — Saussaye ; —
Eugénie, mariée avec Adèle, qui épousera Silvestre Petit de la ise, épouse de Charles-Louis-François Galland. Et lors de la liquidation à l'amiable, le 10 août 1844, M" Gaudissart se rendra adjudicataire de l'immeuble.
C’est alors que l’on voit intervenir également l’avoué Pasturin, qui, en sa qualité de gérant de La Copropriélé, se rend acquéreur du n° 49, le 26 mai 1847, devant Me Huillier, des mains de Alexandre Gaudissart, agi
ssant au nom et comme mandataire d'Eugénie Dejean, son épouse. Jean-Jacques Pasturin, déjà propriétaire, on l’a vu, du n° 47, depuis le mois de juillet 1846, réunissait donc, mais prov soirement encore, les deux maisons.
Mêmes difficultés, même intervention de Joséphine Kesler, et « l'immeuble rue Cambon, n° 49, précédemment rue de Luxembourg, n° 33, d’abord, et ensuite 49 », ainsi qu'une partie de l'immeuble boulevard de la Madeleine, n° $ (ancien 3), était adjugé, le 23 mars 1850, en l'audience des criées, à Pierre-Marie Legendre, avoué près le Tribunal de la Seine, qui vient habiter le n° 49 et édifia « de ses deniers personnels » quelques constructions nouvelles, sans doute le corps de logis ramifié au boulevard de la Madeleine. Le 23 juin 1856, en effet, par acte notarié, une convention intervenait entre Legendre, et le marquis et le comte d'Osmond, Legendre ayant manifesté son intention de procéder
À la reconstruction immédiate du corps de logis de la maison dont il est propriétaire et portant le n° $ boulevard de la Madeleine, ainsi que du corps de logis en aile à gauche, qui fait suite à celui de la même maison, dont l'en tré
est par la rue de Luxembourg, n° 49, les dits deux corps s’adossant l’un et l’autre sur et contre le mur mitoyen avec M. le marquis et M. le comte d'Osmond.
L’aile et le corps de logis du fond, sont, d’ailleurs d’un tout autre style que le corps de bâtiment sur rue et l’on n’y retrouve pas les jolis appuis de fenêtres de ce dernier.
Pierre-Marie Legendre décéda le 30 décembre 1860, en son domicile de la rue de Luxembourg. Par acte de partage du 20 février 1862, sa veuve, Rose Friry hérita pour 13/20° en toute propriété et en 7/20° en usufruit, tandis que sa fille adoptive Émiliedet Friry recevait ces 7/20° en nue propriété.
Après le d
lisa Sor-
de Me Legendre, survenu au 49 de la rue de le 15 février 1866, Emili isa Sordet Frir.
de Maxime-François-Guillaume Gripon, devint seule héritière.
Les époux Gripon-Sordet Friry, adjudicataires en 1865 du n° 47, acheté au vicomte Aguado, réuni immeubles 47 et 49.
A la mort de M Gripon-Sordet Friry, di novembre 1916, ses héritiers :
— Marie-Rose-Félicie-Maximilienne Gripon, veuve de Camille Carpentier
— Alice-Marie-Rose-Albertine Gripon, épouse de Jules-Fernand Nicolaÿ;
— Raoul-Marie-Georges Louise Boudet;
épouse
aient définitivement les deux
dée veuve le 9
‘élix Gripon, marié à Caroline-Alice-
1. Dix ans plus tôt, ce nom de Gaudissart, avait fourni à Balzac le titre et le héros d’une re de la vie de province : l'Illustre Gaudissart, dédiée à la duchesse de Castries. Simple été maintes fois observé que Balzac aimait à prendre des noms ré ires de l’époque, sans qu'il faille chercher aucune analogie entre le personnage du roman et son homonyme.
scè
coïncidence. Il a
s, rele-
vés dans les annua
vendirent l'ensemble de la propriété le 26 février 1920, à la Société Bénard frères et Ci, banquiers, qui, six mois plus tard, le 26 août 1920, vendaient à leur tour au Crédit Foncier d'Algérie et de Tunisie, dont ils allaient devenir locataires ’.
L'ensemble comprenait, suivant acte :
1° Un immeuble portant le n° $ du boulevard de la Madeleine, 2° Un immeuble portant les n°° 47 et 49, rue Cambon, élevé sur caves
d’un rez-de-chaussée, de quatre étages carrés dont un à la mansarde et d’un étage de combles. Ailes en retour
3° Un corps de logis situé au fond de la grande cour commune élevé sur cave d’un rez-de-chaussée et de deux étages carrés
On a vu qu'au moment des opérations Perrot-de Launay, la vente avait compris l’ensemble « des glaces, dessus de porte, menuiserie et cheminée ». C’est doncla veuve Desgrez qui aurait décoré son salon des magnifiques boiseries Louis XV, et dessus de portes, mis aux enchères publiques le 23 décembre 1918, et dont M. Zafñropoulo, leur acquéreur, a autorisé, avec une bonne grâce charmante, la photographie *. D'agréables rocailles, des attributs, des trophées de l'Amour, liés par un ruban, des chutes de fleurs, des palmettes décoraient les trumeaux. Quatre dessus de portes, attribués à Coypel, empruntent leurs sujets aux Métamorphoses d'Ovide, et ont été transportés rue Beaujon avec les boiseries.
Trois autres de
sus de portes rectangulaire peintures sur toile, ayant pour sujet de d'elles portait la signature : Duplessy 1745. Il s’agit, évidemment, de Duplessy le père, Joseph-Guillaume, dit le Vieux, qui avait abandonné la chirurgie, ou la chimie, pour se consacrer à la peinture. En 1741, Duplessy père vivait encore, puisque à cette date il confiait son fils au frère Imbert, le « frère peintre » qui, en 1739, avait fait visiter au président de Brosses la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon. « Il est certain, dit Mr Beleudy *, qu'il (Duplessy père) s'est livré à certaines entrepr de décoration ». De plus, Joseph-Guillaume, sur l'acte de baptême de son fils, est orthographié Dupless filium Di Josephi Guillelmi Duplessy », tandis qu’au contraire, son fils écrivait, le 29 août 1784 : « Je vous prie de vous souvenir que mon nom s'écrit : Joseph-Siffred Duplessis. » En 1743, Joseph-Siffred n'avait que dixhuit ans. Il partit bientôt pour Rome, et ne vint à Paris qu’en 17 Ces dessus de porte offraient d’autant plus d'intérêt qu’on ne connaissait de Duplessy le Vieux qu'un seul tableau certain : le portrait du peintre de fleurs et de fruits, Blin de Fontenay, au Musée de Longchamp, à Marseille.
contenaient des Natures mortes. L'une
RUE SAINT-FLORENTIN He 7) © à Un PI. 36 à 40
Immeuble portant le n° 7.
Lorsqu'on se résolut, vers l’année 1757, à modifier le tracé de l'ancienne rue de l'Orangerie, aujourd'hui rue Saint-Florentin, et à la désaxer légèrement en faisant une voie droite au lieu d’une voie oblique, la ville dut acheter une partie des terrains de l'hôtel de Chiverny. L’alignement tracé suivant un plan bien déterminé #, l’administration municipale cherchait à rétrocéder les terrains en bordure de la nouvelle rue à des acquéreurs qui se chargeraient de construire les immeubles futurs. C’est ainsi que les n°5 7 et 9 actuels de la rue Saint-Florentin, qui ont une même origine, furent achetés à la ville par Louis Letellier, architecte et contrôleur des bâtiments
Nous adressons ici l'expression de notre gratitude au Crédit Foncier d° Tunisie, qui a bien voulu nous permettre de consulter s recherches.
Cf. la Notice
gérie et de s archives et faciliter nos
descriplive d'une magnifique boiserie décorant le grand salon du 1er sol... Me Coutanceau, comm.-pris. Impr. G. Petit, 1918.
J. S. Dupless 4. Cf. le plan d’alignement, Archives Ne
ïs, peintre du roi, Chartres, 1913.
jonales Q! 1138-39.
PR el nu 7 £ AIT" AE ; xt 20 LES MIEUX M HOTELS DEN PARIS
du Roi en son domaine de Versailles ‘, On lit dans les titres de propriété du n° 7:
ic) de M®° Gra-
suivant contrat
La maison avait été édifiée par Louis Letellier, oncle (. vier, sur l’un des terrains à lui vendus par la ville de Pari: passé devant M° Marchand, notaire à Paris, le 12 juin 1761.
Il y a ici confusion de parenté. Louis Letellier n’était pas l'oncle, mais le grand-père de M" Gravier, fille de Louis-Gaspard *. La généalogie des Letellier est assez difficile à établir; on y parvient pourtant, en comparant et dépouillant les différents actes notariés. Or, dans l'inventaire dressé les 26 août 1785 et 31 juillet 1786, après la mort de Louis Letellier, on voit désignés comme construits les immeubles de la rue Saint-Florentin, et intervenir la dame Catherine Caqué, veuve de Louis Le Tellier, en même temps que ses deux fils Pierre-Louis et Louis-Gaspard, « légataires universels chacun pour un quart* ».
Louis Letellier était mort le 29 mars 1785. Bellier de la Chavignerie,dans son Dictionnaire des Artistes de l'école française, a publié son acte de décès, d’après les registres de la paroisse Saint-Laurent, acte ct
qui précise certains points généalogiques, encore qu’il soit ine sur l’un deux.
Le 30 mars 1785, M. Louis Letellier, architecte du roy et contrôleur des bâtiments de son domaine de Versailles, âgé de quatre-vingt-cinq ans environ, époux de Catherine Caqué, décédé hier, rue Grénétat de cette paroisse, a été inhumé en cette église après les vêpres chantées, en présence de Pierre- Louis Letellier, architecte ; Louis-Gaspard Letellier, écuyer, premier valet de garde robbe du roy, ses fils; Joseph-Antoine de Froidefond du Chatenet, maitre des requêtes, son gendre ; et François-Joseph Belleguel Ducatel, coexécuteur testamentaire.
Une seule observation : Joseph-Antoine Froidefond du Chatenet était gendre de Catherine Letellier, fille de Louis Letellier, épouse de Jean-Louis-Pierre Caqué, et non de Catherine Caqué, veuve de Louis Letellier, qui font deux personnes distinctes. L’inventaire dressé en 1785, après la mort de Louis Letellier, et déjà cité, ne laisse aucun doute à cet égard. On y voit intervenir
Dame Catherine Le Tellier, veuve du s' Jean-Louis-Pierre Caqué, architecte à Paris, et de Jacqueline-Esther Le Tellier, fille majeure, aussi légataire universel du dit défunt sieur Le Tellier, leur père.
M'° Joseph-Antoine Froidefond du Chatenet, chevalier, conseiller du roy en son conseil, maitre des requêtes ordinaire de son hôtel, et dame Catherin: Esther Caqué, son épouse, celle-ci majeure et première appelée à recueillir substitution de la d° dame veuve Caqué, sa mère.
S'il fallait en croire Lefeuve, les Letellier auraient chargé l’architecte Gabriel du soin d’édifier les immeubles portant aujourd’hui les n° 7et9. Mais il convient d'observer que les Letellier édifieront euxmêmes sur d’autres terrains achetés rue Royale, le n° 11 de cette dernière rue, où l’on retrouve une décoration intérieure de même styles. Les Letellier n'avaient donc besoin du secours de personne. Il est possible, au surplus, qu’en raison des servitudes de la place Louis XV, toute voisine, Gabriel ait eu à dire son mot, ou, tout au moins, à approuver les plans qui lui auraient été soumis.
Louis-Gaspard Letellier devint propriétaire de l'immeuble portant alors le n° 6 (aujourd’hui 7) « sous charge de substitution f, au moyen de l'abandon qui lui en a été fait par le partage des biens de la succession de S. Louis Le Tellier. passé devant Me Beleugey le 23 mai 1787 ». Il mourut le 10 août 1792, sans doute parmi les victimes de cette sanglante journée, comme l'explique, d’ailleurs, sa fonction de « premier valet de garde robbe du roy ». Il ne peut
1. Louis Letellier fut également propriétaire de l'hô: Temple. (Cf. la notice de M. H. Soulange-Bodin, dans la XVe sér de Paris, quartier Sainte-Avoye.)