‹ Le Quartier du Palais-RoyalChapitre 34 sur 42 · Celle-ci vivait séparée de son mar · texte numérisé non relu

Celle-ci vivait séparée de son mar

à Paris, rue de Sèvres, cf, plus loin.

e ses relations avec le président d’Aligre, qui avait émigré, peut-êtr si pour avoir donné asile au curé non assermenté de Châtou, mais encore plus pour avoir enfoui dans une cachette hôtel, rue Saint-Florentin, 90.000 livres en pièces d’or et es médailles et de la vaisselle précieuse, la marquise de ui menait une vie opulente aussi bien à Paris qu’à son e Bondy’, fut arrêtée en cette dernière demeure et ue Saint-Florentin où elle fut gardée à vue, prisonnière elle était condamnée par

cause d

de son d'argent, d Crussol, q château d ramenée r dans son propre hôtel. Le 21 floréal an 2, le tribunal révolutionnaire et exécutée le jour même, aux côtés de Madame Élisabeth. Le marquis de Crussol la suivit sur l'échafaud, le 8 thermidor, et la mort, du moins, réunit les deux époux. Un acte de notoriété, dressé par M° Poultier le 12 ventôse an 4, reconnut pour héritiers :

Dans la ligne paternelle : Marie-Geneviève-Antoinette-Charlotte Demontmignon, épouse de Bernard-François-Kavier Rocques et Anne-Michel-Jean-Baptiste-Demontmignon.

Dans la ligne maternelle : Marie-Louise-Nicole Dufresne, veuve en premières noces de Charles-Jean-Baptiste-Augustin Bertin Deviller, et en secondes noces de Jean-René Desgrigny; Louis-Frédéric Dufresn Auguste-Louis-Dufresne, alors mineurs, et Madame Chardon, épouse de M. Montferrier.

Aussi, lorsque Abraham-Louis Delachaux résolut d'acquérir immeuble, dut-il en raison des différents bénéficiaires de la succession Bersin, procéder par achats suce 1° le 17 prairial an 7, pour la partie revenant aux époux Rocque moyennant la somme de 16.800 francs.

2° le 29 messidor an 7, pour la part de la veuve Desgrigny, au prix de 11.200 francs.

3° le 29 brumaire an 10, pour le quart revenant à Anne-Michel Demontmignon au prix principal de 20.464 francs 19 cm., correspondant alors à 20.720 livres tournois.

ifs :

4° pour le restant, au moyen de l’adjudication prononcée à profit le 29 nivôse an XI à l'audience des criées du tribunal ci a Seine, au prix de 135.200 francs.

Abraham Delachaux décéda, 11, rue Saint-Florentin, le 22 brumaire an 14 (13 novembre 1805), laissant pour héritiers 1° Anne-Martine Collin, sa veuve.

2° deux enfants mineurs : Guillaume Tell et Louis

Delachaux, née à Paris le 14 floréal an 8.

génie

Louise-Eugénie resta seule ayant droit, à l'établissement des comptes de tutelle le $ mai 1821. Ces comptes accordaient en nue propriété la maison de la rue Saint-Florentin à Mie Delachaux ‘usufruit en étant abandonné à sa mère, qui décéda, à Saubuss (Landes), le $ septembre 1827.

Cf. H. M. Delsart :

uière abbesse de Montmartre, Paris, 1921, pp. 92 à 94.

DU

Louise-Eugénie Delachaux épousa Charles Desjobert. Elle était veuve quand elle mourut également à Saubusse le 22 février 1880, « donnant et léguant à ses collatéraux des deux branches paternelle et maternelle son hôtel de la rue Saint-Florentin.

Cet hôtel < en deux portions

ra vendu, écrit-elle dans son testament, et son produit partagé les entre mes cou

ns et cousines jusqu’au sixième degré, contrairement à la loi, qui défère ces sortes d’héritages aux cousins les plus proches, à l'exclusion de ceux les plus éloignés.

Il était dans les destinées de l'hôtel de se voir répartir entre de nombreux héritiers. On n’en compte pas moins de trente-quatre à la succession de Mme Desjobert! Il y eut même trente-huit comparants devant le notaire Cocteau, lorsque celui-ci vendit pour leur compte, au prix de 875.000 francs, la maison de la rue Saint-Flo rentin, le 26 juillet 1881, à Paul-Édouard-Émile Sorbet et Marie- Claire-Léonie Leprince Duclos, sa femme.

M: Sorbet, de son vivant notaire à Paris, mourut au r1 de la rue Saint-Florentin le 25 mai 1886. Sa veuve et ses héritiers :

Léon Chadenet et Nelly-Jeanne-Émilie Sorbet, issue d’un premier mariage;

Marie-

héophile-François Rivière et Jeanne-Marie-Genevitve Sorbet, née du second mariage ;

procédèrent à la vente de l'hôtel qui fut adjugé le 25 mars 1890 à M. Gaillard. Le cahier des charges dressé par M° Le Villain, et conservé en l'étude de M: Constantin, décrit ainsi l'immeuble :

Un corps principal sur la rue et en retour en aile à gauche, élevé sur caves d’un rez-de-chaussée, d’un entresol, de deux étages carrés, un autre

ze lambrissé et un dernier étage mansardé, sans combles.

Première cour à droite, dans laquelle est une fontaine communiquant avec une seconde cour au fond.

Au fond de cette seconde cour, est à gauche un bâtiment élevé en partie sur caves et partie sur terre-plein, d’un rez-de-chaussée, un entresol, trois étages carrés et un quatrième lambrissé.

L'entrée est cantonnée d’imposantes colonnes qui donnent à l'immeuble, encore propriété de Me veuve Gaillard, une allure d'hôtel princier. Celui-ci est occupé en partie par l'étude de Me Faÿ Lebas, mort en ces dernières années, et qui avait formé une coilection remarquable de documents sur les maisons parisiennes. Collection bien connue, conservée pieusement par son neveu, et à laquelle il convient de rendre hommage dans ces études consacrées aux vieux hôtels de Paris.

Il compta longtemps parmi ses locataires l'érudit architecte

Pau JARRY.

Membre de la Commission du Vieux-Paris.

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