ERS
Des nomdles. nuesnel? — l n courrier de Çustim In message de la Convention^ — Verrai a pris les lies. — . je sais, «. ignifique. — U est mort du monde,
cette nuit.
Il s'agil du condamné.
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Ile que lu me fais venir en
MDU.ol .
n. que nous pour qu'on i"1 nom empêche pas <l«' dormir, quand par
BUQUET
Sacrebleu ! c'était pour cela ! pour cela ! On ne dérange pas les gens ainsi. J'étais nécessaire là-bas.
QUESNEL
11 est cinq heures et demie. On le guillotine, dans une demi-heure. Il y avait urgence.
CHAPELAS.
Pourquoi? C'est jugé, signé; toutes les formalités sont remplies. Est-il nécessaire que nous assistions à sa crevaison?
VIDALOT, sans écouter.
Hein ! ce Verrat î qu'en dis-tu?
BUQUET, de même.
Prodigieux. Il a sauvé Mayence.
VIDALOT.
Les Prussiens doivent réfléchir, à cette heure. Encore une ou deux frottées de ce genre, et nous les verrons penauds rentrer dans leurs repaires.
BUQUET
Le petit Jean-Amable n'a pas eu de chance.
VIDALOT.
Oui, le pauvre gosse ! la tète emportée par un boulet» dès le début de l'affaire...
QUESNEL, faisant signe de se taire.
Il s'est produit des faits nouveaux depuis hier.
CHAPELAS.
Il a fait des aveux ?
QUESNEL
Un membre du conseil prétend qu'il est innocent.
LES OFFICIERS
Innocent ! — Allons donc ! — Oui dit cela?
Ql I -M I..
Je lui laisse la responsabilité de son opinion.
i n MER, se levant.
Citoyens...
CIIAPELAS.
Ah ! Teulier... Naturellement !... Il a fallu qu'il trouve à se distinguer.
TEULIER.
Citoyens, vous savez si je suis L'ennemi de d'Oyron. Hier matin, je l'accusais. Mais envers un ennemi, on est tenu par des règles d'honneur aussi strictes qu'envers un ami. Que pouvais-je faire, si le hasard laissait tomber dans mes mains la preuve de son innocence? Etouffer mes rancunes, et vous apporter le moyen de réparer une injustice.
Des exclamations ironiques soulignent le» mots. <1' « innocence » et d' « injustice >• . Les officiera haussent le* épaules, écoutent avec une incrédulité indifférente. Quelques-uns tournent le dos à Teulier. mettent à causer enta
\ [OALOl .
II faut qu'il dise toujours le contraire de tout le inonde !
DE1 K OFl tCIBRS, , routant le canon.
at recommence la bataille. Ecoute. Cela vient de chez lui. - Non, c'est le N<-nt qui a tourné.
c 1 1 \ r 1 1 \ - Tu n'.is donc pas hnis le citoyen Teulier au courant :
Je lui ai tout dit.
i naît la L Oui.
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1 a-t-il vu
TEULIER.
Précisément, je l'ai vue.
CHAPELAS.
Et tu ne la trouves pas assez catégorique ?
TEULIER.
La lettre a été forgée par les ennemis pour le perdre.
LES OFFICIERS
Mi ! bien, je m'y attendais ! — C'est ce qu'a dit le traître. — C'est trop facile à dire.
TEULIER.
Je puis le démontrer.
CHAPELAS, ironique.
Les Prussiens te l'ont dit ?
TEULIER.
J'ai interrogé l'espion.
VIDALOT.
Il a comparu devant nous tous.
TEULIER.
Il m'a avoué la vérité.
CHAPELAS.
Qu'en sais-tu ?
TEULIER.
Les preuves de l'innocence de d'Oyron sont aux mains d'un officier.
CHAPELAS, menaçant.
Tu serais bien embarrassé de dire qui.
TEULIER.
Je vais le dire.
CHAPELAS.
Bah! — Et c'est?
i l l LIER.
t Verrat.
Stupeur. Explosion d'indignation.
C'est abominable! Citoyen représentant, on nous insulte, et tu laisses faire !
Ql ESN1 l..
C'est à vous d'écouter l'accusation. Vous déciderez ensuite.
BUQl II .
( h\ n'a pas le droit d'outrager un des nôtres !
ÏT.I LIER.
D'Oyron aussi est un des nôtres.
BUQUl r. CHAP1
Un traître! un aristocrate !
us sommes égaux devant la justice.
Tu oses comparer le héros de K.ostheira au misérable qui
nous a li n n
I il mm l kS.
-f une infamie d'accuser un absent.
"i ESR] !..
d convoqué \ errai : il - ins un momenl 3
tranquilles, nous le confronteron liais
' bon que vous entendiex d'al
le citoyen Teulier. Qui wn-
ats personnels, mon devoir est de uter lesd
partii
Citoi imprends votre premier mouvement «1 in-
I m'ollen-
violence. Moi-même, à votre place, j'aurais sans doute agi de même. Ayez un peu de patience. ■ — Mais avant toute chose, voyant l'aube qui jaunit, je te demande, représentant, d'envoyer des ordres immédiats pour suspendre l'exécution, jusqu'à ce que les débats engagés devant vous soient tranchés par votre arrêt.
BUQUET
Qu'est-ce que toutes ces simagrées? Dis-nous en deux mots ton affaire, et finissons-en. Nous avons autre chose à faire.
CHAPELAS.
L'arrêt a été rendu. Il n'y a pas lieu de surseoir.