H17LIN
Cela te fera grand bien !
l'homme.
Mes os en jubilent d'avance. Ce qui me vexe seulement,, qu'on ne saura pas mon nom dans l'histoire.
HULIN
\ aniteux !
l'homme.
Que veux-tu ! J'aime la gloire.
III l.l\.
1 une belle chose, bien sûr. — Le malheur est qu'on n'en jouit que quand on est pourri. Une bonne pipe vaut mie
Vintûnîlle arrive <!<• la droite.
\ in ri mi il. i:.
rides. Deux gueux qui parlenl de gloire, en s'épi I i monceau de meubles brisés par une popula-
tion d'épileptiques. Voilà celte grande révolte] Une pa-
i rouille suffi rail ;i mettre Paris à la raison. Qu'attendent- |Is à Versailli
L HOMME, m relev-tnl brusquemenl ei allant .1 Vintimille.
El cel antre, que veut-il ?
VINTIMILLE, le regardant ironiquement.
Est-ce le nouvel uniforme de MM. les archers du guet? — Ote-toi de là, mon ami !
l'homme.
Qui êtes-vous ? où allez-vous, à cette heure ?
VINTIMILLE, lui tendant un papier.
Sais-tu lire ?
Des papiers? — Évidemment que je sais lire. — A Hulin. Lis, toi. Qu'est-ce qu'il y a dessus?
HULIN, après avoir lu.
Laissez-passer. C'est en règle. Signé du Comité de l'Hôtel de Ville. Contresigné : le capitaine de la milice bourgeoise, Gonchon.
l'homme.
Une bonne plaisanterie! Tout cela, ça s'achète.
Tout en grognant, il laisse passer Vintiniilïe.
VINTIMILLE
Sans doute. Tout s'achète.
Tout en passant, il tend dédaigneusement de l'argent à l'homme.
Bonsoir.
L'iIOMME, sursautant.
-Quoi? Qu'est-ce que c'est que cela ?
VINTIMILLE, sans se retourner.
Tu le vois bien. Prends, et tais-toi.
L HOMME, courant à Yintimille cl lui barrant le passage.
Tu es donc un aristocrate ? tu veux m' acheter !
HULIN, s 'interposant.
Laisse, camarade, laisse. Je le connais très bien.
11 s'avance vers Vintiniilïe.
VINTIMILLE, sans se troubler.
Mais en effet, c'est...
91 Iluliii.
< >ui da.
Un instant de silence. Ils se regardent tous deux. iil LIN , à L'homme.