‹ Le quatorze juillet. Danton. Les loupsChapitre 71 sur 151 · M IRA T · texte numérisé non relu

M IRA T

Comme Celui qui entra, il y a dix-sept cents ans, au milieu des rameaux, cette petite fille n'est pas venue parmi nous pour apporter la paix.

DBSMOl UNS.

11 y a du sang sur nous.

SPIl i;i;i . avec un fanatisme concentré.

C'est le nôtre.

LE l'i.i l'i .1 . surexcité.

C'est le mien !... C'est le mien !... Nous te l'offrons, Li-

DBSMOl LINS.

Au diable notre vie ! Les grands bonheurs s'achètent.

HOCHE

- sommes prêts ù payer.

ROBESPIERRE, con< entré.

V>us paierons.

ii: pi un. , nthonaj

i> paierons I

ni autour de l.i Liberté Musique.

LA I < '\ i \ i .

Joie d'être un avec tous, joie d'aimer ayee tous, joie de sou ffrir avec tous 1 Donnons-nous la main 1 Formons desdanses fraternelles i Chanti est ta fête, ô peuple de

Paris!

["•"pie. il \ a m longtemps <juc lu peines, que tu

luttes en silence ! Tant de siècles de souffrances pour arriver enfin à cette heure d'allégresse! La Liberté t'appartient. Garde bien ta conquête !

DESMOULINS, au public.

Et maintenant, à vous ! Achevez notre ouvrage ! La Bastille est à bas : il reste d'autres Bastilles. A l'assaut ! A l'assaut des mensonges! A l'assaut de la Nuit ! L'Esprit vaincra la Force. Le passé est brisé. La mort est morte !

HULIN, -, Julie.

0 notre Liberté, notre lumière, notre amour! Que tu es petite encore ! Comme tu es fragile ! Pourras-tu résister aux tempêtes prochaines? Grandis, grandis, chère petite plante, monte droite et vigoureuse, et réjouis le monde de ton souffle de prairie !

HOCHE, le sabre à la main, monte sur un gradin, au pied de la niche où se tient la petite Liberté.

Sois tranquille, Liberté, à l'abri de nos bras! Nous te tenons. Malheur à qui te touche ! Tu es à nous, nous sommes à toi. A toi, ces dépouilles, ces trophées !

Les femmes jettent des fleurs à la Liberté. Les hommes inclinent devant elle leurs piques, leurs bannières, leurs rameaux verts, les trophées de la Bastille.

Mais ce n'est pas assez : nous te ferons un immortel triomphe. Fille du peuple de Paris, tes yeux clairs rayonneront pour les peuples asservis. Nous allons promener à travers l'univers le niveau redoutable de l'Égalité. Nous conduirons ton char, au milieu des batailles, par le sabre, par le canon, vers l'Amour, vers la Fraternité du genre humain. — Frères! tous frères! tous libres!... Allons délivrer le monde !

Épées, lances, branches d'arbres, mouchoirs, chapeaux et bras s'agitent, au milieu des acclamations et des sonneries de trompettes. Le peuple forme des rondes autour de la Liberté.

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