Paris
mais une certaine forme d'esprit théologique y fait tort à l'intelligence de la vérité historique. On a vu plus haut l'histoire de la critique. Les principaux commentaires protestants qui ont paru dans ces dernières années sont ceux de B. Weiss ^ et H. Holtzmann ^. Le premier, bien que dominé par la préoccupation systématique de démêler partout un fond de tradition sur lequel l'évangéliste n'aurait fait que répandre çà et là des vues personnelles, est très solide et documenté pour la critique du texte. Celui de Holtzmann est conçu dans un esprit purement critique; c'est un modèle d'analyse littéraire et historique; peut-être y manque-t-il un peu le sens de la continuité traditionnelle qui, nonobstant les divergences les plus sensibles, rattache la théologie johannique à celle de Paul, au christianisme primitif et à l'Evangile de Jésus. Schanz, Weiss, Holtzmann, et, parmi les anciens, Maldonat sont les auteurs qui ont été le plus particulièrement consultés pour notre propre commentaire. Le lecteur jugera si celui-ci contient quelque chose de bon et de vrai en dehors de ce que nous avons emprunté à nos devanciers.