Cf. IV
5. C'est l'interprétation la plus naturelle du «^rec : ocXX' ôlxrov G[i.iv o~i xaî Itopâxaré [i.£ xai où ^taxEuETS. Il ne paraît pas utile de discuter ici les autres. Voir SCHANZ, 277.
Juifs auraient dû reconnaître à ses miracles l'envoyé de Dieu; ils ont vu la gloire du Verbe incarné; cependant ils n'ont pas compris, ils n'ont pas cru réellement; ils ont rejeté le pain de vie, avant que Jésus se fût désigné lui-même à eux sous cette définition.
Aussi bien ceux qui ne croient pas en lui sont-ils réprouvés du Père 1. « 1 out ce que le Père me donne viendra à moi, et celui qui vient à moi, je ne le jetterai pas dehors » , je ne le repousserai pas Il n'est pas question de jugement, ni de damnation. Le Père a ses élus qu'il donne au Fils pour être sauvés par lui : ceux-là viendront au Christ, et il se gardera de les chasser; il n'omet rien de ce qu'il faut pour les gagner à lui. Il est descendu du ciel pour accomplir sur la terre la volonté de celui qui Ta envoyé; or la volonté de Dieu est que tous ceux qu'il donne à son Fils soient sauvés et qu'ils arrivent à la résurrection glorieuse; ceux qui voient le Fils et croient en lui auront part à cette résurrection, parce que le Fils est à même de leur donner la vie éternelle. Voir le Fils n'est pas fixer les yeux sur le visage du Sauveur, mais discerner le Fils de Dieu dans ses œuvres, pour s'attacher à lui par la foi. Ainsi la vie éternelle a son commencement dans la foi, son couronnement dans la résurrection. Celle-ci n'est pas adventice à celle-là, comme un élément traditionnel juxtaposé à la notion johannique de la vie éternelle. Le concept de la vie, dans le quatrième Evangile, n'embrasse pas seulement la régénération spirituelle de l'homme, mais ce qu'on pourrait appeler sa régénération physique par la résurrection, tout comme la vie divine du Verbe incarné implique la résurrection de Jésus \
Reste à expliquer, dans la suite du discours, comment la foi au Christ conduit à la résurrection de la chair. Pour le moment, il est clair que les incrédules au Fils ne sont pas les élus du Père : la question du rapport de la prédestination et de la grâce divines avec
1. Il faut suppléer cette idée comme transition à ce qui suit. Il s'agit ici d'affirmer la condamnation des Juifs incrédules (Schanz, 278), non d'expliquer l'insuccès (le Jésus auprès d'eux (B. Weiss, 254).
2. Cf. IX, 3i. Il ne paraît pas nécessaire de regarder cette locution comme une application actuelle de ce qui est dit, Mattu. xxii, 13, des ténèbres extérieures.
3. Le mot grec dit plus (jue voir simplement : Tiaç ô Osfopôiv tÔv uldv. Cf. v. 36, supr. cit. p. 445, n. 5, et ii, 23; vu, 3; xx, 6.