‹ Le QuérardChapitre 115 sur 166 · Moldo-Valachie (la · texte numérisé non relu

Moldo-Valachie (la

Denz articles imprimés dans le journal « le Constitutionnel », a»* des 23 et 84 avril lass, et signés : le secrétaire de la rédaction, L. Boniface.

92. Villes (les) du Bas-Danube ; par Th. LavalUe. — Impr. d'abord dans « le Moniteur de 1* Armée » et reproduit dans la « Revue de rOrient », t. XIV (1853), pp. 400-407.

93. Principautés (les) roumaines; par M. D. BoUntineano. Paris, Desoye et Bouchet, 1854, in-8 de 64 pages.

94. Provinces danubieimes et roumaines; par MM. Chopin et Ubieini. Paris, F. Didot. 1856, in-8, tig. 7 fr.

Faisant partie de «l'Univers pittoresque *>.

La question de l'union des deux principautés de Valacbic et de Moldavie, est une des plus ff raves dont le congrès ait dû s'occuper. Voici l'opinion d'un liouime compétent, M. Ubictni. Noos rempruntons à un nouvel ouvrage de l'auteur, VHisUnre des principautés roumaines, insérée dans la collection de V Univers pitto-

retque de MM. Finnin Didot. Aprèsavoir tracé le tableau de la ] de 1848. Tauiear poorsoiten ces termes : « Telle fut rissue, en quelque sorte nécessaire, de cette réTolution. ElleéchoM

5 lus encore u»r la faute des éfénemeots que par celle des homnoes appelés k fai Iriger. Ces homnies étaient ou des jeunes gens entbousiasies, pleins de cœvet d'inexpérience, qui se trompèrent cl sur leur pajs et snr lear èpoqne, ou des esprits faibles et vacillants qui se laissèrent entraîner an gré des èVèneflaenls. U cœur faillit à quelQues-uns, k d'autres le ulent et le sang-froid, la fermeté à tous. De plus, il était réserré, ce semble, k la Valachie de donner Fesemple d^ia fait rare dans les grandes commotions politiques : celui d'un groupe d'boowei conspirant dans un intérêt commun, et qui parTiennentk changer la faoed'oa pays sans qu'il surgisse, soit au milieu d'eux, soit en dehors d'eux, qnelqse grande individualité qui plie toutes les volontés sous la sienne. Une dictature reût, sinon sauvée, du moins grandie dans l*opinion. Mais personne n'aTSiteisoi l'étofTe d'un dictateur.

« ... Cependant cette révolution, qui passa presque Inaperçue au dehors, laissa des traces profondes dans le puys. C'est qu'elle était juste dans son principe et

Îru'ellc fut honnête dans ses actes. Les hommes de 1848 commirent bien des autes ; mais ils les rachetèrent par leur désintéressement. Il résulte du rapport même de la commission qui fut chargée, en 1819, do réj|ler les oompt« de l'année précédente, que le gouvernement provisoire et la lieutenance princière, dans un espace de trois mois, depuis le jour de la proclamation de la consUtutioa Jusqu'à la formation de la caîmacamie, ne crevèrent le budget oue d'une sonuae de 150,000 fr. (1). Le rétablissement de l'ordre légal coûta à la Valachie seulement plus de A millions de francs, en outre des 10 millions payés pour les frais deroocipation russe !

• D'un autre c6té, la révoluiiou fut et est demeurée populaire, parce qu'elle fut plus sociale encore que politique, et qu'étant l'œuvre de quelques-uns, elle devint la pensée et l'espérance de tous. Le mouvement moldave du mois d'avril avait été dirigé uniquement contre l'hospodar et dans l'intérêt des boyards; aussi ne produisit-il qu'une agitation à la surface. Qu'est-ce que cela faisait au paysan écrasé d'impôts, au tsigane esclave, «u juif opprimé et maudit, au pauvre prêtre dévoré par le haut clergé, que les boyards gouvernassent à la place du prince Stourdza ? Que leur faisaient même les réformes demandées par les jeunes libéraux de Jassy, comme la liberté de la presse, la responsabilité des ministres? Ces mots pour eux n'avaient point de sens. La révolution valaquc, au contraire, eut le grand art d'intéresser à sa cause toutes les classes de la société : prêtres, paysans, bourgeois, juifs, bohémiens, tous les déshérités de l'ancien régime recouvraient leur part légitime d'influence et de bien-être. Elle ne craignit pas surtout de poser nettement et sur-le-champ la grave question de la propriété. On a dit que cette question avait perdu la révolution ; elle la sauva, au contraire.

« Aujourd'hui encore elle est la vmie. Tunique question sociale, de même qae la question politique est tout entière dans l'union des deux principautés. Aussi, les vrais patriotes roumains, ceux qui recherchent plus l'intérêt de leur paysqoe le triompne de leurs opinions, bornent-ils là pour le moment tous leurs souhaits. « Qu'on nous réunisse, disent-ils, à nos frères les Moldaves, en nous donnant un « chef étranger, quel qu'il soit, pourvu qu'il soit ferme et probe; à quelque nation • qu'il appartienne, pourvu qu'il ne soit ni Russe ni Allemand. Et après cela, qu'on « fasse le paysan propriétaire; nous n'en demandons pas davantage. En lui donnant « la terre, vous lui aurez donné la patrie. Là est son droit, là est son avenir. Nous « répondons de lui devant l'Europe.»

95. Histoire politique et sociale des provinces danubiennes ; par M. Elias RegnauU. Paris, Paulin el Lechevalier, 1855, in-8, 5 fr.

Deux longs fragments de cet ouvrage avaient paru dans « le Siècle », n*«des 31 mars et l«r avril 1855.

M. L<''on Plée a rendu compte dans le même journal, n*> du 7 mai lg5.5, du li\Te de M. E. Regnault. L'Illustration du 17 mars 1855 en avait déjà donné un.

(1) Les membres de la lieutenance princière ne voulurent point accepter de liste civile. M. Nicolas Golesco continua à vivre, comme auparavant, avec ses propres revenus. MM. Héliadeet Tell, qui n'avaient point de fortune personnelle, recevaient un traitement mensuel de 2,500 piastres (8ôO fr.) comme ministres, l'un de 'instruction publique, l'autre de la guerre.

96. Saite ou Soppléoient à «l'Histoire politique et sociale desprincipautés danubiennes » de M. Elias Regnault; par A. Rousso. Bruxelles, A. Labroue et O®, 1835, in-8 de 212 pages.

(Test moins une saite qu'une réfutation de l'ouvrage précédent.

97. Mémoires pour servir àThistoire de la Roumanie (provinces danubiennes). (Première partie.) Topographie; par César Bolliac^ ancien vomie (maire et préfet) de la ville de Bucharest. Paris, Just Bouvier, 1855, in-8, 2 fr.

98. Chroniques de la Dacie moderne, ou Anecdotes valaques; par F. G. L.

99. Moldo-Valachie (la) ; par M. BataiUard. — Impr. dans la « Revue de Paris » , i»** juillet 1856.

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