III. Trannylvanie
La Transylvanie, partie de Tancicnne Dacie Trajane^ Dada Mediterranea^Erdely-Orsxagenhon^vo'i^.et Siebenbûrgen eo allemand, est un grand gouvernement entre la Hongrie nu N., la Valachie tu S. et la Âloldavie à TE. Ce pays, habité primitivement parles Daces, conquis par Trajan, abandonné par Aurélien, appartint successivement aux Goths, aux Huns» aux Avares, enfin aux Hongrois (1004); depuis cette dernière conquête» il a suivi presque sans
ioterraption le sort de la Hongrie, à laauelle il a été souvent disputé parles Tares. En 1526, Jean Zapoly, frustré par Tempereur Ferdioand !•' de la couronne de Hongrie qui lui avait été déférée, se rendit indépendant en Transylvanie, avec le secours du Sultan; ses successeurs régnèrent jusqu'en 1699 sur la Transylvanie, et sur divers comitats de la Hongrie orientale, sous-suzeraineté turque, dans Tordre qui suit :
Jean Zapoli, 1526-40.
J. Sigismond Zapoli, 1571.
Etienne I, Bathori, 1579.
Christophe Bathoriy 1581.
Sigismond Bathori, 1602.
Etienne II, Botskay, 1606.
Gabriel I, Bathory , 1613.
Gabriel II, Bethiem
(Bethlem Gabory), 1629.
Georges 1. Ragotzi, 1648.
Georges II, Ragotzi . 1661.
Michel I, AbaHii 1600.
Michel II, Abaffi, 1699.
En 1699, l'empereur Léopold I*', soumit défmitivement la Transylvanie à la domination autrichienne; Marie-Thérèse Térigea en grand-duché ; aujourd'hui elle est divisée en trois grandes purties : le pays des Hongrois à l'O., le pays des Saxons au S., le pays des Siekiers à TE.
BIBLIOGRAPHIE
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Serbie. — Monténégro. — Bosnie.
Serbie.
La Serbie, qu'où nomme h tort Servie, est une fraction considérable de la grande nation des Slaves > la Mésie-Svpérieure des anciens, Serf-Vilaiéti des Turcs, état tributaire de l'Empire ottoman, en Europe, jadis empire, a pom* bornes au N. la Hongrie, à TO. la Bosnie, à TE. la Bulgarie et la Valachie, au S. l'Albanie et la Roumélie. La Servie a pris son nom des Servions, dits aussi Serbes et Sorabes, peuple de race slave, qui habitait alors auprès des monts Krapaks, et auquel l'empereur Héraclius permit, vers Tan 630, de s'étiblir dans ces contrées, dépeuplées par les Avares. Jusqu'en 923, la Servie forma un petit État qui eut ses rois, mais dont l'histoire est peu connue. A cette époque, elle fut soumise par les Bulgares; en 949, elle passa avec les Bulgares eux-mêmes sous la domination des Grecs. En 1039, la partie occidentale de la Servie se rendit indépendante, et eut de nouveaux rois; mais elle retomba sous le joug en 1 105. Enfm, en 1151, Tchoudomil, profitant de la faiblesse de l'empire grec, rendit l'indépendance à la Servie, et fonda un puissant empire qui, au XI V siècle, sous Etienne Douchan, le plus
grand de ses rois, con(|uit une partie de la Thrace, presque toute la Macédoine et diverses villes de Tliessalie et de l'Albanie L'empire de Servie était divisé en Servie proprement dite, en bannat de Bosnie, bannat de Croatie, duché de Zacellum ou Herzégovine, et duché de Zenta. Ce dernier comprenait le Monténégro actuel et toute la vallée de la Moraka, jusqu'à Szabiak. Aujourd'hui, la vallée de Moraka, entre Podgoritza et Szabiak, porte seule le nom de Zenta. Un historien du Monténégro, Yassilio Petrrovicz, évéque métropolitain (vladika) de Gnegoste, nous apprend que le fondateur et le
Eremier empereur de la Servie fut Simon Nemagua, fils du célèbre ielo-Vrose, habitant du Zenta, et que cet empire dura jusqu'à la bataille de la plaine de Cossova, gagnée par Ba Yésid Jilderim ou Bajazet, le 15 juin 1389. L'empereur Lazare fut pris et conduit devant Bajazet. qui lui fit trancher la tête, ainsi qu'à Milosch Obile- ▼icz, l'un des gendres de l'Empereur, et à un grand nombre de seigneurs. Cette malheureuse bataille mit fin à l'empire de Servie, qui avait fleuri 230 ans (1). Voici, d'après Yassilio Petrrovicz, la chronologie des empereurs de Servie :
Simon Nemagna, fils de Bielo-Vrose; il régna 46 ans.
Etienne, 2* fils de Simon;
Zadoslav, fils d'Etienne ;
Vladislav, frère de Zadoslav ;
DagutinOy fils de Vladislav;
Milutino, frère de Dragutino;
Etienne Y, fils de Milutino;
Etienne YI, surnommé le Grand, fils d'Etienne Y ;
Moïse, fils d'Etienne YI, assassiné jeune par le suivant ;
Yolkan Memasicz, usurpateur ;
Lazare, étranger à la famille impériale, élu empereur.
Après la mort de Lazare, commença pour la Servie une époque de décadence, de crimes et d'anarchie, qui amena la conquête du pays, moins Belgrade, par les Turcs (1 459) ; Belgrade elle-même fut prise en t621. L'ancien royaume de Servie fut réduit à une seule province que les Turcs divisèrent en quatre livahs ou départements (Belgrade, Sémendria, Krouchevatch, Novi-Bazar). Au XYin* siècle, cette province fut eu partie conquise par l'Autriche, et le traité de Passarovitz en céda le N.-O. à l'empereur Charles YI; mais le traité de Belgrade (1739) rendit le tout à la Porte. Depuis, la Servie tenta plusieurs fois de secouer le joug ottoman. Le célèbre Czerni-George y parvint de 1804 à 1809, et se fit reconnaître par la Porte prince de Servie ; il se maintint jusqu'à 1813, époque n la*» quelle la paix de Bucharest, entre la Turquie et la Russie, restitua la
(1} Le premier fils de Simon» le comte Volkan, se contenta du dacbé de Zenta. CTest de m que tout descendus les dues de Monténégro et de Zenta.
-ses--
Servie aux Tares. L'empereur Alexandre appela prêt de loi < George, le créa prince et général; 'mais, s'étant tveoUiré i notiw dans les possessions autrichiennes, il fut pris et livré par rAolriche en 1817 au pacha de Belgrade^ qui le fit décapiter. En 1816^ mie nouvelle révolte éclata sous Hilosch Qbrénovitch : la Turque ne put soumettre ce dernier^ ei le traité d*Andrinople (1829)» entre k Russie et la Turquie, laissa la Servie dans une indépendance complète, à la charge de payer tribut aux Tnrca. Le gonremenient est monai^chique, héréditaire ; le chef porte le titre de prince* Le prince Milosch s'est vu forcé de donner une constitution libérale à lea sujets (1 835); il a été renversé du trône en 1839» et remplacé par son second tils Michel, qui lui-même a été chasaéi en 1842» par Alexandre Pctrovitch, petit-fils de Gzemi-George.
BIBUOGRAPHIE.
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Le Voukodlak esl un être fantastique que les Serbes et les Bosniaques désignent par ce mot^ qui se tniduirait presque littéralement en français par loup-garou, mais auquel on attribue le même rôle qu'au vampire, sortant de sa tombe pour sucer le sang des vivants.