Notice sur Calvin
Imp. dans le « Musée des protestants célèbres», t. II, 9« partie.
— Johann Calvin. Ein Lebensbild; von F. Guizot. Aus d. Franz, von Dr. Martin Runkel. Leipzig, Sechtling, 1847, in-8 de ir el 68 p.
Traduction reproduite en 1850, avec un titre denonv. édition.
71. Discours de M. Guizot, directeur de T Académie française, prononcé aux funérailles de H. Droz, le mardi 12 novembre 1850. Paris, de Timpr. de F. Didot, 1850, in-4 de 8 pages; ou deTimpr. des mêmes, 1851, gr, in-8 de 32 pag.
Et discours de M. Barthélemy-Saint-Hilaire, président de la classe des science^ morales et politiques; de MM. Du vernoy et Mauvais, membres de l'Académie française.
72. Monck. Chute de la République et rétablissement de la Monarchie en Angleterre, en 1660. Etude historique. Paris, Didier,
1850, in-8 de 26 feuilles 1/4, plus un portr. (5 Tr).
Une édition spéciale, destinée à l'étranger, porte pour titre: Bévolotion d'Angleterre. Monck. Chute, etc., etc. 3« édition. Paris, Didier, 1852, in 12, 3 fr. 50c.
Monck avait paru en 1837, en deux articles dans la < Revue française •. Poareo faire un volume on y a joint de nombreuses pièces justiGcativcs.
73. Études biographiques sur la révolution d'Ângleteire. Parlementaires.— Cavaliers. — Républicains. — Niveleurs. Paris, Didier,
1851, in-8de24feuil., 5 fr.
Suite à l'étude sur Monck.
Il y a une deuxième édition, faite pour l'étranger, qui porte poor titre : Afroluiion d'Anqleterre. Etudes historiques et biographiques sur les principaux perumnages des différents partis parlementaires, cavaliers, républicains, niveleurs. Paris, Didier, 1852, in-i2, 3 fr. 50.
74. Discours de M. Guizot, en réponse au discours prononcé par M. le comte de Montalembert, pour sa réception à l'Académie fraoçaise, le ô février. Paris, Didier, 1852, iu-8 de 20 pag.
Imprimé aussi avec le discours du récipiendaire (Éloge de Droz). Paris, Didier, Sagnier et Hray , 1852, in-8 de 4 feuilles, 1 fr.; et Paris, de l'impr. de F. Didot, 1852, in-4 de 8 feuilles.
75. Corneille et son temps. Étude littéraire. Paris, Didier, 1852, in-8 de 31 feuilles 1/4, 5 fr., et in-12, 3 fr. 50 c.
Cestla notice qui faltpartiedu l«rvolume des «Vies des poètes français du siè» Ole de Louis XIV>, retouchée et augmentée. M. Léon Plée a Touln rendre compte de cette publication dans « le Siècle, n*d«
9 août 1852; mais soos l'ioscription de Corneille et son temps, il adooné une biographie poiitiqiie de M. Guizot.
M. Paaiin Limayrac s'est plus particulièrement occupé de la biographie écrite par M. Guizot, et voici coinmenl dans son feuilielon de «la Presse*, du 18 juillet 1852, il formule son appréciation :
«Je me demande pourquoi M. Guizot a jugé b propos de publier en un gros ▼olumeson étude de 1813 sur Corneille, A part quelques petits traiis assez intéressants de biographie qui ont été fournis à M. Guizot par M. Floquet, de Rouen, qo'y a-t-il de nouveau dans ce livre? rien, ou presque rien. L'érudition y est commune, et la pénétration n'y dépasse pas les liuiites les plus connues. Oh est le coup d'œii d*aigle? où est la griffe de lion? nulle parr. Cependant M. Guizot a la
Prétention, quand il se constitue l'historien d'une grande chose ou d'un grand omme, d'effacer ses devant iers et de tuer ses futurs rivaux. Il a échoué cette fois dans sa prétention : il n'a effacé personne, pas même La Harpe, et le champ reste toujours ouvert. Alors, je renouvelle ma question : k quoi bon?
« Pour grossir son volume,M. Guizot y a ajouté trois biographies e&timables, mais qui n'apprennent rien, même à ceux qui ne sont pas obligés de savoir. Ce sont t ois notices sur Chapelain, Scarron et Rotrou^ trois Ggures très originales. A propos de Chapelain, il m'est impossible de ne pas remarquer ceci : pendant les vmfft ans qu'il mit à la composition des douze premiers chants de la Pucelle^ il jouît d'une gloire sans égale. Occuper le public pendant vingt ans avec un même poème dont on lit des fragments dans des salons! Évidemment, la mesure du temps a Changé ; nous n'avons plus les mêmes montres.
La notice sur Rotrou est maigre. L'auteur de Venceslas méritait mieux. M. Guizot n'a pas l'airde bien savoir pourquoi Corneille appelait Rotrou son përeqooique Rotrou eût trois années de moins que lui. C'est que celui-ci, fort avant dans la faveur du cardinal, protégea vivement l'auteur du Cid. Piotéger son rivai eu poésie, mourir en se dévouant pour ses conciioyenset avoir fait Venceslas ^ceisi est assez beau pour immortaliser une mémoire, et si nous avions un Westminster, il faudrait y placer Rotrou à côté de Corneille.
L'étude de M. Guizot est donc médiocre, et Corneille, ce véritable Pierre le Grand, attend encore son historien définitif. Voyons si M. Guizot a été plus heureux avec Shakspeare, et s'il n'a pas été écrasé entre ces deux géants.
Paulin LiMAYBAC.
76. Shakspeare et son temps. Étude littéi*aire. Paris, Didier, 1852, in-8 de 28 feuil. f/4, 5 Tr., et in- 12, Sfr. 50 c.
C'est encore une nouvelle édition, retouchée de la notice sur Shakespeare, qui ae trouve à la tête de la nouvelle édition de son théâtre de la traduction de Le Tourneur.
Après son feuilleton sur Corneille et son temps, M. Paulin Limayrac en a publié un second sur Shakspeare et son temps qui n'est pas moins sévère que le premier; et pourtant un critique connu, M Alfred Michiels, a dit, dans son «Histoire des idées littéraires en France ». t. II, pp. 110 ot suivantes, en parlant de la Vie de Shakes{)are k la tête de son Théâtre : «^ On doit la mettre au nombre des plus « belles études qui aient jamais été faites sur un grand écrivain. Je doute que la « France puisse rien montrer de supérieur ou même d'égal. Non-seulement la « biographie du poêle est racontée avec un art et une nohlesse vraiment excep- « tiounels, mais le critique jette sur l'histoire de la litiératureanghiise uncoup « d'œil SI ferme et si pénéiianl, il reconsiniit si bien autour de Shukspare le « siècle où il est né, il entre si avant d:ms l'essence de l'art et eu explitiue les lois « d'une telle manière, que l'on reconnalià ces indices la présence du génie. »
Quelaues pages plus loin, M. Michiels parle avec le même éloge ue la Vie de Corneille.
77. Amour (1*) dans le mariage. Élude iiistorique. Paris, Hachette, 1855, et 1856, 3« édit., 1856 in-16 de 3 fcuil., 1 fr.
Faisant partie de la « Bibliothèque des chemins de fer >, 3« série.
Ce petit ouvrage a eu trois éditions dans la même année. Il a d'abord para dans la « Revue des Deux-Mondes», n** du i*^ mars 1855. 11 en fut tiré à part un petit nombre (l'exemplaires.
C'est l'histoire poétique du mariage de lady Woughan (Rachel Wriotheslay) avec William, depuis lord Russel, second fils du comte de Bedfort, un des chefs de
l'ofiposHon Miicflieotafre sobs le roi Cterl» II, et Meapliè fc LMidres poar c
de Laute traliison, le 21 juillet 1685. Celle bistoircimiehedoBefkar qmAoDCsc ^ comme on le toU, aux annales politiques de l'Angle terre : par tons les aatreîi
elle est une \(^tm\e domestique de vertu, d'hounear et d'aaioar, et e'eU ccUt IC'grn 0 q:ie M. Guizol a ruconlC^e.
M. f:iivillii'r-Flfiir.T a donné au « Journal d«*s Débals», d* do iOam I8S5, sa« le titre ù'une Elude'de Femme, une appréciaiion de ce petit ovvrage.
78. Sir Robert Peel. (Tiré de la «Revue des Deux*MoDde8»).Bei^
lin, Jules Spingcr, 1856, in-8 de 91 pag.
Ce a*esl qu*un fragment d'un ouvrage plus coB&idérabie, portant te BièM titre, qui est aciueiivmeat sott& presse (uo? . 1856).
Collaborations db U. GnzoT.
Outre les ouvrages que nous venons de citer, M. Gniiol « participé a divers autres ainsi qu'à plusieurs recueils périodiques, dont nous donnerons ici l'indication ciironologique : f* au c PubUdste» (1797-1800) ; 2^ en société avec Enieric-David, au « Musée français «, publ. par ftlM.Bobiliard-Péron ville et Laurent, pour lequel il a Tait les discours et les notices; 3* avec Visconti, au « Musée royal», pour les eiplications (1814-23); 4** au «MouifeurdeGands (1815)(1);5" aux «Arclii\espliiloso|>hiques, politiques et littérairest (181 7j; 6" à la «Revue cncyclopé(li<|ue » (1819); 7** à la tniduclioo des «Chefs-d'œuvre des iliéàtros étrangers» (1821); 8» au «BulletiD des scîrncesB, publ. par le baron de Fénissac (1823 et ann. suiv.); 9° h «rKncyclopédie progressive», dans laquelle on trouve trois articles do M. Guizot, ceux encyclopédie, abrégé et élections ( 1 826); I0« à la • Revue française », reçut il périodique créé par lui en 1828. dont la publication, plusieurs fois interrompue, a été rej rise de 1836a 1839, et en 1844, et il y a donné plusieurs articles, entre autres :De Vétat des âmes (1838)"; — Du ( atholicisme^ du Protestantisme et de la Philosophie en France (juillet 1838); — Delà démocratie dans les sociéiés modernes (1837;, trois articles qui ont été reprodniis dans les « Méditations et Etudes morales o de l'auteur (1851, io-S). Il a partici|)é à la rédaction de Tancien • Journal de l*Empire>, du «Mercure», et a fourni des notices au c Plutarque français >; il a aussi fourni des articles à la a Revue contemporaine« , aiors qu'elle était royaliste; plus tard, il a passé à la c Revue des Deux- Mondes ».