‹ Le quichua est-il une langue aryenne?Chapitre 7 sur 11 · RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ

Arrivé au terme de l'examen phonétique de la langue quichua, je porte mes regards en arrière, et crois pouvoir formuler ainsi les résultats acquis :

1** De l'aveu de M. Lopez lui-même, il n'y a aucune concordance régulière entre les voyelles du quichua et celles de l'aryaque.

2** Malgré ses assertions, il n'y a non plus aucune concordance entre les consonnes du quichua et celles de l'aryaque, l'une quelconque de celles-ci se trouvant indifféremment remplacée, dans son ordre, ou même dans un ordre différent, par l'une quelconque de celles-là.

3^ D'ailleurs la phonétique quichua est inconciliable avec la phonétique aryaque, séparée qu'elle en est par quatre différences fondamentales : loi qui exige que toute consonne initiale soit suivie d'une voyelle ; absence en quichua des momentanées sonores, au nombre de six en aryaque ; multiplicité des gutturalisations ; existence des subexplosives

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aspirées, et surtout des explosives entièrement étrangères à Taryaque.

4"* Enfin, quand bien même les deux systèmes phonétiques seraient identiques, la comparaison des mots ne révèle que quelques coïncidences sans valeur, et les racines les plus usuelles de Taryaque manquent au quichua.

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