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Sirius auilenseless
voyage. S'il n'a pas d'accidents, il sera ici dans une
douzaine de jours.
Monseigneur à fait un voyage très important ; il s'est avancé beaucoup dans l'intérieur du pays, jusqu'aux montagnes du Golfan, où il a ouvert une station ; il a fait une carte du pays, que personne
n'avait encore visité. Après le retour de Sa Grandeur,
je vous écrirai plus longuement. Si Dieu me donne
la santé, je me propose de vous donner des détails sur les mœurs et coutumes des différentes tribus avec lesquelles je suis en rapport. J'ai bien la bonne volonté, mais les forces me manquent; grâce à
Dieu, le courage reste toujours le même.
Vous m'aviez demandé si M. Mazer, missionnaire dans l'Inde, était canadien-français ou irlandais Il me semble que j'ai oublié de répondre à cette question, je vais donc répondre aujourd'hui. M. Mazer est canadien-français, de Montréal, mais il a été élevé aux Etats-Unis, où ses parents avaient émigré lorsqu'il était tout petit. Si j'ai bonne mémoire, il a étudié au collège de Saint-Hyacinthe, une année ou deux. L'était à Mill-Hill depuis une année
lorsque j'y suis arrivé, et nous avons été trois ans
ensemble. Je dois terminer, car les forces me font
défaut ; quand j'ai écrit une heure, je suis épuisé de
fatioue. Je me recommande à vos bonnes et saintes prières; j'en ai tant besoin pour obtenir de Dieu la erâce de remplir fidèlement mes nombreux devoirs, et pour obtenir miséricorde quand il me faudra, peut-être bientôt, me présenter à son redoutable
tribunal.
Croyez bien, cher monsieur, que je ne passe pas un jour sans demander à Dieu qu'ilse charge de ma dette de reconnaissance envers vous, et qu'il nous réunisse dans le beau ciel: ce n'est que là que vous conuaitrez toute la reconnaissance de votre
humble serviteur.
A. BOGCHARD, Ptre, Miss. Apost.
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