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1. Les Voyageurs Canadiens à l’expédition du Soudan. L'auteur, sergent d'hôpital de la Batterie B dont j'ai été l’aumônier durant six ans, a rendu de grands services pendant l'expédition, par ses connaissances pratiques et son habileté à soigner les malades. À son retour d'Egypte, M. Labat fit la campagne du Nord-Ouest. |
Chirurgien-major : T. L. Hubert Neïlson, de la Batterie B.
Il avait fait la première campagne de la Rivière- Rouge en qualité de chirurgien du 2e bataillon des canadiens de Québec.
Capitaine : E Aumond, d'Ottawa, capitaine des Gardes du Gouverneur-Général, employé au département des pêcheries.
Capitaine: McKay, de London, Ontario.
Sergent d'hôpital : Gaston P. Labat.
Dans cette liste des officiers venait inimédiatement après le chirurgien-major, l’aumSnier, qui avait le grade de capitaine et qui s'appelait le R. P.
Bouchard.
On comprend qu'il était pour ainsi dire l'homme nécessaire dans les circonstances,et Lord Lansdowne ne fut pas lent à lui demander ses services. Cela lui fournit occasion de faire ample connaissance avec le missionnaire canadien, et il fut si charmé par sa conversation, qu’il le fit monter bien des fois à la citadelle pour le questionner sur l'Egypte, le Nil, le
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ésert, et pour s'éclairer ainsi des lumières de son
expérience.
Le Pèr: Bouchard n'avait aucune confiance dans cette expédition qui venait comme la moutarde après dîner. Que de fois il m'en parla dans ce sens ! Et il s’en ouvrit clairement auprès du gouverneur et des officiers. D'après lui, Ja seule route à suivre c'était celle de Souakim à Berber, mais à la condition sine qua non de construire un chemin de fer pour traverser l’horrible désert entre ces deux villes. Le projet de remonter le Nil (1) devait prendre trop de temps, offrir de grands dangers, fournir bien des tentations à la duplicité des Egyptiens, etc. Dans tous les cas, il était convaincu qu'il était trop tard, et que Gordon serait trahi par eux et tué, ou livré vivant au Madhi. Sa répugnance était si grande que, d'après moi, le sacrifice qu'il fit en acceptant le titre d'aumônier, fut le plus grand de sa
vie, et je puis en parler avec connaissance de cause,
1. D'après M. Stanley (Dans les ténèbres de l'Afrique), c'était Gordon qui avait indiqué cette route comme la plus praticable, Il venait de la franchir lui-même. Le plan de faire un chemin de fer de Souakim à Berber aurait pris un temps trop considérable, .
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