‹ Le R.P. Bouchard, missionnaire apostolique [microforme]Chapitre 65 sur 68 · ESS · texte numérisé non relu

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Blanche Lermina assure que son pays des Nambias est arrosé par de beaux fleuves et que la végétation v est extraordinairement belle : le citron, le raisin, la banane, la grenade, la tomate, le froment, le sésame, le maïs, les oranges, les fèves, la patate sucrée croissent dans ses campagnes.

On se sert de buffles comme monture, On trouve aussi des bœufs, des moutons, des chèvres, des zèbres, des giraffes, des.autruches, des oiseaux de toutes formes, de toutes grandeurs et de toutes couleurs, mais on n’y connaît ni ânes, ni mulets, ni chameaux, ni dromadaires. En revanche, les éléphants, les lions, les léopards et les sèrpents, etc., y foisonnent. De nombreux Giallabas, qui font la chasse à l’homme, parcourent sans cesse la contrée et.se volent réciproquement leurs esclaves ; aussi vit-on au pays des Nambias dans des craintes continuellés.

La langue maternelle de Blanche s'appelle ismiri-sandi. Cet idiome me semble d’origine sémitique. Il est monosyllabique come le denka-ika et le barika, idiomes parlés par un grue! nombre de tribus situées entre le troisièmé et le douzième degré dé latitude nord. Blanche comprend encore la langue des Den-Kaïka, mais elle ne la parle’ pas. ‘” Elle’a de fréquents entretiens en ismirizandi avec une ancienne esclave, sa compagne de captivité, qu'elle voudrait gagner au catholicisme. Cette esclave est au service d'un, de nos catholiques. d'El- Obeïd.

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Après cette digression géographique et philologique revenons à notre néophyte.

D'une intelligence très ordinaire, elle eut beaucoup de peine à apprendre le catechisme. Mais, du jour où elle fut instruite des vérités de notre sainte religion, elle devint fervente catholique. Elle a pour la très sainte Vierge une dévotion spéciale, et la veille de ses fêtes elle ne prend aucune nourriture.

Son humilité est adm rable : plusieurs fois sa maîftresse l’a invitée à manger le pain des Sœurs, bien inférieur à celui d'Europe, mais préférable au millet, nourriture de l'orphelinat. Blanche a toujours relusé.

“Il ne convient pas, dit-elle, qu’une pauvre esclave, comme moi, mange le pain des Sœurs qui sont libres.

. —** Mais, lui faisait-on observer, du moment que vous

avez reçu le saint Baptême vous êtes libre comme les Sœurs.

‘“ Sans doute, répliquait-elle, je suis libre parce que j'ai eu le bonheur de devenir chrétienne ; mais je suis née paiïenne, et il ne convient pas que je partage la nourriture des Sœurs qui ont toujours été chrétiennes ; pour moi, le pain des noirs suffit et je serai heureuse d’être la servante des bonnes religieuses.”

Parfois son natürel sauvage se trahit encore lorsqu'elle se trouve aux prises avec une difhculté ou que ses com-

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pagnes brisent par maladresse quelque objet confié à sa garde ; elle se trouble, s’irrite et sa colère lui donne l'air d’une bête féroce, Mais bientôt la pensée de Dieu la calme, elle redevient douce et patiente.

Pour les petits nègres et pour les malades, Blanche est d’une charité sans bornes : elle se prive en leur fa veur.

Mais la plus belle vertu qui orne son âme, c'est son agélique pureté. Bien qu'elle ait été témoin, à la maison paternelle et pendant son esclavage, de scènes révol-' tantes, elle n’a rien perdu de sa simplicité et de sa candeur originelle. L’admiration que lui inspirent les religieuses, qui renoncent aux joies de la famille pour se

consacrer tout entières au bonheur de leur prochain, lui a fait concevoir la généreuse pensée de les imiter. Elle a déjà refusé deux fois des propositions de mariage. (sordon-Pacha, ayant reçu des provinces de l'équateur un jeune blanc de la même race que Lermina, conçut aussitôt la pensée de l’unir à son ancienne protégée. Il l'envoya à El-Obeïd et les soldats du gouvernement le conduisirent à la mission ; mais, malgré toutes les ins tances, Blanche ne voulut pas voir son jeune compatriote. Dom Léon Losi, missionnaire de grande expérience, lui offrit un autre parti; elle refusa également. “A l'exemple des Sœurs, elle a choisi, dit-elle, Jésus-Christ pour son unique époux ; elle veut vivre avec les religieuses et rester toute sa vie l’humble servante de ces femmes de Dieu.”

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Puissions-nous, dit en terminant Mgr Comboni, con server de longues années pour notre édification à tous et l'accroissement de notre sainte foi dans l'Afrique centrale, cette vivrge si généreuse et si pure, qui paraît avoir échappé à la malédiction portée contre les fils de Cham ! C’est la fleur la plus brillante, la plus parfumée £t la plus délicate qu’ait jamais produite la mission dela Nigritie.

LETTRE DU REVD PÈRE DESCHENAIS AU REVD PÈRE A. BOUCHARD, Tr

Le Caire, 12 décembre 1883.

Mon Révérend Père,

Les tristes événements q'ii se succèdent au Soudan, vous sont en partie connus. Chaque jour la situation

devient plus grave. On avait, comme vous le savez peutêtre, organisé à Khartoum une armée égytienne sous le commandement du général anglais Hicks. Les plus belles espérances accompagnaient le départ de cette armée desinée à réprimer l'insurrection du Mahdi. Mais de puis plus d'un mois, aucune nouvelle directe n'est parvenue au gouvernement, et les bruits les plus sinist

ne

cessent de circuler au sujet*de ces troupes. Il parait désormais hors de doute, que le général Hicks et tous ses soldats ont disparu, surpris peut-être et massacrés par les bandes plus nomibreuses qui suivent le Mahdi La popuiation musulmane du Soudan, surexcitée par le succès du faux prophète, se soulève partout. La route de Souakim à Berber est occupée pas les rebelles qui y ont e\terminé, il y a quelques jours, l'élite des troupes égyptiennes. Le Sennaar et, parait-il, certains poir: Au territoire en deça du confluent des deux Nils, sont au pouvoir du Mahdi. Non seulement il n’y a plus rien à tenter pour la délivrance de nos prisonniers du Kordofan, mais notre dernière station de Khartoum elle-même est compromise dans son existence. Il est, en effet, impossible. de se faire illusion ; et l’on s'attend d’un jour à l’autre à rcevoir la nouvelle que Khartoum appartient aux insurgés.

Dans ces circonstances douloureuses, Mgr Sogaro a dû pourvoir à la sécurité de nos chrétiens de Khartoum. Après avoir consulté les consuls de France et d’Autriche,.il a pris des mesures énergiques pour la retraite de nos missionnaires. Avec l'appui du gouvernement, il a fait mettre à leur disposition des barques et des chameaux, et leur a télégraphié de prendre la voie du Ni: et de Korosko, la route de Souakim étant fermée. Malheureusement,, trompés par les bruits habilement semés dans. le. Soudan, nos confrères ont cru à l'absence de grand péril ;:et leur départ, malgré les dépèches pressantes et réitérées de Mgr Sogaro, s'est trouvé retardé de quinze jours.

Il parait ; et tous 1assacrés ahdi La e par le La route les qui y s troupes poir: Au sont au lus rien à lu Kordoelle-même effet, im- ’un jour à ppartient

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Is sont partis seuiement hier, comme nous l'a annoncé un télégramme reçu le soir. Au lieu du bateau à vapeur que Mgr Sogaro avait obtenu, il y a deux semaines, ils n’ont plus, à l'heure actuelle, que des barques pour, descendre le fleuve jusqu’à Berber, Les rives du Nil. au, moins à gauche, ne sont pas sûres ; et nos chers voyageurs ne seront peut-être pas hors de danger avant une vingtaine de jours.

Tout le personnel de la mission accompagne naturellement les RR. PP. Henriot et Vincentini. C’est une ca-' ravane d’une centaine de personnes. è

Nous possédons, vous le savez, une maison, près de la: première cataracte, dans la Haute-Egypte. C'est là que Mgr Sogaro a décidé d'installer la mission exilée del Khartoum. : Il est inutile de vous décrire les difficultés! effrayantes de la situation actuelle. Vous connaissez l'Afrique Centrale et la mission ;,et mieux que tout autre, vous pouvez juger la gravité de la crise que nous

traversons. \

Mais, quelle que soit l'épreuve, Mgr Sogaro ne perd ni le courage ni la confiance. Plus l’œuvre de Dieu rencontre d'obstacles devant elle, plus il faut que les oùvriers apostoliques lèvent haut et tiennent fermement la croix qu'ils ont mission de planter au cœur de l'Afrique: Mgr Sogaro est donc fortement résolu de né pas reculer devant tant de difficultés croissantes et de maintenir, malgré tout, la mission de l'Afrique Centrale.

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Et c’est pourquoi, en vous remerciant de la propagande si zélée et si fructueuse que vous avez inaugurée au Canada, Mgr Sogaro vous prie de vouloir bien continuer cette œuvre si excellente, Plus nos charges augmentent, plus les secours extraordinaires deviennent urgents. Votre dévouement à la mission de l'Afrique Centrale et l’activité de votre zèle sont une grande con solution pour le cœur de Monseigneur ; et il espère que nos malheurs, loin de diminuer le succès de vos efforts, seront au contraire le plus puissant argument pour émouvoir la charité des chrétiens du Canada ; toute la reconnaissance et les prières des missionnaires vous accompagnent dans votre labeur si apostolique.

Espérons et gardons notre confiance dans le Seigneur. les souffrances sont grandes, mais notre vocation est plus grande encore ; et nous tiendrons jusqu’au bout notre bannière sacrée, en restant fidèles au cri traditionnel : ‘ La Nigritie ou la mort ! ”

Veuillez agréer, mon Révérend Pére, l'expression de mes sentiments respectueux et dévoués.

Votre humble serviteur en N.S.

RENÉ LEMONANT DESCHENAIS, Miss. Apost. de l'Afrique Centrale.

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LETTRE DE MGR FRANÇOIS SOGARO, VICAIRE APOSTOLIQUE DE L’AFRIQUE CENTRALE, AU RÉV. PÈRE A.

Mon vénéré et bien-aimé confrère,

Le moment est venu où nous devons dire avec l’homme de la patience : même s’il me tuait, j’espèrerai en lui : Etiasmsi occiderit me in ipso sperabo. (Job. xii, 15.) Le moment est venu d’imiter le grand patriarche Abraham, qui comme dit S. Paul, crut dans l'espérance contre toute espérance : contra spem in spem credidit. (ROM, IV, 18.) Votre chère lettre m'a trouvé les larmes aux yeux et au moment où je donnais le dernier adieu à notre station chérie de Schellal. Je me’ .igeais en toute hâte à la recherche d’un abri pour nos pauvres fuyards. Depuis la fête de Noël jusqu’à ce moment-là, par un travail continuel de nos frères, d’une cinquantaine d'ouvriers arabes et de nos nègres, nous avons restauré l’ancienne mais des missionnaires et bâti nouvellement l’école des garçons, la maison des sœurs et des négresses. Plusieurs des principaux seigneurs d’Assouan nous avaient déjà adressé des demandes d'admission pour leurs enfants, et nous avons dû même faire une exception pour le fils du gouverneur (Mamour) qui, avant que notre école fût terminée, a désiré venir dans notre maison pour apprendre le

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français. Notre maison possède là un vaste terrain mais rendu infructueux faute d’eau. C’est pour cela que j'ai fait venir de Paris deux saghies en fer (la saghie est un instrument en usage en Egypte et en Afrique pour arroser le terrain). Entre temps, nos nègres mariés s’occupaient à bâtir leurs propres cases et le bon Dieu répandait largement ses bénédictions sur nos pauvres noirs. Oh ! qu'il était beau de voir ces pauvres fils de la rédemption prendre part tous les jours aux prières du matin et du soir ! Qu'il était ravissant de les voir, surtout les jours de fêtes, assister à la sainte messe, s'approcher avec recueillernent des saints sacrements, écouter avec une indicible avidité la parole de Dieu. Il ne nous restait plus qu'à construire l’église et déjà tout était préparé, les pierres, le bois, le fer ; une main d'œuvre seulement nous attendait. Nos yeux étaient continuellement dirigés vers le Caire pour voir si nous pouvions être assurés contre les assauts des adhérents du Madhi. Nous attendions qu'on reraiplirait cette solennelle promesse proclamée par tous les journaux, qu'on défendrait l’Egypte depuis Ouadi-Halfa et Korosko, lorsque, tout à l'imprévue, vinrent retentir les menaces des insurgés, qui n'étaient plus qu'à peu de journées de nos habitations. C'est alors que j'ai cru de mon devoir d'enlever tout de suite notre station, faisant partir les uns sur un bateau à vapeur, que le gouvernement mettait gratuitement à notre disposition, les autres sur un dahabia (grande barque avec des cabines capables de contenir 50 personnes) ; mais tous s’en allérent sans avoir d'autre point d'appui que la divine Providence. Moi,je les avais précédés d’un

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ces pauvres nègres,

que, pour la moitié de Ja Caravane, c’est-à personnes, 2 prêtres et 2 frères, mier jour, un endroit où je Puis les placer. C’est à Monifallut, à ro heures du Chemin de fer sud du Ca

ire, sur une propriété de M. Halin Bey Ghali,

Qui appartient à $ S plus nobles familles Coptes

d'Egypte. Pour CEUX Qui viennent avec le dahabia, ;

ns la vieille église des Ma-

OnC sauvée du naufrage :

ail pour Subvenir à tant de besoins ! Nous aurions pu, il est Vrai, éviter tout cela en ne songeant qu’à nous Sauver nous-

les pauvres nègres à leur triste sort. Mais, mon Dieu,

si lon songe que notre petite et Pauvre chrétienté est Je fr

de sacrifices et le pri ;

ette petite chrétienté arrosée de la a nous donner sous peu de préfonder de nouvelles stations ! Et Ssionnaire, témoin oculaire du sort lui qui a CONSacré sa vie et juré même de Verser Son sang, s’il le fallait, pour rom.

pre leur joug et briser leurs Chaînes ; COMMent pourrait-

il délaisser et EXPOSer à retomber infailliblement dans le double esclavage de l'âme et du COrps, ces enfants admis déjà à Participer à Ja liberté du Christ ? No, son

cœur, sa vocation et surtout sa foi ne le lui p:rmaettront

jamais !

Après tout cela, vous voyez donc, très cher frère, que la mission est d2 plus en plus éprouvée, et que les besoins pécuniaires augmentent chaque jour. J'ai la pleine confiance que vous continuerez votre charitable coopération et redoublerez de zèle pour ces malheureux descendants de Cham,surtout pendant le peu de temps que vous serez,

je pense, encore parmi le peuple canadien, qui s’est montré toujours si généreux en faveur d2 notre mission. Je dis pendant le peu de temps, parce que je suis d'avis qu'il sera bien que vous veniez ici pour l'automne prochain, car c’est alors qu'aura lieu la campagne des An glais contre les rebelles, et comme vous savez bien l'an glais, vous pouvez être très utile. D'un autre côté, comme vous avez beaucoup souffert du froid pendant l'hiver dernier, vous pourrez le passer ici et rétablir votre santé. Cependant je me réserve d2 vous écrire une autre lettre, dans laquelle je vous parlerai avec plus de précision sur ce sujet.

Quant à nos prisonniers, 1l y a environ deux mois que nous n’en savons plus rien de certain : les uns racontent qu'ils sont massacrés, les autres disent qu'ils vivent encore. J'espère cependant recevoir quelques renseignements d’une lettre que j'aienvoyée au Mahdi, le rer avril ; si je reçois quelque nouvelle, je vous l'écrirai dans la suite.

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Je vous Présente les salutations affectueuses au nom de tous.

Votre très dévoué confrère en J. CL, FRANçÇoIs SOGARO, Vic. A Postolique de / Afrique Centrale.

re,

LETIRE DU GENERAL WOLsELEy

LES BATELIERS CANADIENS Nous sommes heureux du beau témoignage que Île ge. héral] Wolseley rend aux bateliers Canadiens, qui Ont pris Part à la Campagne d'Egypte. Voici la lettre que le gé. néral envoie au ÉOuverneur du Canada. C’est un document précieux qui fait honneur à nos COMpatriotes :

Le Caire, 13 avril 188.

Au SOUVerneur-généra] du Canada, le Marquis de Lansdowne.

MiLor D,

Les Voyageurs Canadiens attachés à Ja Campagne d'Egypte sont tous retournés au Canada. Je tiens à cœur d'exprime, à Votre Excellence 1a haute Ppréciation que

j'ai faite de leurs services et de l’aide qu'ils ont rendue à l'expéditin:

À de rares ECEPtIONs, ils ont prouvé leur Parfaite

compétence comme bateliers. Ils ont travaillé admirablement bien et ont enduré les fatigues de cette rude campagne sans proférer un seul murmure de mécontentement. En plusieurs occasions, ils ont déployé non seulement beaucoup d'adresse, mais aussi beaucoup de courage dans la navigation du Nil, à la fois difficile et dangereuse.

J'éprouve un vif regret de ce que, dans l'exécution de leur tâche, quelques-uns d’entre eux aient été victimes des difficultés qu'ils avaient à vaincre.

Les officiers, le colonel Deniscn en particulier, ont fait preuve de beaucoup d'énergie et de bonne volonté ; leurs services ont été de grande valeur.

Qu'il me soit permis de demander à Votre Excellence de communiquer cette lettre aux officiers et à tous les autres membres du détachement des voyageurs canadiens, de même qu'aux autorités canadiennes.

Certains journaux ont publié des rapports mal fondés, allant à dire que les services des bateliers canadiens avaieri produit des résultats fâcheux.

Je désire enregistrer non seulement mon opinion, mais aussi celle de tous les officiers mêlés à la direction des

troupes, et qui tous s'accordent à dire que les services des voyageurs canadiens ont été de la plus grande valeur, que de plus, leur conduite a été excellente, Ils se sont fait une haute réputation parmi les troupes engagées sur le Nil

é admira- ‘ette rude nécontené non seuip de coule et dan-

cution de victimes

ulier, ont volonté ;

xcellence \ tous les IrS Cana-

1 fondés, anadiens

ion, mais tion des services e valeur, s se sont gées sur

a été le compagnon du R. P. Bouchard.

par le Mahdi, il ne s'échappa qu'après d tivité. Il porte le Costume des missionn celui, par conséquent, du R. P. Boucha

nn eennii nn nane ne mr ES ee eo COR mt

Ces dernières ont éprouvé une vive s voir des Canadiens prendre p ser avec elles les priv pagne.

atisfaction de art à l'expédition et partaations et les dangers de la cam:

La présence de Canadiens anglais, écossais et irlanda mière les liens qui unisse grand empire.

au moment où ies soldats is étaient réunis, met en lunt toutes les parties de notre

En terminant, je tiens à exprimer à Votre Excellence, personnellement, mes sincères remerciements pour la peine qu'Elle s'est donnée dans le récrutement de ces

Voyageurs et dans les arrangements auxquels il a donné lieu.

J'ai l'honneur d’être, etc.

WOLSELEY, Général

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NOTES SUR LES GRAVURES 1. Portrait du R. P. Bouchard, Portrait de Mgr Comboni.

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