‹ Le Rajah [microforme]Chapitre 4 sur 11 · UN ETUDIANT · texte numérisé non relu

UN ETUDIANT

Nos ancêtres buvaient du vin.

Et nous, nous buv ons de la bière.

Lequel des deux est le plus fin, Du petit-fils où du granc-1 À

pr

Je ne vois qu'un point, quant à moi, En cette affaire peu nouvelle :

L'un comme l’autre, quand il boit, Va jusqu’au fond de son écuelle.

CHOEUR reprise

Papa m'a dit, etc.

No 3 CHOEUR DES ITALIENS

Ah ! quelle nuit d'azur et de lumière | On dirait que les dieux Font ce soir radieux Pour mettre à l'âme un souffle de mystère !

Le pâle flambeau luit, Chantons la belle nuit Qui doucement enveloppe la terre.

Du jour les mille bruits

Se sont évanouis ;

Tout n’est plus que silence,

On sent un calme immense.

Mais cette heure s'enfuit Rapide ;

HÂtons-nous de chanter la nuit Limpide !

Reprise : Ah ! quelle nuit, etc., etc.

CHOEUR Son altesse n’est pas polie, etc.

No 4 PANACHOUX

ler Couplet

Je venais de quitter le train,

Je m'en allais, mon sac d'un’ main,

Et j'tenais soigneus' ment dans EIRE po Ca, c'est mon affaire, pas la votre.

Je m'haladais avec mon sac

Tranquill'ment, quant tout à coup, crac | J'm'aperçois qu'on tir’ l'autre affaire...

N'essayez pas, j'en fais mystère.

Je pars, rapid’ comme un éclair,

Je bondis à travers la foule,

Je m'élance, je saute en l'air,

Je cours, je gliss’, je tomb’, je roule. Mais j'fais un inutile effort :

L'voleur était hors de portée.

Il est probabl' qu'il court encor

Avec la chos’ qu’il m’a chipée.

Refrain On devrait bien rester chez soi, Quand on est dans de tell’s déveines.

Chez nous, tout est tranquille, et savez-vous pourquoi Parc’ qu'y a d’la police à Varennes !

(Le choeur reprend le refrain) Ile Couplet

Un polic'man avait tout vu ;

Je m'dis : Vlà ma planch' de salut !

Ah ! j'en sais d'bell's sur votr’ police...

C'est aux voyous qu'elle est propice.

Je lui fais un signe un peu vif,

Je r'çois un coup d’poing sur le pif.

Puis je sens qu'on m'ôt’ l'autre affaire...

Ne cherchez pas, j'en fais mystère.

Je l'hèle, il m'dit : Cré nom d’un nom,

Tu n’vois donc pas qu'on r’morque un prince Tu dérang’s tout’ la procession ;

Ne braill’ pas trop, ou ben j'te pince.

Pendant c'temps-là, mon autr’ sac....sic— Prenait tout bonn’ment la tangente.

C'est écoeurant, en plein public,

De m'prendre un sac qui v'nait d'ma tante.

Refrain.—On devrait bien rester chez soi, etc. (Le choeur reprend le refrain.) Nos Bloffard.—Le journalisme mène à tout Choeur.—Mène à tout (ter) Bloffard.—Au jeu des affair's c'est l'atout

>urquoi ?

1, n prince ?

tante.

FE

Choeur.—C'est l'atout (ter) Bloffard.—Le journal pontifie, il pose, Ï1 s'fourr' le nez un peu partout, Et surtout, Choeur.—Et surtout 3loffard.—KEt surtout,

Sauf pour le besoin d'une cause, 11 distribue à forte dose L'encens et l'eau de rose....

Et c'est ainsi qu'il mène à tout.

ler Couplet

Veut-on se j'ter dans la bataiile, Démolir un gouvernement,

Mettre un ennemi sur la paille Pour entrer dans son fourniment, On s'improvise journaliste,

On n'écrit que pour se mousser.

Tout d'suit”, ça vous met sur la liste Des gens dont on n'peut se passer.

Ile Couplet Bloffard.—ÆEn politique, pas d'amour.

Choeur.—Pas d'amour, Bloffard.—11 faut faire du bluff chaque jour Choeur.—Chaque jour Soit au pouvoir, soit dans les glaces Où languit l'opposition, Du peuple on n'a les bonnes grâces Qu'en flattant ce faux bon garçon.

De compliments on vous le crible, On lui dresse des piédestaux....

Mais tout ça serait impossible, Si nous n'avions pas les journaux.

Ile Couplet Bloffard.—Mais parfois ça tourne autrement.

Choeur.—Autrement.

Bloffard.—EÆt l'roman finit tristement.

Choeur.—Tristement Pour un innocent coup d'épingle,

Un chatouilleux nrend l'mors aux den Dans des “tribun's libr's”, il vous cing Puis prend des moyens plus violents :

Il met les huissiers sur la route, Vous habill’ de papier timbré, Jusqu'à ce que, en plein’ déroute, Vous méditiez ce mot si vrai :

Le choeur reprend le refain.

No 6 CHOEUR

Enfin, enfin, c'est le rajah, On entend les clairons par là C'est le rajah, c’est le rajah, On entend les clairons par là C'est le rajah, Par là, C’est le rajah, Par là.

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